The island

The island
Film américain. 2004. 2h12.
Sortie :17 Aout 2005
Réalisateur :Michael Bay
Avec :Ewan McGregor (La chute du faucon noir, Bye bye love, Big fish), Scarlett Johanson (Le dahlia noir, The nanny diaries, The prestige), Djimon Hounsou (Gladiator, Le boulet, Bikerboyz)
Genre :Science fiction
Histoire :D'ici quelques décennies...
Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté.
Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...
Mon avis :7,5/10. Michael Bay pour son meilleur film à ce jour (le niveau n'était pas très élevé non plus) laissera tout de même une pointe de frustration à son spectateur tant la première partie du film était parfaite avant que le réalisateur ne retombe dans ses travers habituels de concentrés holywoodiens indigestes. La première partie centrée autour d'Ewan McGregor plante remarquablement bien le décor et l'intrigue, ce monde soutterain est parfaitement mis en image particulièrement que l'on ne peut enlever à Michael Bay avec l'avancée du personnage qui nous en apprend petit à petit un peu plus sur ce monde à travers ces diverses rencontres et rêves, avant que révélation soit faites après un peu moins d'heure, ce qui arrive un peu tôt dans le film. L'échappée du bunker de notre couple vedette est elle aussi assez bien faites et l'entrée dans un nouvel univers est pour le moins laucase et impregné d'humour notament dans la scène du bar ou à travers le personnage de Steve Buscemi qui par ailleurs se détache dans l'efficacité des interprétations dans son petit rôle d'ingénieur bourru.
A partir de la mort du personnage de Buscemi, s'entame une course poursuite qui va quasiment prendre le moitié du film et où l'on retrouve la vraie personnalité de Michael Bay avec l'enchainement de scènes d'actions certes spectaculaire et efficace mais surtout inutiles et déscribilisantes. Les scènes d'actions bien que lechées et toujours parfaite donnent des longueurs au film et donnent lieu à des scènes totalement incrédibles (scène du building qui s'écroule). Bay n'hésite pas à honorer ces très nombreux contrats publicitaires (Puma, Nokia, MSN, XBox,...) et ramène Ewan McGregor et Scarlett Johanson à de simples faires valoirs évoluant de niveau et criant ça et là. Le dernier tiers du film tentera de nous ramener à la trame initiale mais le mal était fait, Bay le bourrin était passé par là.
Au final l'essai de Bay dans le milieu de l'anticipation est tout de même réussit en y ajoutant bien évidemment sa patte habituel ce qui le rapproche d'un blockbuster futuriste tel qu'I-Robot.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:08
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:27

Bienvenue à Gattaca

Bienvenue à Gattaca
Film américain. 1997. 1h46.
Sortie :29 Avril 1998
Réalisateur :Andrew Niccol
Avec : Ethan Hawke (Lord of war, De grandes espérances, Taking lives), Uma Thurman (Kill Bill, Pulp Fiction, Be cool), Jude Law (Retour à Cold Mountain, Stalingrad, Minuit dans le jardin du bien et du mal)
Genre :Science fiction
Histoire :Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d'etudes et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine genetique impeccable. Jerome, candidat ideal, voit sa vie detruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, reve de partir pour l'espace. Chacun des deux va permettre a l'autre d'obtenir ce qu'il souhaite en dejouant les lois de Gattaca.
Mon avis :8,5/10. Gattaca ou tout simplement le must de l'anticipation allié à une émotion peu commune dans la science fiction. Andrew Niccol pose tout d'abord les bases d'un bon film d'anticipation avec un scénario implacable dénonçant les dérives des sociétés actuelles dans lesquelles la volonté d'uniformité et d'excellence de la population peuvent nous mener à l'eugénisme comme c'est le cas dans le film. La photographie est magnifiquement froide ,les décors sobres et austères de même que l'ambiance lente et pressante. La morale est puissante et d'actualité : "nous devons accomplir nos rêves sans prendre en compte les barrières à dépasser et les risques que cela implique".
Mais ce qui fait la force, à coup sur du film, c'est l'émotion qu'il véhicule à travers l'interprétation magique d'un trio qu'il ne l'est on ne peut moins. Tout d'abord Ethan Hawke qui joue avec sa double identitée Jérôme/Vincent jongle entre deux jeux distincts, le valide sur de lui ,doué pour tout et l'invalide qui ne croit pas en lui et cantoné à un rôle moindre dans la société. Ethan Hawke sait parfaitement s'effacé quand il doit laisser la place à un Jude Law des meilleurs jours très émouvant et parfaitement cynique ou à une Uma Thurman étonante de froideur et toujours très juste. Cette émotion est omniprésente de l'enfance de Vincent au final paradoxal (Vincent l'invalide part dans l'espace alors que Jérôme le valide se suicide) en passant par la rivalité entre les deux frères Ethan Hawke et Loren Dean en fil rouge du film comme pour ne pas oublier la morale du film.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:09
Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:04

