Film américain. 1994. 2h20.
Sortie :5 Octobre 1994
Réalisateur :Robert Zemeckis
Avec : Tom Hanks (Les banlieusards, Noces sanglantes, Dragnet), Robin Wright Penn (The pledge, Incassable, Laurier blanc), Gary Sinise (Les experts:Manhattan, La ligne verte, Mémoire effacée)
Genre :Comédie dramatique
Histoire :Ne fin des annees 40 dans une bourgade du Sud, Forrest Gump est affecte d'un quotient intellectuel inferieur a la moyenne. Il livre a qui veut l'entendre l'etrange recit de sa vie, lui qui aura tout vu et tout fait sans comprendre ce qui lui arrivait, traversant et bouleversant en parfait candide pres d'un demi-siecle d'histoire americaine.
Mon avis :8,5/10. Réalisateur phare de comédies populaires dans les années 80/90 avec entre autre "Back to the future" et "Roger Rabbit", Robert Zemeckis trouve avec Forrest Gump l'occasion de faire un film tout à la fois populaire et éminament touchant et léger, pour ce qui reste à ce jour sa meilleure performance de réalisateur et sa meilleure oeuvre, démontrant à tous qu'il ne se réduit pas à du sous-Spielberg. Il offre également à Tom Hanks, son meilleir rôle ou du moins l'un de ces meilleurs rôles (avec Philadelphia, le soldat Ryan ou le Terminal), tant il incarne à la perfection Forrest Gump en lui donnant toute son âme, son humanité, sa joie de vivre, sa naïveté, sa légereté. Il serait malhonnête de taxer son interprétation de caricaturale et le travail sur le personnage insultant pour les personnes simples, tout cela parce que l'on rit des situations dans lesquels il se foure. Ce serait oublier que l'on nous livre un portrait tendre et sincère de ce personnage qui finalement émeut autant qu'un Dustin Hoffman dans Rain Man même si ce dernier film est quant à lui abordé de manière plus dramatique. Ce grand film humaniste a de quoi séduire le spectateur, d'autant plus que durant toute l'intégralité du film on traverse l'histoire des Etats-Unis des années 50 à 80 d'après le regard de Forrest, ce qui donne des faits rapportés de manière naïve, simpliste mais tout à fait charmante, et ce qui peut paraitre glorifier l'Etat et les valeurs américaines à première vue est bien entendu retourné de manière ironique, puisque l'on joue sur la naïveté du personnage pour démontrer la naïveté du peuple.
Tout ce qui a nourrit les Etats-Unis pendant ces années là y passent, on y voit se succéder les présidents (Kennedy, Nixon, Reagan,...), on s'arrête quelques instants devant les grands changements socio-politique (ségrégation raciale, émancipation sexuelles, féministes, raciales, apparition du SIDA..), sur les grands conflits et crises qui ont maqués les Etats-Unis en interne comme en externe (Vietnam, Guerre Froide, Black Muslims, mouvement hippie, manifestation pacifique devant le Lincoln Memorial à Washington, cambriolage du Watergate...) et tout cela sous l'oeil de Forrest Gump, un enfant perdu dans le monde des adultes finalement pas si loin du personnage joué par Hanks dans Big. Ainsi Forrest, assis sur son banc, attendant le bus, raconte à qui le veut bien les multiples péripéties trépidantes qui ont nourris son conte de fée, qui l'on vu traverser l'Histoire des Etats-Unis sous les projecteurs alors que son QI de 65 l'avait condamné à rester à jamais au plus bas de la société dans l'indifférence de chacun. Cette narration sert ainsi de fil conducteur au film, qui enchaine de manière chronologique et à un rythme agréable, des vignettes tantôt drôle, dramatique, ironique ou cruel mais toujours touchante. De son enfance difficile vécu sous la protection de sa mère qui l'aime plus que tout, jusqu'à ces retrouvailles avec Jenny et son enfant, Forrest a connu la gloire et les honneurs à différentes reprises, que ce soit en tant que joueur de football, joueur de Ping-pong, combattant au Vietnam, gérant d'une multinationale de crevette et coureur à pied. Sa vie est aussi remplit de situations caucasses et ironiques remplis de clins d'oeils à l'histoire comme lorsqu'il surprend le cambriolage du Watergate éblouit par la lumière, lorsqu'il sert d'étandart américain lors de ces compétitions de ping pong en Chine communiste, lorsqu'il sauve le lieutenant Dan qui voulait suivre le destin de ces ancetres en mourant à la guerre, lorsqu'il rote devant Kennedy ou encore lorsqu'il se retrouve face à une foule immense d'hippies pour donner sa version de la guerre au Vietnam.
