Equilibrium

Equilibrium
Film américain. 2002. 1h47.
Sortie :9 Juillet 2003
Réalisateur :Kurt Wimmer
Avec :Christian Bale (The machinist, American Psycho, Le nouveau monde), Emily Watson (Les noces funèbres, Gosford Park, Moi,Peter Sellers)
Genre :Science Fiction
Histoire :Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n'existent plus, supprimées par l'absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S'ils sont pris à jeun, c'est la peine de mort assurée.
John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n'a pas le temps de s'en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d'émotions. Victime d'un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l'enquête sur ce nouvel état de vie.
Mon avis :7,5/10. Kurt Wimmer pour sa seconde réalisation frappe un grand coup avec ce blockbuster futuriste d'anticipation réellement intelligent et poignant. Pour un film à grand spectacle, car c'est ce qu'il est, Equilibrium est un film d'une étonnante noirceur retranscrite à l'écran par des décors glauques toujours dans des tons noir, gris ou blanc, ajouté à ce monde régitpar des règles très sevère dans un but de paix où tout les habitants sont drogués pour ne plus rien ressentir ce qui se reflète à travers des personnages plus froid les uns que les autres et plus formatisés les uns que les autres avec par exemple l'attitude inquiétante du fils de Preston ou les allocutions monotones du Père en guise de lavage de cerveau justifiant ses actes. Wimmer a su ajouté à cet univers glauque de réels moments dramatiques à commencer par l'éxécution d'une froideur glaciale de Partridge (Sean Bean) par son co-équipier John Preston (Christian Bale) mais aussi à travers la découverte des sentiments par Preston puis avec en point culminant la mort de Mary (Emily Watson) dans l'incinérateur.
Le scénario est réellement sans failles, très cohérent et justement philosophique, même on peut regretter que la fin soit si rapide par rapport au reste, enfin côté suspense on est gaté puisque les rebondissements tout au long du film ne manque pas, sans pour autant être excessif. Au niveau des combats Wimmer crée un mini révolution avec son gun fight très efficace, très spectaculaire et parfaitement rythmé par la musique de Klaus Badelt. Enfin côté interprétations elles sont très bonnes, Christian Bale est plus convaincant que jamais, Emily Watson est elle émouvante en résistante enfin William Fichtner se révèle sur grand écran.

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Bandes annonces
# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:00
Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:04

Dark City

Dark City
Film américain. 1998. 1h35.
Sortie :20 Mai 1998
Réalisateur :Alex Proyas
Avec :Rufus Sewell (Paris je t'aime, L'élue, The extremists), William Hurt (A history of violence, Syriana, Le village), Richard O'Brien (Midnight movies, Donjons & dragons, Jubilee), Jennifer Connelly (Requiem for a dream, Dark water, Hulk)
Genre :Fantastique
Histoire :Un matin, un homme se reveille dans une chambre d'hotel. John Murdoch decouvre qu'il est recherche pour une serie de meurtres sadiques. Cependant, il ne se souvient de rien. Traque par l'inspecteur Bumstead, il cherche a comprendre et part a la recherche de son identite. Il s'enfonce dans un labyrinthe mysterieux ou il croise des creatures douees de pouvoirs effrayants. Grace au docteur Schreber, Murdoch reussit a se rememorer son passe et la serie d'atroces assassinats dont il est le suspect numero un.
Mon avis :7,5/10. Dark City c'est avant tout un film d'ambiance exceptionel où Alex Proyas nous plonge dans un univers glauque, crade et très sombre dans un style mélangeant le rétro, le gothique et les comics sombres (d'ailleurs l'ésthétique du film se rapproche de Batman version Burton).L'ambiance est amplifié par la présence inquiétante de ces étrangers qui dirigent le monde en étudiant des humains leur faisant prendre la forme qu'ils souhaitent. Ces extraterrestres qui ressemble à des personnages de de SF des années 70 style Star Trek avec leur voix synthétisés et leur look unique. Enfin côté estéhtique on ne peut qu'aplaudir Alex Proyas et sa magnifique mise en scène que ce soit dans la scène d'introduction dans la salle de bain ou celle des escaliers.
Côté scénario Dark City passe à deux doigts du chef d'oeuvre, mais se contentera de rester "seuleument" un modèle du genre, puisque si l'intrigue est parfaitement emmenée on se rend vite compte que le film s'essoufle peu à peu et que la fin traine en longueur en plus d'être un décevante et banale. Cependant l'excellent casting compense les défaults du scénario puisqu'on y retrouve Rufus Sewell dans le rôle de sa vie, le toujours excellent William Hurt, la charmante Jennifer Connely et l'effrayant Richard O'Brien dans un rôle qui lui va à merveille.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:01
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:28

