Pur sang, la légende de Seabiscuit

Pur sang, la légende de Seabiscuit
Film américain. 2003. 2h20.
Sortie :8 Octobre 2003
Réalisateur :Gary Ross
Avec : Tobey Maguire (Ice storm, Spiderman, Chevauchée avec le diable), Jeff Bridges (Fisher King, Big Lebowski, Arlington road), Chris Cooper (Fous d'Irène, Syriana, Truman Capote)
Genre :Comédie dramatique
Histoire :En 1936, alors que l'Amérique ressent encore les effets de la Grande Dépression, Charles Howard, un vendeur de bicyclettes qui a fait fortune, achète un étalon hargneux, aigri et sauvage, laissé pour compte. Il le confie à un entraîneur quasi mutique et à un jockey borgne, une étoile déchue.
Ce trio insolite va métamorphoser le tocard Seabiscuit en un fabuleux champion. Des centaines de milliers d'Américains vont suivre passionnément ses victoires. Les champs de courses sont envahis, la radio retransmet en direct les grands prix, les journaux en font leur une...
Seabiscuit devient l'une des plus fascinantes icônes de l 'histoire américaine. Il n'est plus seulement un cheval de légende mais incarne également, au coeur de la tourmente économique, la revanche de tous ceux qui ne devaient
pas gagner.
Mon avis :7,5/10. La légende de Seabiscuit a tout de l'American Dream, dont Hollywood au fil des années à finit par en faire un genre tant les productions où l'on retrouve le thème du self made man ou de l'American Dream sont nombreuses. Ainsi Seabiscuit use de tout les codes du genre, remplit de bons sentiments, de pensés optimistes et même moralisateur sur les bords, osant un parallèle osé avec l'Histoire des Etats-Unis et notamment du crack boursier de 1929 qui plongea le pays dans une crise économique et sociale avant que le peuple ensemble ne s'en relève au fil des années et surtout grâce à la guerre, il faut bien le dire. Et pourtant le film ne bascule jamais dans la niaserie ou dans le lourdingue malgré le fait qu'il s'avère être un divertissement hollywoodien comme un autre, mélangeant agréablement et efficacement, histoire sportive, histoire humaine et histoire des Etats-Unis. Narrativement, le tout est vraiment bien construit et bien calibré, et l'insistance sur les différentes étapes historiques des USA durant la décennie 29/39, s'avère quasi didactique, avec l'intervention d'un narrateur et d'images d'archives, pour un public visé assez jeune auquel le film serait pour eux plus qu'un divertissement, un véritable cours d'histoire.
Le schéma narratif quant à lui est assez simple pour le personnage principal Ren Pollard, avec d'abord l'enfance et les débuts de jockey (avec en parallèle une carrière de boxeur) pauvre et calamiteux, suivit de la rencontre avec son cheval Seabiscuit, son entraineur Tom Smith et son manager Charles Howard, tout trois agents de sa gloire, avant l'inévitable accident qui vont lui faire découvrir les véritables valeures de la vie qui sera conclut par un incroyable retour inéspéré et victorieux, nourrit par sa tragique expréience. Le trio de personnages atypiques, au même titre que le schéma narratif, rentre donc dans cette optique de l'histoire de l'American Dream. Ce trio est composé du jockey, borgne et au physique inadapté, de l'entraineur, mis à l'écart depuis un moment du circuit, et du manager, qui a connu la fortune subitement et qui n'y connait pas grand chose en chevaux, auquel on peut ajouter biensur le cheval, aux énormes potentiels mais battu dans sa jeunesse. Au final malgré sa structure archétypal, le film reste d'une excellente facture notamment grâce à la force de tout les interprètes, Tobey Maguire, Jeff Bridges ou Chris Cooper, avec en prime l'apparition sympatique de William H. Macy en commentateur radio délirant faisant tout ces jingles manuellement. Si ces interprètes donnent du crédit à cette histoire humaniste, on peut également mettre en avant le talent de Gary Ross, le réalisateur qui a su parfaitement retranscrire la réalité historique de l'époque à travers ces décors ou voitures, tout en montrant un véritable talent dans la mise en scène, notamment lors des courses hippiques qui s'avèrent bien plus stimulantes que le Quinté/Quarté +, grâce à de magnifiques travellings, caméras embarqués et autres ralentis magnifiés par une très belle palette de couleurs.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:47
Modifié le lundi 05 mars 2007 08:03

