Sortie :11 Septembre 2002
Réalisateur :Sam Mendes
Avec : Tom Hanks (Pole express, Toy Story, Ant-Bully), Paul Newman (La calice d'argent, Le grand saut, L'arnaqueur), Jude Law (The holiday, Gattaca, Les fous du roi)
Genre :Drame, Thriller
Histoire :En 1930, deux pères : Michael Sullivan, un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise dans le Chicago de la Dépression, et Mr. John Rooney, son patron et mentor, qui l'a élevé comme son fils. Deux fils : Michael Sullivan junior et Connor Rooney, qui font chacun des efforts désespérés pour s'attirer l'estime et l'amour de leurs géniteurs.
La jalousie et l'esprit de compétition les plongent dans une spirale de violence aveugle dont les premières victimes sont la femme de Sullivan et son fils cadet Peter.
Un long voyage commence alors pour Michael Sullivan et son fils survivant. Au bout de cette route, la promesse d'une vengeance et l'espoir de conjurer l'enfer. Et peut-être l'aube d'un sentiment nouveau entre un père et son fils.
Mon avis :7,5/10. Révélé avec American Beauty en 1999 de manière grandiose dès son premier coup d'essai, et consacré avec Jahread en 2006, le cinéaste anglais Sam Mendes avait réalisé entre temps Les sentiers de la perdition, un film un peu moins ambitieux que les deux autres, un peu plus académique à travers son scénario historique, toujours assez sombre mais pas indubitablement corrosif. Si techniquement Mendes déballe une nouvelle fois toute l'étendue de son talent, c'est du scénario d'où émane la petite décéption tant le tout manque d'ampleur, d'une petite flamme qui pourrait faire mouche notamment au niveau de l'intensité dramatique et émotionel qui ne monte jamais assez haut pour prendre le spectateur à la gorge. Un scénario qui fait de ce film de gangsters, un film anecdotique du genre, qui ne se rapproche en rien d'oeuvres tels que les incorruptibles ou Scarface. Pourtant le film s'avère tout à fait agréable, les efforts du cinéaste sont à souligner et le casting impressionant nous en lance plein les mirettes. Scénaristiquement, l'évocation des gangsters des années 30 demandaient une histoire avec plus d'envergure, hors les sentiers de le perdition apparait comme une petite histoire dans la grande, celle de Michael Sullivan, un homme de main de la mafia qui se retrouve avec toute la mafia contre lui et à ses trousses suite à une erreur impardonnable de son fils, qui a causé la mort de sa femme de son benjamin et qui va le poussé à fuire avec la ferme volonté de détourner son fils du mauvais chemin qu'il lui a fait voir et qu'il a connu.
Scénaristiquement donc on n'est pas forcément déçu mais on est pas surpris non plus, ça apparait comme du sous-Scorsese, ce qui nous empêche pas de se laisser guider sans moments d'ennuis marquants du début à la fin de l'oeuvre. Et ceci grâce notamment à la réalisation sans fautes et sans bavures de Sam Mendes, dans un style toujours très stylisé, bien aidé par une photographie lêchée dans des tons sombres et austères marquant l'époque de la grande dépression. La reconstitution est quant à elle vraiment bonne, le travail de photo, de décors et de costumes porte ces fruits. Le film prend également une toute autre envergure grâce au casting riche en stars, et qui s'avère d'une grande qualité, Tom Hanks en tête, dans un registre nouveau pour lui, dans la peau de ce personnage sombre, cynique de tueur, sans pour toute fois il abandonne sa casquette de gentil garçon humaniste tant il s'avère touchant dans les relations avec son fils, mais aussi avec son patron, son second père qu'il se voit dans l'obligation de fuir. Ce second père, chef de la pègre irlandaise, il s'agit de Paul Newman, qui joue lui aussi très juste et qui sait se faire rare pour réserver son talent qu'à de grandes occasions, des choix du coeur et cela se ressent dans la sincérité de on interprétation. On peut bien évidemment rajouter à ces deux là, Jude Law qui fait une courte apparition, en tueur à gages un peu détraqué et qui adore photographier ceux qu'ils tuent. Daniel Craig, en impulsif à la gachette facile, Stanley Tucci, sous les traits du cousin de Capone, ou le petit tyler Hoechlin s'avère quant à eux à la hauteur des premiers rôles.
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