Film américain. 2005. 2h10.
Sortie :12 Avril 2006
Réalisateur :Spike Lee
Avec : Denzel Washington (Training Day, Man on fire, Déjà vu), Jodie Foster (Le silence des agneaux, Contact, Nell), Clive Owen (Les fils de l'homme, Sin City, Closer)
Genre :Policier
Histoire :Ce devait être le hold-up parfait, le chef-d'oeuvre d'un génie du crime.
Le décor : une grande banque de Manhattan. Les protagonistes : un commando masqué, cagoulé, lunetté et des dizaines d'otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison passe-partout que les braqueurs.
L'enjeu : la salle des coffres et ses trésors ? Ou un vieux secret dont seuls deux personnes connaissent l'importance.
Aujourd'hui, confiné dans une cellule, le cerveau de la bande s'explique. Mais attention, chaque mot compte, et aucun indice ne vous sera livré au hasard. Prêts ?
Ce matin-là, donc, quatre peintres en batiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank...
Mon avis :8/10. Depuis 1982 et ces débuts de cinéaste, Spike Lee n'avait jamais reçu (ou accepté) de films de commandes hollywoodien à gros budget. C'est désormais chose faite avec ce Inside Man, qui s'impose d'ores et déjà comme une oeuvre maitresse du film de braquage réussissant à allier la sophistication d'un Ocean's Eleven au côté psychologique et tendu d'Un après midi de chien, film référence du réalisateur durant le tournage. Si Inside Man s'avère un film de genre à grand spectacle, Spike Lee n'en oublie pas pour autant de placer ici et là, quelques phrases rappelant qu'il reste encore bel et bien un militant de la première heure, même si ces actes de militants passent désormais plus par ces documentaires (4 Little Girls, When the leeve broke) que par ces films qui ont tendance de plus en plus à s'éloigner sans se dénaturer des films de ghettos de la première partie de la filmographie de Spike Lee. Ainsi dans Inside Man, au milieu de la guerre psychologique qui oppose le braqueur Dalton Russell et le détective Keith Frazier, on retrouve plusieurs thèmes fétiches du cinéaste explicitement posés sur la table tel que celui du racisme même à un niveau plus huppé et élevé de la société, ainsi qu'une réflexion sur la paranoïa qui entoure encore aujourd'hui l'après 11 Septembre, envers les personnages d'origine arabe tel en témoigne le personnage sikh du film.
Mais bien entendu le grand interêt du film réside dans cet immense guerre psychologique opposant un gang de braqueurs surdoués aux forces de police, quelque peu désabusées face à la perfection de la préparation du crime, même si elle a à sa tête un détective prêt à tout mais surtout pas à lâcher l'affaire. De cet affrontement aboutira le succès ou non du braquage. Le scénario est donc très bien calibré et ficelé d'un début qui rentre immédiatement dans le vif du sujet jusqu'à une fin insoutenable de suspense. On pense d'abord assister à un braquage classique auquel va suivre des négociations foireuses avec son lot de fusillade, d'otages abatus et de trahisons de part et d'autres de la porte de la banque, nous amenant péniblement jusqu'au bout des 2h de films. Mais il n'en est rien, parce que très vite on se rend compte qu'on nous cache quelque chose sur les intentions des braqueurs, et l'apparition du personnage de Jodie Foster, embauché pour sauver un secret bien caché d'un milliardaire au lourd passif, agrémente qu'un peu plus cet aspect mystérieux. Autant dire que scénaristiquement tout cela est très bien préparé, les nouveaux personnages et les rebondissements arrivent toujours à point nommés ne laissant jamais la place à un quelconque ennui même de courte durée. En plus de cela au niveau de la réalisation, la sophistication est au rendez-vous et le moins que l'on puisse dire c'est que Spike Lee profite très bien de son gros budget afin de tirer toujours le maximum de la scène en cours. Ainsi on a le droit comme souvent avec lui à une réalisation très active qui est amplifiée par le faite que toutes les scènes soient tournés à deux caméras, mais aussi par un montage incisif et nerveux ou encore par une photo glacée très esthétisante. Enfin le casting s'avère être parfaitement à la hauteur avec des seconds rôles convaincants (Jodie Foster, Willem Dafoe, Samantha Ivers, Christopher Plummer, Kim Director, Chiwetel Ejiofor,...) et un duo d'acteurs principaux composé de Denzel Washington et de Clive Owen parfaits dans leurs rôles, crédibilisants leurs personnages au maximum, leur donnant tout leur charisme, ne faisant jamais rien de trop.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
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Sortie :12 Avril 2006
Réalisateur :Spike Lee
Avec : Denzel Washington (Training Day, Man on fire, Déjà vu), Jodie Foster (Le silence des agneaux, Contact, Nell), Clive Owen (Les fils de l'homme, Sin City, Closer)
Genre :Policier
Histoire :Ce devait être le hold-up parfait, le chef-d'oeuvre d'un génie du crime.