Légendes d'Automne

Légendes d'Automne
Film américain. 1994. 2h13.
Sortie :5 Avril 1995
Réalisateur :Edward Zwick
Avec : Anthony Hopkins (Bobby, Elephant Man, Bounty), Brad Pitt (True romance, Ocean's eleven, Fight Club), Aidan Quinn (Frankenstein, Premonitions, Mission)
Genre :Western, Drame
Histoire :Dans le Montana, au début du 20e siècle, alors que le premier grand conflit mondial couve, le destin mouvementé de trois frères et de leur père.
Mon avis :5/10. Adulé par les spectateurs, au point d'avoir atteint le rang de film culte pour bon nombre d'entre eux, Légendes d'Automne s'avère pourtant être une bien grande déception, un film sans grand interêt, long, ennuyeux, déjà vue et à la facheuse tendance de tourner vers le larmoyant et le pathétique pour attirer la compassion du spectateur. Si certains y ont vus une des plus belle romance du cinéma, d'autres n'y verront qu'une histoire déjà abordé de trois frères se disputant tour à tour une seule femme sans que l'un d'entre eux ne l'ait à lui seul au final, avec son lot de chances perdus et d'amours disparus. Autant que cette situation, contribue à elle seule la chute du film dans le pathos le plus dégoulinant. La mort de plusieurs personnages principaux ne semble être là que dans le but de tirer inéxorablement les larmes du spectateur. Pourtant l'idée de départ de nous proposer l'épopée d'une famille américaine, vivant reclut dans son ranch entouré d'une communautée d'indiens, du début du XXe siècle semblait être un bonne idée. Mais on est forcé de constater que le prétexte de l'épopée n'est là que pour appuyer ce mélodrame tournant essentiellement autour de l'amour des trois frères pour cette jeune femme Susannah, c'est en tout cas sur ce sujet que le narrateur insiste dans sa lecture de lettres qui ponctue le film.
Cette émotion totalement pré-fabriqué, "nian-niante" et usé jusqu'à la moëlle d'un bout à l'autre du film, est tant bien que mal sauvergadé, partiellement en tout cas, par la présence d'acteurs aguerris qui fleurtent fréquemment avec le surjeu sans jamais réellement tomber dans le ridicule. Brad Pitt, toujours attaché à son image de jeune premier romantico-rebelle, qui lui colle à la peau dans son début de carrière, est celui qui tombe le plus dans le cliché notamment dans ces scènes avec Julia Ormond elle aussi peu convaincante. Heureuseument pour eux, Aidan Quinn et Anthony Hopkins sont là pour relever le niveau, du fait certainement qu'ils n'aient pas à jouer la romance mais qui se comporte bien dans les intrigues secondaires. Si le casting nous pousse à espérer, il n'en est rien en revanche de la réalisation Edward Zwick, réellement sans saveur, qui nous offre certes de jolis paysages de temps à autre, mais dont la mise en scène est partculièrement avec en point d'orgue les scènes se déroulant durant la première guerre mondiale qui sont toutes, sans exceptions d'une inquiétante faiblesse au vue du budget et de l'époque. Côté ambiance, Zwick, enfonce un peu plus le spectateur dans l'ennui par la lenteur de son film, par le recours fréquent aux ralentis et par sa bande son lancinante qui use et abuse des violons, eux aussi là pour nous tirer les larmes. Mais malgré toutes leurs tentatives, l'excès de pathos et l'accumulation des clichés pour attirer la compassion du spectateur, ne devraient humidifier que très peu de pupilles, sauf celles des amateurs de bluettes dégoulinantes.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:50
Modifié le mardi 06 mars 2007 07:28

