Renaissance

Renaissance
Film français. 2006. 1h35.
Sortie :15 Mars 2006
Réalisateur :Christian Volckman
Avec : Robert Dauney, Crystal Sheperd-Cross, Isabelle Van Waes
Genre :Animation, Science Fiction
Histoire :2054. Dans un Paris labyrinthique où chaque fait et geste est contrôlé et filmé, Ilona Tasuiev, une jeune scientifique jalousée par tous pour sa beauté et son intelligence, est kidnappée. Avalon, l'entreprise qui emploie Ilona, fait pression sur Karas, un policier controversé, spécialisé dans les affaires d'enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue.
Karas sent rapidement une présence dans son sillage. Il n'est pas seul sur les traces d'Ilona et ses poursuivants semblent prêts à tout pour le devancer.
Retrouver Ilona devient vital : la jeune femme est l'enjeu d'une guerre occulte qui la dépasse. Elle est la clef d'un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance...
Mon avis :8/10. Pour une fois que les français révolutionne le cinéma mondial on ne va pas s'en plaindre. N'ayons pas peur des mots Renaissance est une vraie révolution grâce à son aspect éstéthique de toute beauté qui mélange les genres mixant du Sin City, du Max Payne et du Ghost in th shell, le tout dans un ensemble noir et blanc du meilleur effet avec un jeu de lumières parfait aussi, pour finir avec le côté esthétique le travail de motion capture pour l'expression du visage est emplement réussi ce qui donne plus de vivant à l'animation contrairement à des films du genre le Pole express. Mais comme l'éstéthique ne fait pas tout il a fallu ajouter une histoire plus qu'honorable se déroulant dans un sombre et pluvieux Paris des annnées 2050 et qui suit une ligne directrice très compréensible pour le lecteur qui prendra plaisir à voir évoluer les principaux protagonistes dans cette histoire certes pas très originale mais très efficace et qui nous fait pas nous casser la tête comme dans les mangas japonais. Après tout ça des relents patriotiques remontent en moins et me donnent espoir et fierté dans le cinéma français.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:15
Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:03

