Film américain. 2004. 2h08.
Sortie : 22 Février 2006
Réalisateur : Stephan Gaghan
Avec : George Clooney (Intolérable cruauté, O'Brother, Haiih Caesar), Matt Damon (La mémoire dans la peau, Ocean's eleven), Jeffrey Wright (Shaft, Basquiat, Broken flowers)
Genre : Espionnage, thriller
Histoire : L'héritier du trône d'un émirat arabe, le Prince Nasir, réformiste et progressiste, décide d'accorder les droits de forage de gaz naturel à une compagnie chinoise, au détriment du géant texan Connex Oil.
Connex rachète alors la petite compagnie Killen, une fusion qui attire l'attention du Ministère de la Justice à Washington. Benett Holiday, ambitieux avocat du cabinet Sloan Whiting, veille au bon déroulement de cette opération douteuse.
Bob Barnes, vétéran de la CIA qui se préparait à "pantoufler", se voit proposer une dernière mission : éliminer le prince Nasir.
Bryan Woodman, expert en ressources énergétiques, se rend à un gala organisé par le Prince Nasir. Son jeune fils meurt accidentellement lors de cette soirée.
Ces événements auront une incidence directe sur la vie d'un jeune ouvrier pakistanais de la Connex.
Mon avis :7.5/10. A l'image de la géo-politique du Moyen-orient, Syriana est pour le moins confus tout du moins pendant une large partie du film avant le dénouement final où la relation des quatres histoires parallèles s'affichent au grand jour. La confusion voulut ou non de l'intrigue mené par Stéphane Gaghan n'est pas du meilleur effet et demande une totale concentration du spectateur même si elle dénote une totale implication du réalisateur que l'on sent concerné par ce sujet brulant mais qui malheureuseument n'apprendra pas grand chose aux personnes qui s'intéresse de prêt ou de loin au sujet et qui parait aussi plutôt compliqué d'accès pour le large public à l'inverse d'un Lord of War.
Passé ce point négatif, Gaghan conserve de nombreux points positifs dans sa réalisation avec tout d'abord un scénario très bien ficelés qui ne laisse pas la place à l'ennui avec l'enchevêtrement des quatres histoires parallèles (et non trois comme peut le sugérer l'affiche), qui a toute fois un peu de mal dans les liaisons. Ensuite Gaghan dispose d'une pléiade d'acteurs très convaincants à commencer par ces deux têtes d'affiches Matt Damon et Georges Clooney mais aussi des acteurs qui méritent d'être mieux connu comme Alexander Siddig ou Mazhar Munir. Enfin Gaghan ne tombe pas dans le piège manichéen classique et tout le monde en prend pour son grade arabes ou américains, de plus on distingue différentes positions dans chacun des deux camps. Ainsi côté arabe on distingue :- les pros-américains, au pied et à la botte des américains pour qui ne compte que leur enrichissement personnel au côté d'un partenaire solide; - Les intégristes musulmans qui recrutent du côté des pauvres, des chomeurs pour en faire des martyrs à leurs services et ainsi attaqués les puissances occidentales implantés dans leur pays; - Ceux qui cherchent une alternative au partenariat américain sans pourtant renier le système occidental qu'ils souhaitent imiter dans leur pays en redistribuant les richesses économiques et en gérant mieux leurs richesses naturelles.
A travers ce film très parlant, plutôt lent sans action à outrance (bref et intense), Gaghan dénonce avec beaucoup d'ironie (armes fournis par la CIA pour l'attentat qui vise la plateforme pétrolière américaine, l'agent de la CIA qui a décidé de se repantir suite à sa manipulation qui est tué en même temps que celui qu'il voulait sauvé....), les agissements américains au Proche Orient où l'hypocrisie, la manipulation et l'élimination pure et dure sont monnaies courantes. En un mot : cynique (presuqe défaitiste).
Donne toi aussi ton avis sur ce film
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Sortie : 22 Février 2006
Réalisateur : Stephan Gaghan
Avec : George Clooney (Intolérable cruauté, O'Brother, Haiih Caesar), Matt Damon (La mémoire dans la peau, Ocean's eleven), Jeffrey Wright (Shaft, Basquiat, Broken flowers)
Genre : Espionnage, thriller
Histoire : L'héritier du trône d'un émirat arabe, le Prince Nasir, réformiste et progressiste, décide d'accorder les droits de forage de gaz naturel à une compagnie chinoise, au détriment du géant texan Connex Oil.
Connex rachète alors la petite compagnie Killen, une fusion qui attire l'attention du Ministère de la Justice à Washington. Benett Holiday, ambitieux avocat du cabinet Sloan Whiting, veille au bon déroulement de cette opération douteuse.
Bob Barnes, vétéran de la CIA qui se préparait à "pantoufler", se voit proposer une dernière mission : éliminer le prince Nasir.
Bryan Woodman, expert en ressources énergétiques, se rend à un gala organisé par le Prince Nasir. Son jeune fils meurt accidentellement lors de cette soirée.
Ces événements auront une incidence directe sur la vie d'un jeune ouvrier pakistanais de la Connex.
Mon avis :7.5/10. A l'image de la géo-politique du Moyen-orient, Syriana est pour le moins confus tout du moins pendant une large partie du film avant le dénouement final où la relation des quatres histoires parallèles s'affichent au grand jour. La confusion voulut ou non de l'intrigue mené par Stéphane Gaghan n'est pas du meilleur effet et demande une totale concentration du spectateur même si elle dénote une totale implication du réalisateur que l'on sent concerné par ce sujet brulant mais qui malheureuseument n'apprendra pas grand chose aux personnes qui s'intéresse de prêt ou de loin au sujet et qui parait aussi plutôt compliqué d'accès pour le large public à l'inverse d'un Lord of War.
Passé ce point négatif, Gaghan conserve de nombreux points positifs dans sa réalisation avec tout d'abord un scénario très bien ficelés qui ne laisse pas la place à l'ennui avec l'enchevêtrement des quatres histoires parallèles (et non trois comme peut le sugérer l'affiche), qui a toute fois un peu de mal dans les liaisons. Ensuite Gaghan dispose d'une pléiade d'acteurs très convaincants à commencer par ces deux têtes d'affiches Matt Damon et Georges Clooney mais aussi des acteurs qui méritent d'être mieux connu comme Alexander Siddig ou Mazhar Munir. Enfin Gaghan ne tombe pas dans le piège manichéen classique et tout le monde en prend pour son grade arabes ou américains, de plus on distingue différentes positions dans chacun des deux camps. Ainsi côté arabe on distingue :- les pros-américains, au pied et à la botte des américains pour qui ne compte que leur enrichissement personnel au côté d'un partenaire solide; - Les intégristes musulmans qui recrutent du côté des pauvres, des chomeurs pour en faire des martyrs à leurs services et ainsi attaqués les puissances occidentales implantés dans leur pays; - Ceux qui cherchent une alternative au partenariat américain sans pourtant renier le système occidental qu'ils souhaitent imiter dans leur pays en redistribuant les richesses économiques et en gérant mieux leurs richesses naturelles.
A travers ce film très parlant, plutôt lent sans action à outrance (bref et intense), Gaghan dénonce avec beaucoup d'ironie (armes fournis par la CIA pour l'attentat qui vise la plateforme pétrolière américaine, l'agent de la CIA qui a décidé de se repantir suite à sa manipulation qui est tué en même temps que celui qu'il voulait sauvé....), les agissements américains au Proche Orient où l'hypocrisie, la manipulation et l'élimination pure et dure sont monnaies courantes. En un mot : cynique (presuqe défaitiste).
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