Les fils de l'homme

Les fils de l'homme
Film brittanique. 2005. 1h50.
Sortie :18 Octobre 2006
Réalisateur :Alfonso Cuaron
Avec : Clive Owen (Dérapage, Inside Man, Bent), Julianne Moore (Le monde perdu, Evolution, Trust the man), Charlie Hunnam (Hooligans)
Genre :Thriller
Histoire :Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l'annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte - un fait qui ne s'est pas produit depuis une vingtaine d'années - et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection...
Mon avis :8,5/10. Adapté du roman de P.D. James, Les fils de l'homme s'inscrit d'ores et déjà comme une des meilleures oeuvres d'anticipations au cinéma, en plus d'être un des meilleurs films sorties en 2006. Si nombreux sont les films d'anticipations proposant un avenir post-nucléaires (qui plus est à Londres, lieu mythique de l'anticipation) où un régime totalitaire a pris le pouvoir et contrôle le peuple, tout en essayant de radier les opposants, jamais ne nous aura paru aussi réaliste et c'est peut-être là que réside la grande force de Children of Men. Le système totalitaire en place n'est pas si présent ni si tyrannique que dans la majorité des autres oeuvres traitant du même sujet. Même si leurs actions au final s'avèrent proche, leurs moyens d'actions sont différents, et ce système totalitaire ne semble plus être une parabole aux systèmes dictatoriaux du XXe siècle, mais bel et bien un prolongement, sommes toute réaliste, des pouvoirs en place dans nos démocraties qui ont une facheuse tendance à vouloir tout controler avec la force. Ainsi l'action se déroule aux alentours de 2040 mais la société semble avoir stagné après la guerre atomique, sauf sur de petits points de détails, la situation semble plus réel, le peuple n'agit pas en zombies, mais ils semblent cautionnés le sort reservés aux immigrés qui veulent rallier l'Angleterre qui sont parqués dans de véritables camps de concentrations, de même que tout ceux qui osent résister au pouvoir en place. L'histoire est très bien menée, le rythme ne s'essoufle jamais, le schéma suivit est classique mais terriblement efficace, le cynisme est très marqué, la fin est très intelligente et ne tombe pas dans la facilité du tout s'arrange. Malgré un côté sombre ultra-présent, on arrive à retirer quelques notes d'espoirs de ce film, car malgré tous ces drames, la vie arrive encore à se frayer un chemin.L'histoire est très profonde, l'émotion n'est en aucun cas galvaudé, le réalisme prime dans ce film, ce qui nous empêche pas d'assister à un grand spectacle, pour ce qui restera comme l'un des tout meilleurs blockbusters intelligents. Car c'est ça aussi la force de l'anticipation, c'est divertissant et ça véhicule beaucoup d'idées en même temps.
Côté technique donc, Alfonso Cuaron réalise donc la partition parfaite, une réalisation et une ambiance proche de la perfection, avec des dizaines d'inventivités, qui fourmillent tout au long du métrage, et des scènes qui laissent sur le cul. La violence de l'action n'est jamais simulé ce qui laisse quelques surprises aux spectateurs. Car c'est aussi ça Children of Men, c'est ces plans séquences dantesques qui relèvent pour certains du jamais vu à l'écran, qui ont tous un effet extraordinaire sur le spectateur. De plus le suspense est parfaitement travaillé, l'image au plus proche de l'action multiplie la tension à tel point qu'à certains moments on se retient de respirer pendant un bon moment tellement on est scotché au siège. C'est d'abord le plan séquence qui aboutira au meutre de Julian (courte mais bonne apparition de Julianne Moore) qui laisse pantois tant on est surpris par l'aisance avec laquelle la caméra se ballade dans la voiture, ensuite c'est lorsque Théo et Kee vont s'échapper du groupuscule de rebelles en pleine campagne où la tension montera très haut quand la voiture ne voudra pas démarrer et qu'ils seront poursuivis, et enfin c'est lors de la prise d'assault d'un immeuble où est retenue Kee dans le camp de concentration que l'on aura droit à un troisième plan séquence de toute beauté. Souvent caméra à l'épaule, Cuaron filme l'action avec l'aisance et le réalisme d'un Michael Mann et nous montre toute sa capacité dans une seconde partie, qui se résume à une course poursuite dantesque qui finira dans une barque, durant laquelle on sera passé par tous les stades émotifs. De plus l'ambiance s'avère tout simplement exceptionnelle, de part d'abord une bonne bande son 70's, puis par la photo froide mais ô combien sublime, alors que les jeux de lumières sont splendides et permettent à Cuaron de faire de petites pauses et de petites poses contemplatives relaxantes entre deux scènes d'actions. Pour couronner le tout le casting est à la hauteur de la puissance technqiue et scénaristique de l'oeuvre, avec un Clive Owen qui prend toute sa dimension avec le personnage complexe dont il rêvait, la jeune Claire Hope-Ashitey est très convaincante alors que Michael Caine en vieux babas-cool déchu fait une apparition très remarqué. Autant dire que ce film ne manque de rien, si ce n'est de cris d'enfants. Mais la preuve que Cuaron a pensé à tout, puisque le générique débute sur ces cris ce qui a pour conséquence d'achever émotionellement le spectateur.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:10
Modifié le jeudi 12 avril 2007 09:20