A Scanner Darkly

A Scanner Darkly
Film américain. 2006. 1h40.
Sortie :Octobre 2006
Réalisateur :Richard Linkater
Avec :Keanu Reeves (Speed, Matrix, Point break), Winona Ryder (Le livre de Jérémie, Un automne à New York, Beetlejuice), Robert Downey Jr. (Kiss Kiss Bang Bang, Raymond, Gothika)
Genre :Science Fiction, Animation
Histoire :Une banlieue d'Orange County, en Californie, en 2013. L'interminable et vain combat de l'Amérique contre la drogue se confond désormais avec sa guerre contre le terrorisme.
Le policier Bob Arctor, spécialiste réticent des missions d'infiltration, est contraint de jouer les taupes auprès de ses amis Jim Barris, Ernie Luckman, Donna Hawthorne et Charles Freck.
Lorsqu'il reçoit l'ordre de s'espionner lui-même, Arctor entame une inexorable descente dans l'absurde et la paranoïa, où loyautés et identités deviennent indéchiffrables.
Mon avis :8/10. Après Sin City en 2005, Rennaissance au début de l'année 2006, c'est au tour d'A Scanner Darkly d'apporter avec lui une nouvelle révolution graphique sur grand écran par son principe de la rotoscopie. A vrai dire celle-ci n'est pas une réelle innovation, puisque Richard Linkater l'avait déjà utilisé pour son film A Waking Life, assez anecdotique d'ailleurs et passé inaperçu en France. Parce qu'il faut le reconnaitre ce qui choque et impressione en premier lieu dans ce film, c'est son aspect graphique, qui provient du programme d'animation détenu par Linkater le Rotoshop, qui consiste à tourner d'abord les scènes en numérique avant de les retoucher afin de les transformer en dessin, ce qui donne un résultat assez spectaculaire, assez psychédélique aussi, ce qui colle parfaitement au scénario. Alors même si ce genre d'animation demande un petit moment d'adaptation, ce n'est que pour mieux en apprécier toutes les subtilités et la performance technique par la suite.
Mais cette qualité esthétique et graphique n'est pas la seule source d'interêt du film, loin de là même, puisque Richard Linkater avec la participation pour le script de Charlie Kauffman et Terry Gilliam, réussit une adaptation plus qu'honorable du roman de Phillip K. Dick, "Substance Mort", s'appuyant grandement sur l'expérience du monde de la drogue de ce roi de la science fiction, qu'il connu pendant plusieurs mois au début des 70's. Comme toujours le récit de K. Dick semble de prime abord assez inadaptable, tant il est dense et complexe, mais Linkater a su le simplifier, sans pour autant le dénaturer, en gardant tout l'interêt et les messages du récit de base, avec une psychologie des personnages vraiment intéressante ainsi qu'un suspense vraiment présent jusqu'au terme. Puisque si on est un peu emmêlé au début, au fur et à mesure et surtout grâce à un final à révélations et rebondissements, le film répond à la plupart des problèmes qu'il a posé. Un seul regret au final : le manque d'approfondissement et de durée du film, notamment sur un final réduit à son plus simple appareil.
C'est donc grâce au scénario, que la rotoscopie s'avère réellement utile et bénéfique, puisqu'elle retranscrit bien l'univers tripé des personnages, la paranoïa ambiante des personnage, les scènes délirantes où ils sont défoncés, mais aussi du côté malsain qui découle de ces addictions ainsi que de la double personalité du héros. Niveau psychologie des personnages, le script sonne encore une fois très juste, d'autant plus que les interprètes sont présent derrière le calque, à l'image d'un Keanu Reeves retrouvé dans un excellent double rôle, mais aussi de deux interprètes déjantés que sont Rory Cochrane et Robert Downey Jr., de l'amusant mais en retrait Woody Harelson et biensur de Winona Ryder toujours aussi belle et mystérieuse en dessin. Mais derrière tout cela, c'est une véritable critique du monde de la drogue qui est faites, puisque les personnages que l'on voient évolués, ne semblent pas évoluer (leurs conversations ne mènent la plupart du temps à rien), mais complètement englués dans ce mode de vie avec tout les inconvénients que ça comporte (habitat insalubre, paranoïa, schizophrénie, destruction du cerveau) sans pour autant culpabilisé et enfoncer encore plus ces usagers de drogues. En revanche les policiers ainsi que les centres de désintocication sont largement pointés du doigt comme témoins passifs de ces usagers qui se tuent à petit feu.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:17
Modifié le mardi 09 janvier 2007 08:29

Paycheck

Paycheck
Film américain. 2003. 1h58.
Sortie :25 Février 2004
Réalisateur :John Woo
Avec :Ben Affleck (Gone Baby gone, Clerks 2, Nowhere man), Uma Thurman (Ptites confidences à ma psy, Les producteurs, Jennifer 8), Aaron Eckhart (Dahlia noir, Conversation avec une femme, Nurse Betty)
Genre :Science fiction
Histoire :L'ingénieur Michael Jennings travaille sur des projets top-secrets, commandités par des sociétés de haute technologie. A l'issue de chaque mission, sa mémoire est "effacée" par contrat pour l'empêcher de divulguer la moindre information confidentielle. Puis un chèque substantiel lui est remis.
Mais cette fois, l'enveloppe ne contient aucun argent, que des objets hétéroclites : à en croire l'employeur, Jennings aurai renoncé par avance à ses honoraires habituels. Celui-ci découvre que ces objets sont autant d'indices relatifs à son passé - un passé "remis à zéro" dont sa mémoire n'a gardé que d'infimes traces. Un seul espoir pour percer ce mystère : la femme avec qui il travaille et qu'il aime depuis trois ans : Rachel.
Une course contre la montre s'engage. Jennings n'a que quelques heures pour recomposer le puzzle de sa vie et échapper à la vengeance de son implacable employeur.
Mon avis :7/10. A l'image d'un Michael Bay dans The Island, John Woo gros bourrin hollywoodien (Volte Face, Mission Impossible 2,...) se met lui aussi au thriller futuriste d'anticipation et comme pour son compatriote le résultat final est plutôt surprenant de par son efficacité ce qui fait de Paycheck l'un des meilleurs films de John Woo (là aussi le niveau n'était pas très relevé). John Woo mélange à merveille science fiction, scènes d'actions et suspense. De la science fiction de Phillipe K.Dick il garde la trame initiale sans vraiment l'approfondir (les effets désastreux suite à la découverte de son avenir), il y ajoute de l'action, domaine dans lequel il excèle évitant même de tomber dans le piège de l'invraisemblance avec une plaisante poursuite à moto et un final qui traine vraiment en longueur. Puis il ajoute à l'action et la SF un suspens hitchcockien avec une intrigue à l'ancienne où l'on suit les protagonistes dans un avenir programmée mais oublié où ils doivent survivre guidés par des indices préalablement sauvés. Enfin si il y a bien un domaine où Woo se démarque des autres gros bourrins d'Hollywood, c'est bien dans sa mise en scène dans laquelle il rend sans cesse hommage aux cinéastes d'antans avec des effets hitchcockiens plutôt plaisants. Alors bien que ce blockbuster ne fasse pas date dans l'histoire de la science fiction il reste un divertissement agréable avec une réalisation et une intrigue fluide avec des bonnes prestations de Ben Afleck et Uma Thurman même si on peut regretter que l'intrigue soit un peu trop souvent tiré par les cheveux à l'image des scènes d'actions.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:20
Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:02

