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Dead Man

Dead Man
Film germano-américain. 1995. 2h14.
Sortie : 3 Janvier 1996
Réalisateur :Jim Jarmusch
Avec :Johnny Depp (The brave, Meurtre en suspens, Platoon), Gary Farmer (Adaptation, The score), Lance Henriksen (Terminator, Aliens, Jennifer 8)
Genre :Western
Histoire :Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Bill Blake, jeune comptable en route pour le confins de l'Ouest américain, entreprend un voyage initiatique où il devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien lettré rejeté des siens, qui l'identifie d'emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme.
Mon avis :7,5/10. Avec son Dead Man, Jim Jarmusch nous emporte dans un véritable voyage initiatique où nous arrivons en train pour repartir en barque sur la mer après avoir traverser les forêts, les terres indiennes tout comme les villes pouilleuses conquis par les anglais. On est balladé à travers ces différents décors et paysages dans une athmosphère envoutante qui vient de la mise en scène très sobre usant de longs plans séquences et d'un noir et blanc magnifié par une excellente photographie et qui s'accorde parfaitement avec la musique minimaliste de Neil Young usant juste de légères interventions de la guitare électrique. Cet atmosphère envoutant accompagne ces personnages errants et colle parfaitement avec le côté mystico-shamanique de ce western unique.
Ce magnifique personnage de Bill Blake taillé pour un grand Johnny Depp va voir son destin complètement chamboulé quand il se voit recevoir une balle tout près du coeur et se voit accusé d'un double meurtre. Du comptable naïf du départ, va naitre un tout autre homme conduit à la cruauté pour sa simple défense. Tout près de la mort il va commencer à renaïtre dans cette nature omniprésente à côté de personnes qui lui sont inconnus et qui vont lui apprendre la tolérance et lui ouvrir les yeux à l'image de ce merveilleux indien sobrement appelé Nobody et qui bénficie d'une très grande interprétation du trop rare Gary Farmer. Ce parcours philosophique va tout d'abord lui faire ouvrir les yeux sur lui même mais aussi sur cette culture indienne qu'il va se faire le défenseur chatiant ainsi les anglais responsables de leur extinction, que ce soit les trappeurs tueurs de bisons, le prêtre, le vendeur et les marshalls tueurs d'indiens ou encore les brigands qui ne respectent pas la vie à l'image de ce Cole Wilson cannibale ayant violés puis tués ces propres parents. Tout ces personnages qui croise la route des notre duo est servit par un casting qui ne manque pas de figures emblématiques, de véritables geules de cinéma à commencer par l'étonnant Iggy Pop que l'on n'attendait pas à pareille fête, mais aussi Lance Henriksen, John hurt, Robert Mitchum, Billy Bob Thornton, Alfred Molina ou encore Steve Buscemi.
Jarmusch à travers son personnage principal se fait pro-indien et reste fidèle à leur perception de la vie, leur philosophie ce qui donne au film son côté poétique qui couvre les scènes de violence. Cet position le rend unique car peu de réalisateurs on eu ce cran. A travers tout ces thèmes abordés (mort, chatiment, errance, recherche de sa voie,..) l'auteur n'en oublie pas pour autant son humour très froid qui le caractérise.

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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 11:12
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:01

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