Film japonais. 2004. 1h42.
Sortie :14 Juin 2006
Réalisateur :Tetsuya Nakashima
Avec :Kyoko Fukada (Dolls, Ring 2), Anna Tsuchiya (The taste of tea), Hiroyuki Miyasako (Casshern)
Genre :Comédie
Histoire :Fanatique de la période Rococo, des robes à froufrous et d'ombrelle fantaisie, rien ne prédestinait la charmante Momoko à rencontrer celle qui deviendra l'espace d'un été son inséparable amie : l'intrépide Ichiko, chef des Ponytails, un gang de filles en scooters.
Habitant en compagnie de sa grand-mère et de son escroc de père - contrebandier de Versace et yakuza repenti -, Momoko l'introvertie passe ses ternes journées à rêver et à broder. Ses visites dans sa boutique de vêtements préférées sont ses seuls moments de répit.
Son existence paisible va se voir interrompue par l'intrusion subite de l'inquiétante Ichiko. Cette jeune fille dure et grossière va s'immiscer petit à petit dans la vie de la douce et rêveuse Momoko.
Contre toute attente, ces deux jeunes filles vont se lier d'amitié et faire face aux espoirs et aux déceptions de l'âge adulte imminent...
Mon avis :7/10. Kamikaze Girls (drôle de titre français par ailleurs!) est petit bonbon acidulé made in Japan. S'il y reste suculant de bout en bout d'un point de vue mise en scène, perd beaucoup de sa saveur scénaristiquement au fur et à mesure que l'histoire avance, pour un résultat qui est donc des plus contrasté. Adaptation d'un best-seller japonais, le film fait preuve d'une réelle liberté de ton, avec un côté kitsch assumé, une réalisation fivole, jouant parfaitement la carte du second degré et du côté décalé du film qui accumule tout les clichés du Japon moderne, pour s'en moquer et les renverser. Ainsi on a droit à une gentille petite critique sur l'effet de masse des modes, les plus folles soient-elles, sur la jeunesse rebelle qui s'avère douce et sensible comme des agneaux, ou encore sur le monde des adultes complètement à l'ouest. D'un point de vue mise en scène, ça donne un résultat vraiment à la hauteur, complètement déjanté, avec la mise en avant de ces couleurs fluos, kitsch et acidulés, de partout (décors, costumes, photo), une mise en scène très clipesque et même un passage en manga bien venu avec là également des dessins haut en couleur.
Du côté scénaristique en revanche on a plus de réserve à faire, surtout sur l'intrigue principale, finalement pas tant original que cela, jouant sur la rencontre de deux mondes opposés qui va aboutir sur une belle amitié. Si l'alchimie prend bien entre les deux actrices principales, Kyoko Fukada et Anna Tsuschaya, deux chanteuses de leur état (sévissant dans la J-Pop), qu'il s'avère qu'elles sont vraiment convaincantes toutes deux dans leurs rôles de déjantés, le manque de profondeur de leur histoire et de leurs personnages plombent vraiment le film. Leur histoire commune s'essoufle assez vite, au même titre que la narration omniprésente et que les situations comiques, qui sont loin de faire mouche à chaque moment et qui si elles font sourire, ne vous surprendront pas deux fois. Le style et l'attitude à la fois loufoque, excentrique et déjanté des deux filles, l'une fan de rocoko et l'autre apprentie bikeuse, si il se révèle croutsillant au début ne s'avère pas suffisant pour tenir l'interêt du film de bout en bout. Finalement la seule chose qui reste croustillante de bout en bout, ce sont les intrigues secondaires qui fourmillent et qui rendent consistant l'ensemble narratif assez pauvre. Ainsi on se régale devant les diverses histoires les plus loufoques soient-elles de Papa Looser, de l'idylle entre la mère d'Ichiko et le sage-femme, de la légende d'Himiko, de l'enfance des deux protagonistes, du voyou frimeur à big loupette, ou encore de la grand mère outremangeuse de bonbon.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
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Sortie :14 Juin 2006
Réalisateur :Tetsuya Nakashima
Avec :Kyoko Fukada (Dolls, Ring 2), Anna Tsuchiya (The taste of tea), Hiroyuki Miyasako (Casshern)
Genre :Comédie
Histoire :Fanatique de la période Rococo, des robes à froufrous et d'ombrelle fantaisie, rien ne prédestinait la charmante Momoko à rencontrer celle qui deviendra l'espace d'un été son inséparable amie : l'intrépide Ichiko, chef des Ponytails, un gang de filles en scooters.
