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Poetic Justice

Poetic Justice
Film américain. 1993. 1h49.
Sortie :4 Mai 1994
Réalisateur :John Singleton
Avec : Janet Jackson (Arnold et Willy, La famille foldingue), Tupac Shakur (Gridlock'd, Bullet, Tupac : Ressurection), Regina King (Ray, Friday, Ennemi d'Etat)
Genre :Drame, Romance
Histoire :Après avoir assisté au meurtre de son petit ami, Justice décide de couper les ponts avec ses anciens amis, d'abandonner ses études et de devenir coiffeuse, tout en composant ses poèmes.
Mon avis :6/10. Poetic Justice se présente comme un des films de John Singleton les plus mineurs, loin de l'excellent Boyz N' the Hood et derrière même le peu folichon Baby Boy avec Snoop Dog. A travers ces trois films le cinéaste dépeint le quotidien du ghetto loin des clichés des gangstas et du traffic de drogues, sans pour autant perdre de son réalisme naturel. Le spitch de Poetic Justice semble prometeur, parce que c'est bien simple les comédies romantiques concernant la communautée noire sont pas du tout légions à Hollywood et encore moins quand nos personnages sont issus du ghetto. A part Spike Lee, les autres cinéastes ont souvent occultés l'aspect romantique dans leurs films sur les ghettos, préconisant une vision plus alarmiste et plus violente de ce pan de la société, abordant cette aspect de manière brutale et caricaturale. Singleton, à l'instar de son compatriote Lee, réussit à faire rimer romance et ghetto même si paradoxalement pour faire éclater cela il a du exiler ces personnages de leurs quartiers, comme si de tels sentiments n'avaient pas leur place à l'intérieur de ceux-ci. Ainsi nos deux héros interprétés timidement par Tupac et surtout Janet Jackson peu convaincante, sont amenés dans un road-movie dans la nature environnante de Los Angeles à bord d'une fourgonette postale en compagnie de d'un ami chacun qui eux vont avoir moins de chance en amour. La romance est bien menée, elle pas fleur bleue pour un sou, tout n'est pas facile et elle prend en compte les aspects difficiles de la vie quotidienne du ghetto même si pendant un temps nos compagnons s'en extirpent. Après cela reste plutôt banal, les deux acteurs principaux n'ont aucune osmose à l'écran (il faut dire qu'il eu une tension sur le plateau quand Janet demanda à Tupac de faire le test du SIDA, de peur de l'attraper en l'embrassant) et ça ressent, les émotions sont rares, pas mal de situations sont convenus mais si on se félicite que l'ensemble ne soit pas trop cul-cul.

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# Posté le mercredi 11 avril 2007 04:49
Modifié le mercredi 09 mai 2007 07:03

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