Passé virtuel

Passé virtuel
Film americano-allemand. 1999. 1h40.
Sortie :18 Aout 1999
Réalisateur :Josef Rusnak
Avec :Craig Bierko (Cinderella man, Scary Movie 4), Armin Mueller-Stahl (Mission to mars, Kafka, Le pacificateur), Gertchen Mol (Donnie Brasco, Le cygne du destin, Celebrity)
Genre :Science Fiction
Histoire :Passionné de logiciels et des années trente, Hannon Fuller est parvenu à recréer l'époque qu'il affectionne, dans laquelle il peut se projeter. Au cours d'un de ses voyages virtuels, il fait une découverte aussi fascinante qu'effrayante, dont il cherche à faire part à son associé, Douglas Hall. Malheureusement, il est assassiné avant d'avoir pu communiquer son secret. Pour l'inspecteur McBrian, Douglas devient le suspect ideal. Pour prouver son innocence, Douglas décide de trouver l'assassin de son ami dans son passé virtuel.
Mon avis :6,5/10. Loin d'inquiéter d'inquiéter les musts de l'anticipation avec son film académique, se rapprochant plus de la série B qu'autre chose, le réalisateur allemand Josef Rusnak grâce à un scénario ingénieux gardant les réussites des films d'anticipations arrive tout de même à nous faire passer un agréable moment même si la sensation que le film soit d'un haut niveau ne dure pas longtemps. En effet contrairement aux autres films du genre l'intrigue ne dure pas longtemps, les indices sont trop gros pour qu'elle tienne la route. Niveau réalisation on notera tout de même un point positif, la séparation entre les trois mondes est bien restranscrite avec notament un Los Angeles de 1937 parfaitement mis en image tout comme le Los Angeles futuriste qui sont cependant pas très utilisés et laisse le plus souvent la place au Los Angeles actuel sans grande originalité.
Même si on se laisse prendre au jeu d'une première partie agichante avec ses immersions dans un monde virtuel, l'histoire avec l'apparition d'une seconde intrigue et l'intégration d'une histoire d'amour perd en punch et devient plus brouillone. Dommage d'autant plus que l'idée était là mais la réalisation un peu insipide et les interprétations sans panaches font vite tomber ce film de science fiction comme film de seconde zone.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:03
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:28

1984

1984
Film brittanique. 1h53. 1984.
Réalisateur :Michael Radford
Avec : John Hurt (Elephant Man, Midnight express, V pour Vendetta), Richard Burton (Exorciste 2), Suzana Hamilton (Exorciste 2)
Genre :Science Fiction
Histoire :Manipulant et contrôlant les moindres détails de la vie de ses sujets, Big Brother est le chef spirituel d'Oceania, l'un des trois Etats dont la capitale est Londres. Le bureaucrate Winston Smith travaille dans l'un des départements. Mais un jour il tombe amoureux de Julia, ce qui est un crime. Tous les deux vont tenter de s'échapper, mais dans ce monde cauchemardesque divisé en trois, tout être qui se révolte est brisé.
Mon avis :7/10. 1984, adaptation du chef d'oeuvre littéraire de George Orwell écrit en 1948 et qui a eu droit à une première adaptation dans les années 50, apparait comme une oeuvre cinématographique majeure qui inspira sans aucuns doutes la vague des films d'anticipation que l'on connait depuis le milieu des années 90. Ceux-ci nous présente un futur sombre et cynique, où le peuple est complètement annihilé par son travail et par le bourage de crâne du système totalitaire en place, l'action se déroulant d'ailleurs souvent dans un Londres seul rescapé du désastre nucléaire qui a entrainée cette situation. Pour décrire ce système totalitaire en place, Orwell s'était grandement inspiré du système soviétique, Big Brother étant l'alter-ego de Staline, alors que le traitre Goldstein, bouc émissaire de service, semble être celui de Léon Trosky. Il en avait repris les grandes idées:- la désinformation constante, notamment sur les chiffres et la réalité historique pour garder le peuple à sa botte, en y ajoutant un manipulation de leur passé pour mieux les controler. - faire mine de placer le prolétariat au centre du régime alors qu'ils sont les grands délaissés de celui-ci. - embrigadement des enfants que l'on encourage à dénoncer leurs parents, le seul amour qu'ils doivent avoir étant pour Big Brother. - Surveillance accrue de la population qui va ici jusqu'à une télésurveillance au quotidien et dans toutes les situations. - Un accès à la culture de plus en plus réduit qui va ici jusqu'à une réduction des mots autorisés par le dictionnaire.
Dans son adaptation Michael Radford reste très fidèle à Orwell reprenant l'intégralité de ces aspects, tout en appuyant plus sur certains que sur d'autres. Si l'influence soviétique du parti est grande, le système en vigeur à Océania s'inspire d'un peu tout les totalitarismes et les fascismes que l'on aurait "futurisés". Tous les éléments de la vie quotidienne des habitants de cet Etat sont détaillés, ce qui nous offre des moments assez forts notamment pour ce qui est des deux minutes de haine quotidienne envers le traitre Goldstein. Le déroulement de l'histoire est tout à fait compréensible, même si la narration risque d'en dérouter plus d'un, puisque peur d'éléments nous indiquent comment en est-on arrivés à un tel monde. La réalisation est vraiment bonne, des moments forts nous sont proposés comme ces scènes de tortures à la fin, où encore quand notre héros revit son enfance, avant que son passé ne soit modifié en même temps que sa perception des choses. De plus John Hurt est réellement exceptionnel dans ce rôle, qui s'avère être l'un de ces plus grands avec celui d'Elephant Man. Richard Burton pour sa dernière apparition et Suzanna Hamilton s'en sortent eux aussi très bien. Cependant le film souffre d'une trop grande lenteur, à aucun moments, même lorsque l'action s'envole, l'émotion s'emballe et ce malgré les grandes performances d'acteurs. Il y a manque cruel de rythme qui entrave au bon fonctionnement émotionnel de l'oeuvre, Radford n'utilisant pas au maximum le cynisme et la force de l'histoire d'Orwell.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:04
Modifié le jeudi 26 juillet 2007 07:08