Et lors de toutes ces aventures, Forrest va rencontrer des personnages, qui sont presque aussi développés que lui par le scénariste et qui s'avère tous touchant au final, que ce soit Jenny (porté par l'impeccable Robin Wright Penn), son amie d'enfance marquée par son inceste et qui ne cessera de se dégrader et de se détruire tout au long de sa vie avant de retrouver un peu de tranquilité auprès de Forrest, que ce soit le Lieutenant Dan (là aussi interprété à merveille par Gary Sinise), un personnage qui lui aussi va trouver la paix intérieur grâce à Forrest après avoir été torturés par de vieux démons suite à son amputation de la jambe au Vietnam, ou que ce soit Booba, un garçon presque aussi simple que Forrest et qui va lui donner les clefs de la fortune en lui léguant son affaire de crevettier. Narrativement et scénaristiquement le film est donc d'une incroyable force, portés par des personnages solides, légers et parfois caricaturaux, par des dialogues pour beaucoup devenus cultes et par un arrière plan historique bien intégré, avec toujours ce côté humaniste mis en avant. Côté réalisation également c'est très plaisant, Zemeckis retranscrit à merveille l'image de toute les époques traversés, avec un coup de chapeau pour les séquences où Forrest se trouve face à face avec les véritables présidents des Etats-Unis intégrés dans des séquences d'époque. Du côté de l'ambiance également on note un sans faute avec une très bonne photo, des décors et costumes bien retranscrits puis d'une excellente bande son riche d'une trentaine de standarts de la musique américaine avec en prime quelque excellente composition d'Alan Silvestri, compositeur attitré de Zemeckis.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
Sortie :5 Octobre 1994
Réalisateur :Robert Zemeckis
Avec : Tom Hanks (Les banlieusards, Noces sanglantes, Dragnet), Robin Wright Penn (The pledge, Incassable, Laurier blanc), Gary Sinise (Les experts:Manhattan, La ligne verte, Mémoire effacée)
Genre :Comédie dramatique
Histoire :Ne fin des annees 40 dans une bourgade du Sud, Forrest Gump est affecte d'un quotient intellectuel inferieur a la moyenne. Il livre a qui veut l'entendre l'etrange recit de sa vie, lui qui aura tout vu et tout fait sans comprendre ce qui lui arrivait, traversant et bouleversant en parfait candide pres d'un demi-siecle d'histoire americaine.
Mon avis :8,5/10. Réalisateur phare de comédies populaires dans les années 80/90 avec entre autre "Back to the future" et "Roger Rabbit", Robert Zemeckis trouve avec Forrest Gump l'occasion de faire un film tout à la fois populaire et éminament touchant et léger, pour ce qui reste à ce jour sa meilleure performance de réalisateur et sa meilleure oeuvre, démontrant à tous qu'il ne se réduit pas à du sous-Spielberg. Il offre également à Tom Hanks, son meilleir rôle ou du moins l'un de ces meilleurs rôles (avec Philadelphia, le soldat Ryan ou le Terminal), tant il incarne à la perfection Forrest Gump en lui donnant toute son âme, son humanité, sa joie de vivre, sa naïveté, sa légereté. Il serait malhonnête de taxer son interprétation de caricaturale et le travail sur le personnage insultant pour les personnes simples, tout cela parce que l'on rit des situations dans lesquels il se foure. Ce serait oublier que l'on nous livre un portrait tendre et sincère de ce personnage qui finalement émeut autant qu'un Dustin Hoffman dans Rain Man même si ce dernier film est quant à lui abordé de manière plus dramatique. Ce grand film humaniste a de quoi séduire le spectateur, d'autant plus que durant toute l'intégralité du film on traverse l'histoire des Etats-Unis des années 50 à 80 d'après le regard de Forrest, ce qui donne des faits rapportés de manière naïve, simpliste mais tout à fait charmante, et ce qui peut paraitre glorifier l'Etat et les valeurs américaines à première vue est bien entendu retourné de manière ironique, puisque l'on joue sur la naïveté du personnage pour démontrer la naïveté du peuple.
