Mémoires d'une geisha

Mémoires d'une geisha
Film américain. 2004. 2h20.
Sortie :1er Mars 2006
Réalisateur :Rob Marshall
Avec : Zhang Ziyi (Tigre et dragon, Hero, Musa), Gong Li (Miami Vice, 2046, Eros), Michelle Yeoh (Le talisman, Babylon A.D., Silver Hawk)
Genre :Drame, Romance
Histoire :Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri.
Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n'a plus le droit d'aimer reste hantée par l'amour qu'elle porte, en secret, au seul homme qu'elle ne peut atteindre...
Mon avis :6/10. Malgré un tas de bonnes volontés évidentes, et des qualités esthétiques non négligeables, l'adaptation du livre d'Arthur Golden par le réalisateur Rob Marshall (réalisateur entre autres de Chicago) produit par l'éminant Steven Spielberg, apparait dans son histoire et dans sa présentation du Japon traditionelle comme une simple carte postale formaté pour un public occidental en quête d'exotisme avec son tas de clichés et de niaiseries sirupeuses à mille lieu de la profondeur et de la subtilité de réalisateurs asiatiques tels Yimou ou Kar-Waï qui naturellement sont plus fidèles, sincères et réalistes dans leur oeuvre. On ne peut pas pour autant blamer Mémoires d'une Geisha, qui malgré son formatage très hollywoodien, ressort comme un divertissement fort sympathique asservit de belles images qui arrivent pendant le film certaines de ces dérives bien que celles-ci ne peuvent s'empêcher d'apparaitre au plus grand jour. En effet à l'inverse d'une Sofia Coppola qui avait su s'imprégner d'une culture dans son Lost in Translation, le choc des cultures semblent bien trop grand pour le pauvre Rob Marshall et même pour aller plus loin, pour le romancier Arthur Golden.
Commençons d'abord par les points positifs puisqu'ils y en a. La réalisation de Marshall est simplement impeccable, sur ce point là il respecte et met en valeur les attributs du Japon et de sa culture grâce à une excellente photo, une bande son agréable, aux beaux kimonos, maquillages, décors reconstitués et en jouant avec les élèments naturels (magnifique dernière scène). Mais c'est vraiment dans le seul domaine où cette production hollywoodienne réussit son coup. Parce que dans le reste, sans même parler des clichés typiquement occidentaux sur le Japon exotique, le scénario manque pour le moins de profondeur. Au lieu d'insister sur le drame et le déchirement de cette petite fille d'être séparer de sa famille pour rejoindre une maison de geishas, ainsi que sur les personnages audieux, on préfère insister sur les gentils clients, la gentille soeur, la gentille collègue.... En plus de cela, le passage d'esclave de la chef à geisha la plus enviée de la ville semble tellement inouïe et improbable qu'on ne peut que le comparer à un bon vieux destin à l'américaine. Ensuite les rapports entre les personnages semblent assez figés et stéréotypés, et de même la psychologie des personnages semblent bien futiles même pour l'actrice principale dont l'apport de la voix off s'avère incertain et les dialogues assez simplistes (du fait d'un anglais approximatif paraitrait-il!) ne lui permettent pas de nourir un personnage qui aurait du l'être. Passons aux clichés enfin, puisqu'ils sembleraient qu'il ne gêne pas le cinéaste de prendre trois actrices principales chinoises pour camper des rôles de japonaises (Zhang Ziyi, Michelle Yeoh et Gong Li en dessous de leurs rendements habituels) ce qui leurs aura d'ailleurs valut un véritable taulée dans leur pays natal. Ensuite on accumule les élèments exotiques qui composent toute bonne carte postale (combat de sumos, autorité, politesse, restaurant typique, art de la geisha,....), sans oublier l'évocation historique faible, que ce soit la dictature japonaise absente, la libération américaine (se résumant juste à du bon temps sans évocation des deux bombes atomiques).