Cypher

Cypher
Film américain. 2002. 1h35.
Sortie :26 Mars 2003
Réalisateur :Vincenzo Natali
Avec :Jeremy Northman (Mimic, Gosford park, Crime contre l'humanité), Lucy Liu (Slevin, Kill Bill, Jerry Maguire), Nigel Bennett
Genre :Espionnage, Science Fiction
Histoire :Morgan Sullivan n'aime pas la vie qu'il mène. Il rêve de grands voiliers, d'aventures et il se retrouve comptable dans une banlieue avec une femme qui ne le regarde même plus.
Décidé à changer de vie, il intègre Digicorp, une étrange société spécialisée dans le renseignement industriel. Sa nouvelle fonction est autrement plus excitante : il doit espionner, s'infiltrer chez la concurrence, saisir des informations stratégiques et les rapporter à son patron, Finster.
Sa rencontre avec la très belle et très mystérieuse Rita va pourtant semer le trouble dans sa nouvelle existence. La jeune femme lui révèle qu'il serait la victime d'une machination qui a pour but de lui laver le cerveau. Morgan se trouve bientôt pris au coeur d'un engrenage : fiction ou réalité ?
Mon avis :7,5/10. Cypher est un curieux mais réussit mélange entre espionnage et anticipation. Tout au niveau esthétique la réalisation de Vincenzo de Natali est parfaitement soigné et très claire donnant l'impression d'un monde parfait (référence à Ilona incontestable) à travers ces effets visuels inspirés des plus grands qui nous plonge dans un monde hypnotique, irréel et justement surfait sans pourtant abusés des effets spéciaux inutiles laissant plutôt la place à une intrigue lente mais inquiétante.
De Natali s'impose avec ce film en maitre de la science fiction après son Cube et en manque en aucun d'originalité la preuve encore avec Cypher qui bénéficie d'un scénario bien ficelé qui laisse place à de nombreux rebondissements, où la pression monte petit à petit plus on en apprend sur la situation du personnage qui se révèle être pris dans un immense piège entre les différentes firmes. Le rebondissement final quant à lui vous laissera certainement perplexe et vient certainement de loin dans les esprits des scénaristes tant il est farfelu et dommage pour le reste du film pourtant si logique. Autant les deux premiers tiers, le spectateur est baladé dans une histoire justement tordue, autant dans le dernier le mot tordue prend un autre sens tant on tombe dans les clichés de la SF tant au niveau des décors que des rebondissements ahurissants. Vraiment dommage d'autant plus que jusque là les deux interprètes principaux Jeremy Northam et Lucy Liu avait été parfait apportant leur charme et leur talent.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:12
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:27

Final Cut

Final Cut
Film américain. 2003. 1h35.
Sortie :23 Février 2005
Réalisateur :Omar Naim
Avec :Robin Williams (Jakob le menteur, Flubber, Jack), Jim Caviezel (High crimes, Fréquence interdite, La passion du Christ), Mira Sorvino (Summer of Sam, Quiz show, Maudite aphrodite)
Genre :Science Fiction, Thriller
Histoire :Evoluant dans un univers futuriste, les gens portent dorénavant des puces électroniques qui enregistrent leurs moindres faits et gestes. Lorsqu'ils décèdent, ces puces sont retirées, et les images enregistrées tout au long de leur vie peuvent alors être montées et diffusées lors de leurs obsèques.
Mais un jour, Alan Hakman, l'un des "monteurs" les plus demandés, retrouve pendant l'un de ces montages une image de son enfance qui le hante depuis toujours. Cette découverte va l'amener à chercher la vérité sur sa propre histoire...
Mon avis :6,5/10. Ce film d'anticipation qui n'en est pas vraiment un, nous présente un monde proche mais alors vraiment très proche du notre à un seul point près, la possibilitée d'enregistrer tout les faits et gestes de nos vies via une puce intégré au cerveau que l'on retire après la mort afin de faire partager sa vie à sa famille. Ce film indépendant se débrouille très bien dans la catégorie anticipation avec sa force de réflexion pour le spectateur, sa narration impeccable et des interventions d'acteurs renomées tels que Jim Caviezel ,qui a troqué son costume du Christ pour celui d'anti-puce, ou Robin Williams dasn un rôle à la froideur proche d'un "Photo Obsession".
Alors malgré une seconde partie un peu déroutante et pas à la hauteur d'une très astucieuse première partie, on peut et on se doit de féliciter Omar Naim qui réalise la une oeuvre plus que correcte ne manquant pas d'originalité et qui laisse présager encore mieux de sa part.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:13
Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:03