L"homme qui murmurait à l'oreille des chevaux

L"homme qui murmurait à l'oreille des chevaux
Film américain. 1998. 2h40.
Sortie :2 Septembre 1998
Réalisateur :Robert Redford
Avec : Robert Redford (Spy game, Une vie inachevée, Le dernier chateau), Kristin Scott Thomas (Gosford Park, Arsène Lupin, Ne le dis à personne), Scarlett Johnason ( Scoop, Le dahlia noir, Le prestige)
Genre :Comédie dramatique
Histoire :Profondement marquée par un accident qui a couté la vie à sa meilleure amie et causé d'irréparables lésions à son cheval, Grace MacLean, jeune fille de quatorze ans, vit repliée sur elle-même renonçant à lutter contre l'infirmité. Sa mère, Annie, refuse de s'avouer vaincue. Fermement décidée à sauver à la fois sa fille et l'animal, dont les destins sont liés, elle se lance à la recherche d'un dompteur de chevaux capable de guérir l'animal de sa peur. Elle retrouve ainsi au coeur du Montana la piste d'un légendaire "Horse Whisperer", spécialiste du dressage par la douceur...
Mon avis :8/10. A l'instar d'un Eastwood, Robert Redford a le don de transformer un mélo classique bancal, près à chaque instant à sombrer dans le pathos larmoyant, en une belle histoire simple et fédératrice emballée elle même dans de très jolis papiers cadeaux. L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux en est la parfaite illustration. L'opposition entre la modernité de la ville et la campagne traditionaliste, qui prend ici les traits d'une romance à priori impossible entre un vieux cow-boy, bléssé par la mort de sa femme et qui trouve son réconfort auprès des chevaux, et une directrice de magazine new-yorkaise, mariée à un avocat, avait en effet de quoi être un thème plutôt bancal tant il s'avère déjà vu et traité sous tout les coutures ou presque. En effet Robert Redford n'avait jamais abordé ce thème de manière si central, et il a su imposer sa patte sur cette histoire pour la transformer en une très belle ôde à l'amour, à la nature, à l'être humain, qui même si parfois s'en approche ne tombe jamais dans le pathétique. Plus que jamais le retour à la nature s'avère essentielle pour ces personnages mais pour le cheval, chacun d'entre eux se retrouvant et se reformant dans les toujours aussi sublimes montagnes et prairies du Montana que Redford apprécie tant.
The horse whisperer est donc est un mélo qui n'en fait pas des tonnes, qui s'avère pudique bien que classique et traditionelle dans son évolution et dans son traitement. Redford utilise les non-dits de ces personnages auquel il supplait par la beauté de ces paysages envoutants, pour attendrir son spectateur, plutôt que par l'utilisation de litres de larmes juste bon à apitoyer le spectateur sur le sort des personnages. Puis malgré tout il y a un aspect social évident dans les différentes histoires de Redford au delà de ces messages de paix et d'amour, puisqu'il décrit ici la difficile voire l'impossible cohabitation entre la modernité et le monde naturel, animal, mais aussi la force de la contrainte sociale qui pèse sur les personnages guidés par des devoirs professionellles et familiaux forts. Si le scénario est classique et sans grand éclat, c'est donc plutôt sur la force des personnages et de leurs interprètes que l'on peut compter. Robert Redford himself, en cow-boy mélancolique et veuf cherchant enfin la sérénité au près des bêtes dans son ranch, donne à merveille la répllique à Kristin Scott Thomas, au fond de laquellle on trouve une grande tristesse et de grands regrets malgré une carrière professionelle irréprochable. Ceci étant biensur sans parler de la toute jeune Scarlett Johanson qui même si elle ne s'avère pas encore à la hauteur de ces deux alters-egos adultes, tient parfaitement son rôle de jeune fille bléssée aussi bien physiquement que psychologiquement par son terrible accident de cheval et qui ne trouvera son réconfort non pas près de sa famille mais avec une nouvelle vie au plus proche de la Nature dans laquelle elle va se reconstruire en même temps que son cheval.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:53
Modifié le mardi 20 mars 2007 13:06