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 12:45
Modifié le samedi 20 janvier 2007 18:01

2046

2046
Film hong-kongais. 2004. 2h09.
Sortie :20 Octobre 2004
Réalisateur :Wong Kar-Wai
Avec : Tony Leung (Infernal affairs, Les cendres du temps, Chungking Express), Zhang Ziyi (Hero, Musa, Tigre et dragon), Gong Li (Shanghai Triad, Qiu Ju une femme chinoise, Chinese box)
Genre :Drame
Histoire :Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire.
Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...
Mon avis :8/10. 2046, vraie-fausse suite de "In The Mood for Love", est définit selon Wong Kar-Wai plutôt comme "le prolongement du parcours d'un de ces personnages" en l'occurence Chow Mo-wan, toujours campé par l'impeccable Tony Leung, que l'on retrouve quelques années après sa relation passionée avec Su Li-Zhen, dans ces nouveaux déboires amoureux et ces nouvelles rencontres féminines, le tout étant mêlé à la mise en abime d'un roman de science fiction qui expose ces états d'âmes souvent cyniques, dénotant son incapacité à trouver l'amour ou à être en phase avec celles qu'il aiment ou qui l'aime, exposant le problème de timing de l'amour.
On retrouve donc la même thématique, mais aussi la même esthétique que dans son précédent film, avec un interêt encore très important à ce niveau là, dans la reconstitution du Hong-Kong (et le Singapour) des années 60. Car ce qui choque avant tout c'est la beauté de tout les instants, de tout ces plans, de tout ces cadres très sérrés, de ces ralentis qui sont devenus les spécialités du cinéaste, même si sa mise en scène ne se réduit pas à ceux-ci tant il se fait ingénieux et inventif à tout les instants, faisant de son film une oeuvre que l'on contemple avec plaisir et emerveillement pendant près de 2h. Christopher Doyle, son fidèle associé à la photographie n'y est pas pour rien dans cette beauté de tout les instants, tant son travail est une fois de plus remarquable, une photo glacé, coloré au rendu très glamour, ce qui est amplifié par un maquillage appuyé, des costumes et des décors qui ne peuvent qu'embellir des acteurs déjà très séduisants. Ainsi chacune des trois femmes qui vont rencontrer notre héros autodestructeur, ont droit à un univers et une ambiance bien différente, qui vont de paires avec des sensations et des émotions différentes. Pour en terminer avec cette ambiance envoutante pesante et prenante, il ne faudrait pas oublier l'apport incomparable de la musique avec les thèmes de l'habituel Shigeru Umebayashi mais aussi avec l'utilisation de certains titres bien connus comme ceux de Nat King Cole, Connie Francis, Dean Martin ou encore l'extrait de l'opéra de Bellini.
Si 2046 est une véritable oeuvre contemplative par excellence, il ne faut pas oublier pour autant ces atouts scénaristiques qui étonnent une fois encore, avec cette narration osée syncopant les différents temps (passé,présent,futur), les trois histoires, la réalité, la fiction, pour un résultat final miraculeuseument fluide grâce à un excellent montage qui réussit le mélange parfait de tout cela. A première vue, lent et sans véritables sens ni buts, ce nouveau Kar-Waï s'avère être d'une étonnante densité, s'annonçant un peu comme un résumé et un bilan de tout ce qui nourrit son oeuvre intégrale, chacun de ces films ayant finalement un lien avec son suivant. Le résultat scénaristique est d'autant plus bluffant qu'une fois encore le cinéaste a procédé avec l'improvisation, sans scénario de départ avec tout juste des bribes de personnages.
Ainsi le Chow de "In the mood for love" a bien changé, marqué à jamais par l'amour brisé il refuse tout engagement, préfèrant enchainer et accumuler les aventures sans lendemains, plongeant dans un profond cynisme, allant jusqu'à se faire du mal en refusant l'amour qui se présente à lui quitte à être cruel. Le film retrace ainsi trois de ces amours. L'amour passé, une certaine Su Li-zhen, interprétée non pas par Maggie Cheung mais par la méconaisable Gong Li, représentant un amour de jeunesse, un amour troublant qui aurait eu le mérite d'être plus développé. L'amour futur, lui est donc illusoire et provient du livre que notre héros écrit, et qui s'inspire Wang Jing-wen (la revenante Faye Wong) une jeune fille au coeur brisée qui va aider dans son entreprise de l'écriture notre héros, qui va la transposer dans le futur en tant qu'androïde. Pour finir, l'amour présent celui qui est le plus développé, le plus passionant prend les traits d'une étonnante Zhang Ziyi, qui met un coup de bambou sur son image de gentille petite fille, pour prendre les traits d'une prostituée très glamour, irrésistiblement séduisante, étonament émouvante en femme amoureuse mais repoussé par un homme nourrit de contradictions, refusant la chance de l'amour qui s'offre à lui. La performance de Zhang Ziyi est extraordinaire et qu'elle trouve là son meilleure rôle, son rôle de la maturité, un vrai rôle de femme irrésistible de sensualité et d'émotions. Cette dernière a cependant du répondant quand elle se retrouve face à l'excellent Tony Leung, leurs scènes communes étant les points culminant du film.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 12:54
Modifié le samedi 06 janvier 2007 11:36