Habitant en compagnie de sa grand-mère et de son escroc de père - contrebandier de Versace et yakuza repenti -, Momoko l'introvertie passe ses ternes journées à rêver et à broder. Ses visites dans sa boutique de vêtements préférées sont ses seuls moments de répit.
Son existence paisible va se voir interrompue par l'intrusion subite de l'inquiétante Ichiko. Cette jeune fille dure et grossière va s'immiscer petit à petit dans la vie de la douce et rêveuse Momoko.
Contre toute attente, ces deux jeunes filles vont se lier d'amitié et faire face aux espoirs et aux déceptions de l'âge adulte imminent...
Mon avis :7/10. Kamikaze Girls (drôle de titre français par ailleurs!) est petit bonbon acidulé made in Japan. S'il y reste suculant de bout en bout d'un point de vue mise en scène, perd beaucoup de sa saveur scénaristiquement au fur et à mesure que l'histoire avance, pour un résultat qui est donc des plus contrasté. Adaptation d'un best-seller japonais, le film fait preuve d'une réelle liberté de ton, avec un côté kitsch assumé, une réalisation fivole, jouant parfaitement la carte du second degré et du côté décalé du film qui accumule tout les clichés du Japon moderne, pour s'en moquer et les renverser. Ainsi on a droit à une gentille petite critique sur l'effet de masse des modes, les plus folles soient-elles, sur la jeunesse rebelle qui s'avère douce et sensible comme des agneaux, ou encore sur le monde des adultes complètement à l'ouest. D'un point de vue mise en scène, ça donne un résultat vraiment à la hauteur, complètement déjanté, avec la mise en avant de ces couleurs fluos, kitsch et acidulés, de partout (décors, costumes, photo), une mise en scène très clipesque et même un passage en manga bien venu avec là également des dessins haut en couleur.
Du côté scénaristique en revanche on a plus de réserve à faire, surtout sur l'intrigue principale, finalement pas tant original que cela, jouant sur la rencontre de deux mondes opposés qui va aboutir sur une belle amitié. Si l'alchimie prend bien entre les deux actrices principales, Kyoko Fukada et Anna Tsuschaya, deux chanteuses de leur état (sévissant dans la J-Pop), qu'il s'avère qu'elles sont vraiment convaincantes toutes deux dans leurs rôles de déjantés, le manque de profondeur de leur histoire et de leurs personnages plombent vraiment le film. Leur histoire commune s'essoufle assez vite, au même titre que la narration omniprésente et que les situations comiques, qui sont loin de faire mouche à chaque moment et qui si elles font sourire, ne vous surprendront pas deux fois. Le style et l'attitude à la fois loufoque, excentrique et déjanté des deux filles, l'une fan de rocoko et l'autre apprentie bikeuse, si il se révèle croutsillant au début ne s'avère pas suffisant pour tenir l'interêt du film de bout en bout. Finalement la seule chose qui reste croustillante de bout en bout, ce sont les intrigues secondaires qui fourmillent et qui rendent consistant l'ensemble narratif assez pauvre. Ainsi on se régale devant les diverses histoires les plus loufoques soient-elles de Papa Looser, de l'idylle entre la mère d'Ichiko et le sage-femme, de la légende d'Himiko, de l'enfance des deux protagonistes, du voyou frimeur à big loupette, ou encore de la grand mère outremangeuse de bonbon.
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