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Open Range

Open Range
Film américain. 2002. 2h20.
Sortie :25 Février 2004
Réalisateur :Kevin Costner
Avec : Kevin Costner (JFK, Robin des bois, Danse avec les loups), Robert Duvall (Le parrain, Apocalypse now, THX 1138), Annette Bening (Mars Attack!, American Beauty, Les arnaqueurs)
Genre :Western
Histoire :Boss Spearman, Charley Waite, Mose Harrison et Button mènent leurs troupeaux à travers les vastes plaines de l'Ouest. Les quatre hommes partagent une amitié basée sur un solide code d'honneur. Leur migration les conduit à Harmonville, un patelin sous la férule d'un shérif corrompu et d'un rancher tyrannique.
Boss et Charley se trouvent irrémédiablement entraînés vers une confrontation avec les dirigeants de la petite ville pour protéger la liberté et les valeurs rattachées à leur style de vie d'une autre époque. Dans la tourmente, la vie de Charley est bouleversée par sa rencontre avec Sue Barlow, une femme superbe et chaleureuse qui séduit à la fois son coeur et son esprit...
Mon avis :8/10. Adulé et dévelloppé à l'excès de l'après guerre jusque dans les années 70, le western ne fait aujourd'hui plus recette comme bons nombres de films traitant d'une époque trop lointaine. Dans cette optique Open Range, qui se place dans la plus pure tradition du western, peut surprendre ou tout du moins paraitre un pari risqué. Cependant ce n'est plus qu'une demi surprise, quand on apprend que le projet provient de Kevin Costner déjà réalisateur-acteur de "Danse avec les loups", un incroyable western durant la guerre de Sécession où il joue un lieutenant déserteur s'intégrant petit à petit et s'alliant avec les indiens. Le tout jeune cinéaste, qui en est là qu'à sa troisième réalisation (ayant aussi réalisé postman, un film futuriste), semble donc très attaché à ne pas vouloir mourir un genre qu'il a tant aimé à travers les chefs d'oeuvres des Sergio Leone, Howard Hawks et consorts. Il prend ainsi le relais d'un Clint Eastwood qui raccroché le colt après Impitoybale, pour ne pas faire mourir le western traditionel, et le moins que l'on puisse dire c'est que son Open Range est vraiment d'une bonne facture, simple, traditionel et éminament efficace. L'histoire, la narration, les personnages et le traitement de tout ces éléments sont ma foi, pour le moins classique, mais il n'empêche au film d'être un véritable succès en tout point. Ainsi on retrouve dans le scénario, adapté d'un roman de Lauran Paine par Costner lui même, beaucoup d'éléments déjà traité dans les westerns classiques, comme l'opposition entre les éleveurs itinérants (les cow-boys) et les grands fermiers exploitant leur ranchs, le shériff corrompu par les exploitants, les habitants d'une ville exploités ou encore comme le statut de la femme mis en avant seuleument pour traiter d'un amour impossible.
Mais tout cela est traité avec une grande humanité et simplité, qui a tendance à effacer les stéréotypes du western énumérés auparavant ou tout du moins à affaiblir ceci en les rendant plus léger. On a droit également à ce manichéisme spécifique au western, où nous sont présentés des méchants vraiment irrécuperables et des gentils obligés à tuer pour continuer à vivre et à imposer leur idéal de vie. C'est donc dans cette dernière catégorie qu'on trouve les personnages les plus travaillés et les plus intéressants, à l'image de Charley, bien décidé à oublier son lourd passif, tout en étant confontés à ces vieux démons qui lui donnent une mauvaise opinion de lui, se sentant cantoné à errer dans le crime pour se défendre jusqu'au de sa vie sans jamais connaitre la sérénité. Son compagnon de galère Boss semble lui aussi avoir un profil similaire même si lui a accepté en partie son sort tout en espérant une amélioration. Le rôle féminin principale de Sue quant à lui dénote également une certaine mélancolie, puisque pour elle le temps avoir passé trop vite, n'ayant jamais trouvé à se marier malgré son incroyable beauté. Et tous ces personnages de même que bons nombres de personnages secondaires, sont interprétés avec une incroyable justesse, à commencer par Costner parfaitement à son aise qui semble avoir retrouver toute sa prestence par rapport à ces dernières apparitions, Robert Duvall lui excèle totalement dans son rôle alors qu'Annette Banning complète avec force ce casting de qualité. Si Open Range nous séduit par son histoire simple et efficace, une pure histoire de cinéma, il nous séduit également par l'infini beauté de sa mise en image. Le travail de reconstitution d'une ville de l'époque intégral à travers de magnifiques paysages vierges (bois et prairies) du Canada, porte ces fruits à merveille, d'autant plus que la photo est vraiment magnifique. Costner profite autant de ces grands espaces naturels où il passe la première partie de son film, que de sa ville parfaitement reconstitué dans la seconde partie. Si le film peut paraitre long au démarrage, ce n'est que pour mieux nous épater dans la seconde partie où le cinéaste utilise toute l'étendue de sa ville d'abord dans la scène de la crue puis ensuite dans le combat dantesque de près d'une demi-heure entre cow-boys, résistants de la ville et grands fermiers pendant lequel Costner nous montre son talent pour la mise en scène à travers des travellings et des plans séquences impressionants.

Donne toi aussi ton avis sur ce film.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:33
Modifié le lundi 05 mars 2007 07:26

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