In the mood for love

In the mood for love
Film hong-kongais. 2000. 1h38.
Sortie :8 Novembre 2000
Réalisateur :Wong Kar-Wai
Avec : Tony Leung (Cyclo, Nos années sauvages, Happy together), Maggie Cheung (Police Story, Double dragon, Les cendres du temps), Rebecca Pan (Nos années sauvages)
Genre :Romance, Drame
Histoire :Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emmenagent dans leur nouvel appartement le meme jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commence, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs epoux respectifs ont une liaison. Cette decouverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence a s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilite pour eux de vivre une relation amoureuse. Mais la retenue, les reserves emotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow, qui sent ses sentiments changer.
Mon avis :7,5/10. Lent et quelque peu ennuyeux de prime abord, In The Mood For Love s'avère au final être une oeuvre profonde, pudique et touchante basé sur une histoire d'adultère, de d'amitié et d'amour à priori banale, qui une fois passé au diapason du cinéaste Wong Kar-Waï se révèle enivrante et magique. L'ambiance crée par le cinéaste hong-kongais tout autour de son film n'y est biensur pas innocente, que ce soit à travers la photo de Christopher Doyle délicieuseument rétro, la musique de Michael Galasso, et bien évidemment la mise en scène si atypique de Kar-Waï laissant tant de temps à la contemplation par ces inombrables ralentis, des plans sérrés, et ces scènes tournés deux fois mais de manières différentes. Derrière cet ambiance si nostalgique des années 60, on retrouve bien sur les thèmes récurents du cinéma de Kar-Waï, nous comptant comme lui seul sait le faire ces histoires d'amours compliqués, universels, intemporels qui bénificient de la touche asiatique qui les démarquent des autres. Il nous fait part de son éternel obsession des relations amoureuses impossibles, avortées qui amènent son lot de frustration, de regrets, de mélancolie et de nostalgie.
Ici un homme et une femme, tous deux trompés par leurs époux respectifs, vont dans un premier temps, se demander comment leurs deux conjoints ont bien pu se retrouver amants et comment ils vivent leur amour caché, loin d'eux. Mais vite, une relation ambigüe va naitre entre les deux êtres, elle est amicale dans un premier temps, ils se rejoignent grâce à leur expérience en commun, mais aussi pour leurs passion pour le roman de cavalerie, avant que leur relation tombe dans un schéma quasi amoureux, une relation sensuelle mais paradoxalement très en retenu, très fragile, nourit par les non-dits et le choc encore bien présent de l'adultère qui s'exprime diffèrement chez l'un et l'autre de deux personnages. Et pour tenir ces rôles basé sur une relation ambigüe, il ne fallait pas moins que deux acteurs de talent, se renvoyant la balle avec brio, maitrise et répartie, formant à l'écran un couple solide et bien équilibré tout au contraire de la situation de leurs personnages. Ainsi Maggie Cheung, dans un de ces premiers rôles de vrais femmes semble en pleine grâce, à la fois fragile, froide mais irrésistiblement séduisante, au même titre que son comparse Tony Leung, qui lui joue beaucoup plus en retenu, retenant au maximum ces sentiments, tout en laissant la trace de ce qu'il a au plus profond de lui.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:00
Modifié le mardi 09 janvier 2007 09:21

