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Chevauchée avec le diable

Chevauchée avec le diable
Film américain. 2001. 2h15.
Sortie :9 Mai 2001
Réalisateur :Ang Lee
Avec : Skeet Ullrich (Pour le pire et le meilleur, Scream, Soul assasin), Tobey Maguire (The good german, Spiderman, Pur-sang), Jewel Kilcher
Genre :Drame
Histoire :Pendant la guerre de Sécession, des combattants pro-sudistes opérant en commandos isolés, les Bushwhackers, s'engagent dans une guérilla sur les chemins de traverse. Le long de la frontière entre le Kansas et le Missouri, Jake Roedel, fils d'un pauvre immigrant germanique, et son ami d'enfance Jack Bull Chiles, fils d'un planteur, rejoignent les rangs de cette bande de hors-la-loi qui écument la région.
Les deux gens apprennent très vite à devenir des hommes d'armes chevronnés et des cavaliers émérites. Ils attaquent en raids les soldats de l'Union nordiste et leurs sympathisants.
Pour affronter le rude hiver qui s'annonce, les Bushwhackers doivent se disperser et trouver un abri. Plusieurs membres trouvent refuge dans une tranchée à flanc de colline. Mais la réalité de la guerre les rattrape et fait voler en éclats le petit groupe.
Mon avis :4/10. Une chevauchée avec le diable pendant 2h15, ça avait l'air plutôt prometeur sauf que là ce bon vieux Satan a décidé de nous planter son cultissime trident en plein coeur, pour une fois de plus se jouer de nous en nous offrant une bien triste chevauchée avec l'ennui qui semble durée des heures. Autant dire qu'Ang Lee déçoit totalement pour la première fois de sa carrière, pourtant on connaissait son style tout en lenteur contemplative et en mélancolie où l'émotion prenait bien souvent le pas sur l'action. Sauf que là où on le connaissait singulier, pertinent voire anticonformiste, Ang Lee semble rentrer dans le rang de l'académisme hollywoodien, le temps d'un film seuleument, où le seul aspect anticonformiste s'avère être dans son utilisation que très réduite des scènes d'actions notament de fusillades. Les quelques scènes qui apparaissent comme telles sont réussis mais ne suffisent pas pour que notre interêt pour le film soit décuplé. Si il s'éloigne des codes du western traditionelle, évitant de tomber dans les scènes d'actions faciles et en évitant de peindre des personnages trop caricaturaux et manichéens, il se rapproche en revanche des codes du néo-western instauré par Costner et autres Eastwood. Sauf que là encore le scénaio manque clairement de consistance, l'histoire de la guerre de Sécession on la connait tous, donc Lee a décidé, non pas de la conter de manière général et classique en développant une histoire retraçant les grandes batailles etc., mais plutôt en axant son scénario sur une petite histoire dans l'Histoire s'adonant à l'un de ces petits plaisirs : l'étude des interactions entre ces différents personnages réduisant ainsi l'étendue de son analyse à un groupe le plus petit possible.
Mais encore une fois sa tentative s'avère infructueuse, et l'impression générale qui se dégage du film c'est que malgré toute la bonne volonté du cinéaste, notre interêt pour celui-ci n'arrive jamais à s'emballer. Rien n'est foncièrement mauvais, mais de manière générale encore, c'est une certaine fadeur qui se dégage du film. Le scénario tout d'abord, d'où provient notre ennui premier, est construit de manière trop classique, ce qui lui enlève toute saveur. Les points historiques et la retranscription de l'époque sont bons, mais l'avancement du film est trop rectiligne, on n'a jamais de surprise, l'avènement d'événements dramatiques est réglé comme une horloge. Puis quant on arrive sur le terrain de prédilections du cinéaste, les interactions entre ces différents protagonistes, là aussi la déception est de mise, le résultat est insipide, c'est du très classique que ce soit au niveau de l'amour, de l'amitié, de la bravoure et de la hiérarchie militaire. Sur tout les terrains, on ne trouve jamais d'éléments qui donnent lieu à s'enflammer, l'intensité dramatique reste toujours au plus bas quelque soit les évènements. Les acteurs patissent forcément de ce non-contenu scénaristique, et un acteur comme Tobey Maguire pourtant souvent irréprochable semble ici sans convictions et sans charisme. Enfin d'un point de vue technique, pas de quoi s'emballer non plus, la contemplation qui est pourtant un atout majeure du cinéma de Lee n'est ici tout simplemnt inexistante, la réalisation et l'esthétique du film étant une fois encore d'une banalité affligeante mais pas si réprimendable que cela.

Donne toi aussi ton avis sur ce film.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:40
Modifié le mardi 20 mars 2007 13:53

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