Blade Runner

Blade Runner
Film américain. 1982. 1h57.
Sortie :15 Septembre 1982
Réalisateur :Ridley Scott
Avec : Harrison Ford (Indiana Jones, Hollywood homicide, Firewall), Rutger Hauer (Sin City, Confessions d'un homme dangeureux, Ladyhawke), Sean Young
Genre :Science Fiction
Histoire :An 2019: Los Angeles, ville decadente, emploie des humanoides dont la duree de vie est tres breve. Revoltes contre ce triste destin, quatre "repliquants" s'enfuient, poursuivis par un blade-runner, un tueur de repliquants.
Mon avis :8/10. Avec son Blade Runner, Ridley Scott posait il y a plus de vingt ans, les fondations du genre d'anticipation avec toute sa noirceur et sa froideur qu'on lui connait tout en se mélangeant à la science fiction d'époque. Cet atmosphère glauque et glaciale est parfaitement retranscrit dans ce film à travers un côté artistique très developpé par Scott que ce soit au niveau des décors de cette Los Angeles sans cesse sous la pluie et triste comme la mort ou encore que ce soit dans les jeux de lumières prépondérants de même que la musique légère et mélancolique de Vangelis.
Cet univers est magnifiquement mis en image et mérite vraiment son statut de chef d'oeuvre au niveau de l'ambiance tant cet univers créé est fascinant et ce sans effets numériques. Cependant au niveau du scénario on peut avoir une petite réserve quand au statut de chef d'oeuvre du film, tant le rythme est lent et l'action ne décolle pas vraiment. Heureuseument derrière on a le droit à un véritable déluge d'émotions inatendus venant des androïdes que ce soit à travers le personnage de Sean Young, totalement fabuleuse et qui fait parfaitement ressortir l'aspect humain de son personnage, de là à en venir plus humaine que les humains alors que d'un autre côté le personnage de Rutger Hauer réagit d'une manière plus violente à la même discrimination puis enfin le Blade Runner Deckard qui offre à Harrison Ford son meilleur rôle pour un personnage complexe qui doute et craint d'être un réplicant lui aussi comme ceux qu'il chasse. Au niveau de la réflexion comme au niveau de l'ambiance Ridley Scott est celui qui rend à ce jour le plus fidèlement une oeuvre de K.Dick à l'écran avec ces anticipations des dérives futuristes et de l'usage à tort des robots et leur retournement.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:21
Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:02