Zatoichi

Zatoichi
Film japonais. 2003. 1h56.
Sortie :5 Novembre 2003
Réalisateur :Takeshi Kitano
Avec : Takeshi Kitano (Violent Cop, Tokyo eyes, Hana-Bi), Tadanobu Asano (Takeshis', La forêt oubliée, La femme d'eau), Michyo Ogusu
Genre :Aventure-Action
Histoire :Au Japon, au XIXe siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision.
Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.
Dans un tripot, Zatoichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa.
Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatoichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.
Mon avis :7/10. Kitano s'essaye au film de sabre pur typiquement japonais en reprenant la légende des Zatoichis. Son essai est pour le moins contrasté du fait qu'il n'est pas arrivé à effacé les aspects négatifs qui collent à la peau du cinéma asiatique tout d'abord dans la longueur, des combats archis emoglobinés malgré la bonne qualité des prises de vues ,et des prestations tout juste moyennes à part celle de Kitano lui même qui relève la sauce. Pour le reste les légendes japonaises font toujours recette et ne manquent pas de rebondissements, de plus Kitano ajoute à celà un peu d'humour rare dasn ce type de cinéma, cependant on peut regretter la fin qui tourne au karaoké géant vraiment inconvenue.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:06

Ong Bak / L'honneur du dragon

Ong Bak / L'honneur du dragon
ONG-BAK

Film thaïlandais. 2003. 1h45.
Sortie :07 Avril 2004
Réalisateur :Prachya Pinkaew
Avec : Tony Jaa (Ong-Bak 2, L'honneur du dragon), Petchtai Wongkamlao (L'honneur du dragon), Pumwaree Yodkamol
Genre :Action
Histoire :Nong Pradu, un village paisible niché dans une vallée boisée de Thaïlande, est en deuil après le vol de son Bouddha sacré : Ong-Bak. Ting, entraîné secrètement au Muay Thai, art ancien de boxe thaï, se désigne pour aller le récupérer dans la fournaise de Bangkok
Mon avis :7.5/10. Après la Chine, le Japon et consorts, la Thaïlande nous offre à son tour un joyau de film d'arts martiaux avec Ong Bak qui reprend tout les artifices du genre, sans trop s'attarder sur le scénario mais en se concentrant sur des scènes de combats spectaculaires et variés (on alterne poursuites et duels) et le fait qu'elles soient réalisés sans trucage donne une bonne dose d'authencité au film même si l'aspect chorégraphie est toujours présent sur la plupart des scènes. Prachya Pinkaew fait preuve d'un certain talent à la réalisation de ce film à budget moyen, avec un excellent montage qui rend les scènes de combats encore plus exceptionnels. Pour ce qui est de l'histoire, mieux vaut ne pas trop avoir de grandes espérances, et c'est en général pas le cas quand on regarde un film d'art martiaux, puisque une fois n'est pas coutume l'intrigue n'est pas très poussée (un jeune paysan part à la poursuite du Bouddha de son village qui a été volé) et n'est juste là que pour légitimé l'action.
Enfin ce film a le mérite de révéler la nouvelle star thaïlandaise d'arts martiaux spécialisée dans le Muay Thaï, Tony Jaa, qui semble être dans la droite lignée des Bruce Lee, Jackie Chan, Jet Li et consorts, avec cet art martial atypique que le grand public découvre et qui s'avère être très spectaculaire, complètement jouissif et surtout plus violent que le kung-fu, karaté ou autres. A noter enfin que le doublage français est plutôt mauvais voire caustique au choix, hormis peut être sur le personnage principal, donc au loisir regarder la version thaïlandaise originale, les sous-titres n'étant finalement pas si importants(N'est-ce pas Nain!).