Tout ce qui a nourrit les Etats-Unis pendant ces années là y passent, on y voit se succéder les présidents (Kennedy, Nixon, Reagan,...), on s'arrête quelques instants devant les grands changements socio-politique (ségrégation raciale, émancipation sexuelles, féministes, raciales, apparition du SIDA..), sur les grands conflits et crises qui ont maqués les Etats-Unis en interne comme en externe (Vietnam, Guerre Froide, Black Muslims, mouvement hippie, manifestation pacifique devant le Lincoln Memorial à Washington, cambriolage du Watergate...) et tout cela sous l'oeil de Forrest Gump, un enfant perdu dans le monde des adultes finalement pas si loin du personnage joué par Hanks dans Big. Ainsi Forrest, assis sur son banc, attendant le bus, raconte à qui le veut bien les multiples péripéties trépidantes qui ont nourris son conte de fée, qui l'on vu traverser l'Histoire des Etats-Unis sous les projecteurs alors que son QI de 65 l'avait condamné à rester à jamais au plus bas de la société dans l'indifférence de chacun. Cette narration sert ainsi de fil conducteur au film, qui enchaine de manière chronologique et à un rythme agréable, des vignettes tantôt drôle, dramatique, ironique ou cruel mais toujours touchante. De son enfance difficile vécu sous la protection de sa mère qui l'aime plus que tout, jusqu'à ces retrouvailles avec Jenny et son enfant, Forrest a connu la gloire et les honneurs à différentes reprises, que ce soit en tant que joueur de football, joueur de Ping-pong, combattant au Vietnam, gérant d'une multinationale de crevette et coureur à pied. Sa vie est aussi remplit de situations caucasses et ironiques remplis de clins d'oeils à l'histoire comme lorsqu'il surprend le cambriolage du Watergate éblouit par la lumière, lorsqu'il sert d'étandart américain lors de ces compétitions de ping pong en Chine communiste, lorsqu'il sauve le lieutenant Dan qui voulait suivre le destin de ces ancetres en mourant à la guerre, lorsqu'il rote devant Kennedy ou encore lorsqu'il se retrouve face à une foule immense d'hippies pour donner sa version de la guerre au Vietnam.
Et lors de toutes ces aventures, Forrest va rencontrer des personnages, qui sont presque aussi développés que lui par le scénariste et qui s'avère tous touchant au final, que ce soit Jenny (porté par l'impeccable Robin Wright Penn), son amie d'enfance marquée par son inceste et qui ne cessera de se dégrader et de se détruire tout au long de sa vie avant de retrouver un peu de tranquilité auprès de Forrest, que ce soit le Lieutenant Dan (là aussi interprété à merveille par Gary Sinise), un personnage qui lui aussi va trouver la paix intérieur grâce à Forrest après avoir été torturés par de vieux démons suite à son amputation de la jambe au Vietnam, ou que ce soit Booba, un garçon presque aussi simple que Forrest et qui va lui donner les clefs de la fortune en lui léguant son affaire de crevettier. Narrativement et scénaristiquement le film est donc d'une incroyable force, portés par des personnages solides, légers et parfois caricaturaux, par des dialogues pour beaucoup devenus cultes et par un arrière plan historique bien intégré, avec toujours ce côté humaniste mis en avant. Côté réalisation également c'est très plaisant, Zemeckis retranscrit à merveille l'image de toute les époques traversés, avec un coup de chapeau pour les séquences où Forrest se trouve face à face avec les véritables présidents des Etats-Unis intégrés dans des séquences d'époque. Du côté de l'ambiance également on note un sans faute avec une très bonne photo, des décors et costumes bien retranscrits puis d'une excellente bande son riche d'une trentaine de standarts de la musique américaine avec en prime quelque excellente composition d'Alan Silvestri, compositeur attitré de Zemeckis.
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