Le décor : une grande banque de Manhattan. Les protagonistes : un commando masqué, cagoulé, lunetté et des dizaines d'otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison passe-partout que les braqueurs.
L'enjeu : la salle des coffres et ses trésors ? Ou un vieux secret dont seuls deux personnes connaissent l'importance.
Aujourd'hui, confiné dans une cellule, le cerveau de la bande s'explique. Mais attention, chaque mot compte, et aucun indice ne vous sera livré au hasard. Prêts ?
Ce matin-là, donc, quatre peintres en batiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank...
Mon avis :8/10. Depuis 1982 et ces débuts de cinéaste, Spike Lee n'avait jamais reçu (ou accepté) de films de commandes hollywoodien à gros budget. C'est désormais chose faite avec ce Inside Man, qui s'impose d'ores et déjà comme une oeuvre maitresse du film de braquage réussissant à allier la sophistication d'un Ocean's Eleven au côté psychologique et tendu d'Un après midi de chien, film référence du réalisateur durant le tournage. Si Inside Man s'avère un film de genre à grand spectacle, Spike Lee n'en oublie pas pour autant de placer ici et là, quelques phrases rappelant qu'il reste encore bel et bien un militant de la première heure, même si ces actes de militants passent désormais plus par ces documentaires (4 Little Girls, When the leeve broke) que par ces films qui ont tendance de plus en plus à s'éloigner sans se dénaturer des films de ghettos de la première partie de la filmographie de Spike Lee. Ainsi dans Inside Man, au milieu de la guerre psychologique qui oppose le braqueur Dalton Russell et le détective Keith Frazier, on retrouve plusieurs thèmes fétiches du cinéaste explicitement posés sur la table tel que celui du racisme même à un niveau plus huppé et élevé de la société, ainsi qu'une réflexion sur la paranoïa qui entoure encore aujourd'hui l'après 11 Septembre, envers les personnages d'origine arabe tel en témoigne le personnage sikh du film.
Mais bien entendu le grand interêt du film réside dans cet immense guerre psychologique opposant un gang de braqueurs surdoués aux forces de police, quelque peu désabusées face à la perfection de la préparation du crime, même si elle a à sa tête un détective prêt à tout mais surtout pas à lâcher l'affaire. De cet affrontement aboutira le succès ou non du braquage. Le scénario est donc très bien calibré et ficelé d'un début qui rentre immédiatement dans le vif du sujet jusqu'à une fin insoutenable de suspense. On pense d'abord assister à un braquage classique auquel va suivre des négociations foireuses avec son lot de fusillade, d'otages abatus et de trahisons de part et d'autres de la porte de la banque, nous amenant péniblement jusqu'au bout des 2h de films. Mais il n'en est rien, parce que très vite on se rend compte qu'on nous cache quelque chose sur les intentions des braqueurs, et l'apparition du personnage de Jodie Foster, embauché pour sauver un secret bien caché d'un milliardaire au lourd passif, agrémente qu'un peu plus cet aspect mystérieux. Autant dire que scénaristiquement tout cela est très bien préparé, les nouveaux personnages et les rebondissements arrivent toujours à point nommés ne laissant jamais la place à un quelconque ennui même de courte durée. En plus de cela au niveau de la réalisation, la sophistication est au rendez-vous et le moins que l'on puisse dire c'est que Spike Lee profite très bien de son gros budget afin de tirer toujours le maximum de la scène en cours. Ainsi on a le droit comme souvent avec lui à une réalisation très active qui est amplifiée par le faite que toutes les scènes soient tournés à deux caméras, mais aussi par un montage incisif et nerveux ou encore par une photo glacée très esthétisante. Enfin le casting s'avère être parfaitement à la hauteur avec des seconds rôles convaincants (Jodie Foster, Willem Dafoe, Samantha Ivers, Christopher Plummer, Kim Director, Chiwetel Ejiofor,...) et un duo d'acteurs principaux composé de Denzel Washington et de Clive Owen parfaits dans leurs rôles, crédibilisants leurs personnages au maximum, leur donnant tout leur charisme, ne faisant jamais rien de trop.
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