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L'HONNEUR DU DRAGON

Film thaïlandais. 2005. 1h34.
Sortie :8 Février 2006
Réalisateur :Prachya Pinkaew
Avec : Tony Jaa (Ong-Bak 1&2), Petchai Wongkamlao (Ong-Bak), Bonkuch Kongmalai
Genre :Action, Karaté
Histoire :Quand il était petit, Kham n'avait que son père et ses éléphants pour toute famille.
A l'approche du Festival de l'eau de Songkran, le père de Kahm est convaincu que son éléphant bien-aimé est suffisamment princier pour déambuler dans les jardins du roi. Il rend visite au chef du village qui le persuade de faire examiner soigneusement son éléphant afin de vérifier s'il satisfait à l'ensemble des critères. Il s'agit en réalité d'une ruse destinée à subtiliser l'éléphant... Une bagarre s'engage alors au cours de laquelle Kham apprend que ses chers éléphants sont voués à être envoyés en... Australie.
Voyageant hors de son pays pour la première fois de sa vie, Kham se rend à Sydney à la recherche des éléphants, désormais aux mains de Madame Rose, une impitoyable chef de gang particulièrement férue de créatures en voie de disparition...
Mon avis :6,5/10. Pour le second opus du duo Tony Jaa/Prachya Pinkaew, on reprend la même recette et on recommence, cette fois-ci on remplace le bouddha volé par deux éléphants volés, on ne va plus les chercher à Bangkok mais à Sydney pour un peu plus de dépaysement bien que l'action principale se déroule dans le Chinatown australien. La plupart des thèmes abordés, le sont d'une manière assez grossière et caricaturale, que ce soit en ce qui concerne le racisme envers les immigrés, la solidarité entre thaïlandais ou bien encore la récurente opposition entre les gentils de la campagne et les méchants de la ville. Ici il faut le scénario n'est même pas prétexte comme dans la plupart des films d'arts martiaux mais il est inexistant, certaines aussi spectaculaires soient-elles ne sont pas justifiés par le scénario. Mais il faut bien le reconnaitre, on ne vient pas là pour voir une histoire prenante, mais pour assister à une démonstration de muay thaï, et il faut reconnaitre que l'on en a pour notre argent, ça castagne toujours aussi fort et de temps en temps ce genre de divertissement ne fait pas de mal et au final la castagne l'emporte sur l'extrême médiocrité du scénario (médiocre même pour un film d'arts martiaux c'est pour dire!).
Ainsi on retrouve plusieurs scènes qui viennent se poser là sans queue ni tête, comme cette poursuite à canaux sur le fleuve dont l'achèvement et l'enchainement est plus que douteux, comme cette méga baston dans un hangar contre des voyoux à rollers et en BMX, ou encore dans l'affrontement enchainé d'un combattant pratiquant la capoeira, un autre catcheur et un dernier amateur de kung-fu. L'aspect blockbuster se fait bien sentir, le spectacle est prédominant, le charme d'Ong-Bak a disparu, il n'y a plus de spontanéité, les scènes dantesques s'enfilent sans grande logique, dans la mise en scène Pinkaew a pris du galon, la preuve étant ce long plan séquence dans cette interminable escalier du restaurant menant à la planque de Madame Rose ou encore dans la diversité des combats et des scènes d'actions qui impliquent diverses mises en scènes.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:17
Modifié le jeudi 26 juillet 2007 07:05