Et au milieu coule une rivière

Et au milieu coule une rivière
Film américain. 1992. 2h03.
Sortie :20 Janvier 1993
Réalisateur :Robert Redford
Avec : Brad Pitt (Entretien avec un vampire, Kalifornia, Seven), Craig Sheffer (Frères Scott), Tom Skerritt (Contact, Les larmes du soleil, Alien)
Genre :Drame, Biopic
Histoire :L'histoire de deux frères, Norman et Paul Maclean, élevés au début du siècle sous le signe de la religion presbytérienne et de la pêche à la mouche, deux disciplines d'une égale rigueur qui façonneront leur vision du monde.
Mon avis :7/10. Pour sa troisième réalisation, Robert Redford revient dans des grands espaces naturels qu'il affectionne tout particulièrement; des espaces qu'il a cotoyé durant sa carrière d'acteur et ces différents rôles dans des westerns ("Butch Cassidy et The kid", "Willy Boy",..), et qu'il retrouvera quelques années plus tard derrière la caméra dans "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" ou "La légende de Bagger Vance". "Et au milieu coule la rivière" est d'ailleurs dans la veine de ces deux derniers, plus encore il pose les bases de ces deux films et du style Redford derrière la caméra, où humanisme et ôde à la nature se rejoignent toujours. A la manière d'un Eastwood, Redford reste toujours très sobre dans ses histoires, malgré l'aspect dramatique que celles-ci peuvent prendre à certains moments. Il évite toujours le piège du larmoyant et du pathos à outrance en intégrant à quelques reprises, si ce n'est de l'humour, des passages plus légers qui rendent le film comestible. Ici il met en scène l'histoire vraie de Norman Maclean tiré de son autobiographie et qui reste très fidèle au roman étant donné que ce dernier s'est attribué le poste de superviseur sur le film. Il conte avec sincerité et humilité l'histoire de jeunes hommes élevés au début du siècle au coeur des Etats-Unis dans la campagne du Montana, élevé par leur père pasteur sans passer par l'école et qui connaitront deux destins différents à défauts d'être totalement opposés.
Les parties de pêche à la mouche semblent être le fil rouge du film, d'où cette volonté de Redford d'insister sur la retranscription de la pêche qu'il embellit à chaque fois et qu'il intègre à merveille à ces paysages du Montana, d'autant plus que la photographie met parfaitement en valeur ces paysages vierges et bucoliques typiques de la campagne étasunienne. Cette ôde à la nature s'inscrit dans la droite lignée du film nourrit par les valeurs humaines qui y sont véhiculés et que l'ont sait cher au cinéaste. Outre cet amour pour la nature, on retrouve ce respect pour la famille et pour l'éducation et l'autorité paternel, qui relègue il est vrai un peu la mère au second plan. Malgré toutes ces valeurs religieuses nobles qui sont inculqués aux deux frères, on s'aperçoit bien que cela n'empêche pas l'un d'entre eux de s'attirer des ennuis par le vice du jeu qui le ménera à sa mort. Cet aspect dramatique s'avère d'ailleurs bizzarement en retrait et à tendance à surprendre le spectateur quand il arrive. En effet ce qui est mis en avant dans ce film ce sont les relations humaines et les interactions familiales, que ce soit père/fils ou fraternel. Et comme souvent dans ces cas là, pour que la sauce prenne parfaitement, il faut de bons interpètes ce qui est totalement le cas ici. D'abord Tom Skeritt, en père sévère mais aimant voulant le bien de ces fils grâce à son éducation religieuse est étonnant de charisme, puis Craig Sheffer, en frère protecteur et sensible nous fait regretter qu'il n'est pas eu une plus grande carrière cinématographique, alors qu'enfin Brad Pitt, en journaliste virtuose de la pêche mais ayant un penchant pour le jeu et la débauche, lui réalise sa première grande performance dans un rôle plus complexe que ce qu'on lui offre à l'époque (des personnages romantiques, rebelles mais caricaturaux).