La jetée

La jetée
Film français. 1962. 29min.
Réalisateur :Chris Marker
Avec : Helene Chatelain, Davos Hanich, Jean Négroni
Genre :Fantastique
Histoire :Des savants post-nucleaires traquent le passé dans les rêves d'un cobaye humain pour capturer l'espace-temps. Envoyé dans le passé, le héros de La Jetée doit permettre l'ouverture d'un corridor temporel : le futur est la prison des hommes, qui se retrouvent terrés tels des rats suite à la troisième guerre mondiale. L'homme qui est choisi pour cette mission a des facultés de mémoire fortes : il a en effet été marqué dans son enfance par une image indélébile...
Mon avis :8/10. S'agit-il vraiment d'un film? Chris Marker, artiste de la Nouvelle-vague, ancré dans son temps réalise une oeuvre pop-art qu'il définira de roman-photo plutôt que de film. En réalité dans ce moyen-métrage, le réalisateur français mélange différents formes d'art, la photographie, l'écriture et biensur le cinéma qui résulte de ce montage et de ce mixage. Mais la question n'est pas vraiment là, le fait est que cette oeuvre expérimentale unique, particulièrement envoutante, restera à jamais gravé dans les mémoires, atteignant aujourd'hui le statut de culte pour beaucoup de personnes. Si La jetée est très fortement impregné par le Vertigo d'Hitchcock, il pose les bases d'une nouvelle forme de la science-fiction plus noire, plus réaliste, plus engagé : l'anticipation. D'ailleurs l'une des plus grandes oeuvres d'anticipation est directement inspiré de l'oeuvre hybride de Marker, il s'agit de l'armée des douze singes de Terry Gilliam, où le colosse Bruce Willis prend la place du cobaye occupé par Davos Hanich dans la Jetée, afin de trouver dans le futur la clé de la sauvegarde de l'espèce humaine. Marker restera fidèle à l'expérimentation tout au long de sa carrière, réalisant différents reportages qui lui tiennent à coeur à travers une batterie de courts et moyens métrages tous plus originaux les uns que les autres. On ne pourra jamais lui reprocher cette indépendance. Son mot d'ordre semble être de faire le mieux possible avec le minimum de moyens pour cela.
La jetée en est le parfait exemple. Il s'agit d'un montage de photos censé nous raconter une histoire sur lequel on acolle le récit narré par la voix de Jean Nérogi, très à l'aise dans cette exercice. Si l'expérience de prime abord ne semble pas emballante, le résultat final est édifiant, l'ambiance crée est unique, l'histoire est parfaitement bien ficelé. Le film s'avère étonament envoutant, crée en nous une impression unique, que seuls les oeuvres expérimentales procurent. Les plans sont très soignés, le noir et blanc rend très bien, la narration est très douce, puis la musique classique finit de nous emporter. Ajouter à cela des effets sonores (des chuchotements qu'on devine en allemand, des bruits sourds tout droit débarqués de l'inconscient) particulièrement angoissant qui prennent à la gorge, et vous obtenez une ambiance plutôt glauque foncièrement fascinante. Le montage des photos bien que rythmé, donne forcément un sentiment de lenteur, particulièrement envoutant. Ainsi la poésie des scènes fantasmés à partir des souvenirs et des projections dans le futur, s'emboite parfaitement aux situations bien réelles vécus par le personnage, détenus et cobayes, des vainqueurs de la troisième guerre mondiale qui ont oubliés de réfléchir avant de poser une bombe nucléaire et qui se retrouve dans ces exigües sous-sols parisiens, prisonniers du temps. Le voyage dans les souvenirs est bluffant et le twist final reste vraiment impressionant. Après pour ce qui est de la compréenssion de l'oeuvre, le cinéaste laisse beaucoup de libertés d'interprétations à son spectateur.

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# Posté le samedi 29 juillet 2006 18:06
Modifié le jeudi 05 avril 2007 17:14