Film brittanique. 1987. 1h56.
Sortie : 21 Octobre 1987
Réalisateur : Stanley Kubrick
Avec : Matthew Moldine (Enfer du dimanche, L'ile aux pirates), Adam Baldwin (independance day), Vincent d'Onorfio (JFK, Malcolm X, Men in black)
Genre : Guerre, Drame
Histoire : Pendant la guerre du Vietnam, la préparation et l'entrainement d'un groupe de jeunes marines, jusqu'au terrible baptême du feu et la sanglante offensive du Tet a Hue, en 1968.
Mon avis : 8,5/10. Après les Sentiers de la Gloire et Dr Folamour ,Kubrick affiche clairement son anti-militariste en s'attelant à la Guerre de Vietnam qu'il aborde avec un cynisme brut, rentrant droit dans le lard de l'armée américaine sans messages subliminaux auxquelles il nous avait habitué dans ces différentes oeuvres. Pour établir cette dénonciation à tout les étages, il base son film sur trois étapes différentes distinctes mais bels et bien complémentaires. La première partie, certainement la plus culte nous amène loin du bourbier vietniamien dans les camps d'entrainements des Marines , là où naissent les militaires où un véritable endoctrinement, une véritable aliénation se créé avec au départ des soldats insouciant qui sorte de leur formation prêt à tirer sur tout ce qui bouge sans la moindre ance d'humanité après avoir été tyranisé et humilié pendant des mois par le sergent Hartman qui rendra ses recrues soient totalement inhumains soient totalement fous comme le montre l'exemple de la Baleine. La seconde partie évoque la longue attente des Marines au Vietnam, l'occasion pour le spectateur de se rendre compte de la situation du pays hors des combats mais aussi de la désinformation au quotidien à travers le personnage de Guignol, marines reporter qui n'attend qu'une chose le combat pour pouvoir se défouler. Enfin la dernière partie est une opération armée dans les ruines de Hué qui se revèle être un fiasco et où les Marines se font abattre les uns après les autres par une sniper femme et dénote un manque d'improvisation flagrant de la part des Marines fidèle à leur formatage acquis lors du camp d'entrainement. Dans cette dernière partie, la mise en scène est vraiment excellente, Kubrick nous ballade d'un bout à l'autre du combat et l'hyperéalisme de certaines scènes est à couper le souffle. Kubrick nous offre donc bien plus qu'un simple film de guerre relatant les faits passés au Vietnam mais nous offre, preuves ultra réalistes à la clef, les grandes faiblesses de l'être humain et son inhumanité. A noter enfin une superbe B.O. entrainante qui contraste avec la cruauté des images bien qu'elle aussi au fond soit cynique la preuve étant le titre de cloture, "Paint it black" des Rolling Stones.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
Sortie : 21 Octobre 1987
Réalisateur : Stanley Kubrick
Avec : Matthew Moldine (Enfer du dimanche, L'ile aux pirates), Adam Baldwin (independance day), Vincent d'Onorfio (JFK, Malcolm X, Men in black)
Genre : Guerre, Drame
Histoire : Pendant la guerre du Vietnam, la préparation et l'entrainement d'un groupe de jeunes marines, jusqu'au terrible baptême du feu et la sanglante offensive du Tet a Hue, en 1968.
Mon avis : 8,5/10. Après les Sentiers de la Gloire et Dr Folamour ,Kubrick affiche clairement son anti-militariste en s'attelant à la Guerre de Vietnam qu'il aborde avec un cynisme brut, rentrant droit dans le lard de l'armée américaine sans messages subliminaux auxquelles il nous avait habitué dans ces différentes oeuvres. Pour établir cette dénonciation à tout les étages, il base son film sur trois étapes différentes distinctes mais bels et bien complémentaires. La première partie, certainement la plus culte nous amène loin du bourbier vietniamien dans les camps d'entrainements des Marines , là où naissent les militaires où un véritable endoctrinement, une véritable aliénation se créé avec au départ des soldats insouciant qui sorte de leur formation prêt à tirer sur tout ce qui bouge sans la moindre ance d'humanité après avoir été tyranisé et humilié pendant des mois par le sergent Hartman qui rendra ses recrues soient totalement inhumains soient totalement fous comme le montre l'exemple de la Baleine. La seconde partie évoque la longue attente des Marines au Vietnam, l'occasion pour le spectateur de se rendre compte de la situation du pays hors des combats mais aussi de la désinformation au quotidien à travers le personnage de Guignol, marines reporter qui n'attend qu'une chose le combat pour pouvoir se défouler. Enfin la dernière partie est une opération armée dans les ruines de Hué qui se revèle être un fiasco et où les Marines se font abattre les uns après les autres par une sniper femme et dénote un manque d'improvisation flagrant de la part des Marines fidèle à leur formatage acquis lors du camp d'entrainement. Dans cette dernière partie, la mise en scène est vraiment excellente, Kubrick nous ballade d'un bout à l'autre du combat et l'hyperéalisme de certaines scènes est à couper le souffle. Kubrick nous offre donc bien plus qu'un simple film de guerre relatant les faits passés au Vietnam mais nous offre, preuves ultra réalistes à la clef, les grandes faiblesses de l'être humain et son inhumanité. A noter enfin une superbe B.O. entrainante qui contraste avec la cruauté des images bien qu'elle aussi au fond soit cynique la preuve étant le titre de cloture, "Paint it black" des Rolling Stones.
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