Réalisateur :Bruce Ricker
Genre : Documentaire
Sujet :La carrière de Clint Eastwood vu par le monde du cinéma.
Mon avis :7/10. Documentaire un peu bref mais concis sur l'un des plus grands acteurs et cinéastes du 7ème arty, Out of the shadows est vraiment agréable à suivre puisqu'il retrace entièrement la carrière de ce grand homme de ces débuts modestes jusqu'à nos jours et sa tardive reconnaissance par le monde du cinéma et des critiques. Le réalisateur Bruce Ricker a pour notre plus grand plaisir convaincu Morgan Freeman de prêter sa voie en guise de narrateur et il a su rameuter du bon monde comme de nombreux acteurs qui ont tournés avec Clint (Gene Hackman, Meryl Streep, Forrest Whitaker, Rip Torn, Eli Wallach, Geoffrey Lewis,...), faisant revivre certaines légendes à travers les archives (Richard Burton, Sergio Leone, Don Siegel) et complètant tout cela par les interventions extérieurs de Bertrand Tavernier, de Martin Scorsese, d'un biographe d'Eastwood, et enfin de la femme et de la mère du cinéaste. On suit sa filmographie de bout en bout, mais on commence bien avant puisqu'on s'intéresse à sa jeunesse qui nous éclaire un peu mieux sur différents de ces thèmes récurents (l'amour du jazz et du blues, la grande dépression, la solitude, des personnages bléssés et reservés, les grands espaces, la nomadisation,...). Pour ce qui est de l'acteur, on s'attarde dans un premier temps sur ces débuts timides dans un cinéma de commande, puis dans une série TV à succès Rawhide où il fera ces gammes, montrant une présence incroyable malgré un personnage pas assez fouillié. Puis viens sa rencontre avec Sergio Leone qui s'avère décisive puisqu'elle lui donne envie de se mettre à la réalisation, ce que Don Siegel complètera à merveille, étant un parfait professeur pour Clint, qui avant même de réaliser son premier film connaissait tout du métier et de la technque à force d'observation. Puis aux débuts des années 70 il fait un choix peu commun pour une star de sa trempe en refusant la plupart des films de commandes qui lui sont proposés, ce qui ne lui laisse peu de regrets, en optant sur des projets personnels et voulus. Il fut l'un des rares aussi à réussir son passage derrière la caméra en glanant son indépendance grâce à sa société de production Malpaso qu'il finance grâce à ses succès en tant qu'acteurs. Puis vient le temps de la reconnaissance d'une oeuvre profonde et personnelle dans les années 80 puis 90. On regrettera seuleument que le documentaire reste discret sur cette période et qu'il s'achève avant les grandes performances de Clint dans les années 2000 (pas évident quand le documentaire est tourné en 2000 ceci-dit).
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