THX 1138

THX 1138
Film américain. 1971. 1h28.
Sortie :3 Novembre 1971
Réalisateur :George Lucas
Avec : Robert Duvall (Apocalypse now, Assanination of Richard Nixon, Le parrain), Donald Pleasence (Ombres et brouilliard, Dien Bien Phu, Halloween), Pedro Colley
Genre :Science Fiction
Histoire :Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s'identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d'assemblage de policiers-robots.
Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l'amour dans une société qui l'interdit formellement. Pour THX 1138, c'est désormais la prison qui l'attend...
Mon avis :7,5/10. Un film de Georges Lucas produit par Francis Ford Coppola aujourd'hui ne souffrirait d'aucunes contestations et n'aurait pas le moindre soucis pour se monter. Sauf que là on est en 1971, Coppola est devenu un personnage central du Nouvel Hollywood mais il ne fait pas l'unanimité, Lucas lui sort tout juste de l'école de cinéma où il s'est fait repéré grâce à son court-métrage futuriste THX 1138 : 4EB, la version courte de son premier long métrage. Cependant la Warner, qui voyait déjà d'un mauvais oeil le fait de confier un projet sommes toute si audacieux à un novice, monte le film à sa sauce insatisfait par la version de Lucas. Cet épisode dégoutera à jamais le cinéaste qui ne se risquera plus dans l'expérimental, se lançant d'abord dans un projet sans risques avec American Garfitti, pilier des teens movies, puis en construisant la saga intergalactique qu'est Star Wars qui lui assureront la création d'un véritable empire financier et artistique, loin de ses soucis du cinéaste semi-indépendant qu'il était lors de THX. Il aura donc fallu attendre 2004 pour voir le director's cut de THX 1138 qui en plus de nous offrir la version du montage de Lucas bénéficie d'un remastering et d'un travail graphique, avec de nouveaux outils qui n'existaient pas à l'époque. De fait le film ne semble pas avoir pris une ride, il est graphiquement intense, sublimement enrobé. L'expérience s'avère complètement unique, à l'instar du 2001 de Kubrick, le THX de Lucas s'impose comme une oeuvre à part, totalement expérimental et très sensorielle. Si aujourd'hui sa resortie lui permet de sortir des oubliettes, c'est tant mieux car il s'agit réellement d'un classique de la science-fiction, un des piliers de l'anticipation.
Les soucis du cinéaste sur l'avenir de l'Homme sont très proche des sujets d'inquiétudes de son époque sur l'évolution de la société capitaliste dans laquelle il vit. Celle-ci est marquée par une hausse énorme du progrès technique, qui se caractérise par une robotisation et par une informatisation de nombreuses branches d'activités. A terme c'est le contrôle des individus par ces méthodes qui est pointé du doigt. Le profit est largement mis en avant et donne lieu à des scènes incroyables comme celle d'une arrestation avorté car les fonds prévus pour celle-ci était dépassés.. La standardisation et la consommation de masse sont des facteurs importants de ces sociétés qui sont également mis en avant à travers le film qui montre l'aspect le plus exacerbé de cette situation puisqu'on assiste à une massification des individus qui ne distingue plus que par leur matricule. On voit poindre également le danger nucléaire à travers le travail principal de ce prolétariat du futur mais aussi le manque de localisation du pouvoir qui s'est largement étalé. Lucas joue donc au visionnaire et ne manque pas de nous alerter en nous offrant une bonne frousse. En effet le système qu'il nous montre n'a rien d'alléchant ni d'enviable. Les hommes vivent dans des sous-terrains, une partie d'entre eux travaillent à la chaine et ne s'octroient aucuns plaisir pendant que l'autre partie les surveillent, les épient pour voir si ils ne violent pas la loi qui n'accepte aucuns écarts. Ils construisent des robots afin d'assurer la sécurité et le bonne ordre du système. Il n'y a plus de vie car plus de plaisirs, seul les drogues permettent aux individus de continuer leur existence sans se plaindre. THX (un Robert Duvall enfin dans un premier rôle à la hauteur de son talent) qui voit clair, depuis que sa colocataire LUH lui a fait se rendre compte de la situation, va se mettre en tête d'aller à la surface de la Terre. Si le scénario parait plutôt basique comme cela, il s'avère pourtant riche et très intelligent, proposant de nombreux parallèles avec nos sociétés actuelles, même si on peut reprocher à Lucas de trop fortes analogies avec l'oeuvre d'Orwell. Par contre d'un point de vue de l'ambiance on ne peut rien lui redire, son style est vraiment impressionant et innovant. D'un point de vue graphique tout d'abord, le style est très posé, sauf pour quelques scènes d'actions parfaitement maitrisées (scène de poursuite avec les robots policiers à pied puis en motos), le design n'a rien du kitsch qui se faisait à l'époque. Les teintes principales noirs et blancs sont les révélateurs de cette mise en scène minimaliste propice à la contemplation, le blanc infinie de la prison est ô combien envoutant et marque cette nature expérimental à elle seule. Mais c'est biensur l'effet sonore qui est primordial dans l'ambiance (de là est née le son THX tout de même) avec une musique classique qui fait corps avec les images et un son d'une grande qualité.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:22
Modifié le mercredi 27 juin 2007 01:57