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:56
Modifié le dimanche 11 mars 2007 13:43

L'oeuvre de Dieu, la part du diable

L'oeuvre de Dieu, la part du diable
Film américain. 1999. 2h11.
Sortie :22 Mars 2000
Réalisateur :Lasse Hallstrom
Avec : Tobey Maguire (Spiderman, The good german, Ice Storm), Charlize Theron (Josey Aimes, Monster, Aeonflux), Delroy Lindo (Crooklyn, Malcolm X, Clockers)
Genre :Comédie dramatique
Histoire :A l'orphelinat de Saint-Cloud, dans le Maine, le docteur Wilbur Larch, un être plutot excentrique et attachant, se charge de réaliser "l'oeuvre de Dieu" en mettant au monde des enfants non désirés, mais ne néglige pas "la part du diable", puisqu'il lui arrive d'interrompre illegalement certaines grossesses. Des liens de père et fils vont se tisser entre lui et le jeune Homer Wells, un orphelin réfractaire à l'adoption, désireux de partir à la découverte du monde.
Mon avis :6,5/10. Le suèdois Lasse Hallstrom, connu pour Gilbert Grappe ou Le chocolat, s'est décidé ici d'adapter le roman d'un auteur à succès américain, "L'oeuvre de Dieu et la part du diable" de John Irving, qui a connu déjà deux adaptations cinéma de ces romans dans les années 80 ("Le monde selon Grap" et L'hotel New Hampshire"). Irving s'est ici occupé lui même de l'adaptation scénaristique, pour plus de fidélité à l'oeuvre originale et pour plus y retranscrire son style que Hallstrom trouve très proche de son univers. Le roman qui était déjà très académique, et qui suivait strictement les règles narratives scolaires, donne sans surprise un film lui aussi très classique, sans grande originalité mais toutefois plaisant à suivre. Contrairement à ce que veut bien dire Hallstrom son oeuvre prend largement la voie du mélodrame plutôt que celle de l'humour, qui est ici distillé de manière froide et légère, nous donnant au final un film humaniste pas toujours très rythmé et remplit de pathos. Si la partie propre à l'orphelinat s'avère réellement touchante, à la fois pleine de vie et de compassion, grâce notamment à la très bonnes partitions des jeunes interprètes, la seconde partie traitant de sujets plus grave tel que l'inceste, l'avortement, la précarité ou l'adultère, est elle moins réussit dans son ensemble, souvent inégale, tantôt trop appuyée tantôt pas assez fouillée.
Ainsi le plaisir que l'on trouve à regarder le film dans sa première partie s'estompe peu à peu, la monotonie du propos et de l'action se faisant de plus en plus sentir de même qu'un côté larmoyant de plus en plus présent, jusqu'à un final qui n'en finit plus. Si les bons sentiments sont distillés de manière intelligente dans la partie de l'orphelinat, ils s'avèrent beaucoup plus lourd dans la seconde partie et dans le final, où on nous expose l'émancipation du jeune héros, jusque là cantonné à sa vie dans l'orphelinat, qui ressemble à du Forrest Gump sans la poésie et la magie. De plus dans cette partie, la duplicité des personnages ne permet pas un réel appronfondissement de leur psychologie notament concernant celui tenu par Charlize Theron, qui oscille entre deux eaux d'autant plus que sa performance est mitigé, ou concernant la relation père/fille incestueuse entre Delroy Lindo et Erykah Badu est plus qu'ambigue et trop en relief pour faire monter de quelconques sentiments, ou encore pour ce qui est des patrons de la ferme et leur fils dont la psychologie s'arrête au fait qu'il soit de gentils employeurs. Côté interprétation, c'est assez inégale également puisque si Tobey Maguire tient la distance malgré les remous narratifs, quelques uns souffrent du manque de profondeur de leurs personnages qui leur est pas favorable (Heavy D, Erykah Badu, Charlize Theron ou Delroy Lindo) alors que d'autres comme Michael Caine sublime vraiment le film en lui donnant une plus grande consistance.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:58
Modifié le dimanche 11 mars 2007 07:10