Film américain. 2006. 2h17.
Sortie :15 Février 2006
Réalisateur : James Mangold
Avec : Joaquin Phoenix (The yards, La nuit nous appartient, Le village), Reese Whiterspoon (SFW, Sexe intentions, American Psycho), Shelby Lynne
Genre :Biopic
Histoire :En retraçant le destin du chanteur country-rock Johnny Cash, Walk the line évoque la naissance d'un nouveau style d'artiste, celle d'un homme qui au-delà de ses colères, des ravages de la dépendance et des tentations du statut de star, a tout dépassé pour devenir une icône.
C'est aussi le parcours d'un homme qui, du fond de la période la plus noire de sa vie, a été porté par une histoire d'amour fusionnelle avec June Carter. Leur passion a nourri son art tout au long de sa vie.
Cette saga est marquée par les thèmes qui feront la force de la musique de Cash et
de son style minimaliste : la mort, l'amour, la trahison, le péché, l'espoir et la foi.
Mon avis :7,5/10. Walk the line marque une nouvelle étape dans la filmographie de James Mangold, dans un genre encore différent, se laissant aller à la mode du biopic, après avoir touché à la comédie douce amère, la comédie romantique, le drame, le policier et le thriller. Ceci tendrait à confirmer le manque de personnalitée du cinéaste constaté lors de ces précédents ouvrages qui n'ont guère de chose en commun et qui manque tous clairement d'originalité même si à chaque fois il a su faire preuve d'une technique de mise en scène plutôt bonne, ce qui se confirme ici où il rend sa meilleure copie technique avec Identity grâce notamment à une photo de toute beauté. Encore une fois avec Walk the line, il reste sur les plates bandes du genre auquelle il s'atelle en montrant qu'il connait tous les rouages du biopic, maitrisant son sujet, rendant une copie propre mais manquant encore une fois d'originalité. Il connait son métier, il est le genre d'employé qui réalise toujours ces commandes propres, promptement sans causer de soucis, donnant au public un résultat divertissant, parfois émouvant mais aussi à bien des égards superficiel. Ici toutes les étapes classiques du biopic y passe. La structure du film est basé sur le principe du flash-back et il s'avère très linéaire. On a d'abord le droit à l'enfance douloureuse, marqué par l'ingratitude du père et le drame du frère aimé de tous qui s'en est allé trop tôt. On poursuit par les débuts poussifs de la future star de la folk américaine, qui est véritablement le seul à croire en sa musique, pas du tout poussé par sa première femme, image typique d'un mariage de jeunesse raté. Avec le succès vient la déchéance, l'artiste tombe dans l'alcool et les drogues (barituriques, amphétamines,...), il se rend que son entourage est en carton et va achever cette descente aux enfers par un séjour au mitard.
Voilà donc un exercice profondément classique qui tend clairement à confirmer le manque d'originalité et de personnalité de Mangold. Mais si il y a bien une seule constante dans son oeuvre c'est le fait de s'attacher à des personnages en quête d'identitée, des êtres pertubés qui se cherchent. Tout ceci avec un traitement très sentimentaliste, qui vire à l'excès parfois, mais qui avec un peu plus d'attention et de profondeur aurait pu rendre son oeuvre clairement plus poétique. Ainsi il n'est pas vraiment étonnant de voir le cinéaste insister sur la relation entre Johnny Cash et June Carter, celle qui donnera une véritable raison de vivre à la star du folk, celle qui l'aidera à sortir de la déchéance et celle qui deviendra, en plus de son épouse, sa véritable source d'inspiration jusqu'à la fin de sa carrière. Cette histoire relaté rejoignant biensur la triste réalité et la mort, à quelques mois près de June et de Johnny, preuve de ce lien d'amour unique qui les unissait, de même que cette dépendance entre ces deux êtres. Toute l'émotion de cette histoire se retrouve concentré dans les chansons interprétés par de merveilleux sosies, Joaquin Phoenix et Reese Whiterspoon, surtout quand ces deux là sont en duos où on regretterait presque qu'on aille quasiment jamais au bout d'un seul morceau. La fusion de ce couple, malgré une certaine superficialité du traitement qui subsiste encore, est bel et bien palpable. Les deux interprètes sont excellents, la très séduisante Reese Whiterspoon (qui prend une toute autre ampleur en brune) grâce à sa spontanéité et son charme fou réalise sa meilleure performance à l'écran en face d'un Joaquin Phoenix lui aussi très convaincant en Cash, qui s'approprie vraiment le caractère de ce dernier. La longue période de séduction est vraiment très forte, ces deux êtres profondément croyants n'osent pas vraiment faire le pas nécéssaire vers l'autre ou pas en même temps, ils se jaugent pendant un long moment, peur que leur réputation soit ternie par une liaison mal venu. Mais finalement une suite d'événements dramatiques va les réunir, Johnny trouvant enfin l'amour sincère et complet pour la première fois de sa vie. C'est donc en jouant sur sa personnalité et non sur sa maitrise toute académique du cinéma que Mangold réussit à séduire son spectateur même si quelques défauts, typique du faiseur de commande qu'il est, sont encore bien présent dans son cinéma.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
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Sortie :15 Février 2006
Réalisateur : James Mangold
Avec : Joaquin Phoenix (The yards, La nuit nous appartient, Le village), Reese Whiterspoon (SFW, Sexe intentions, American Psycho), Shelby Lynne
Genre :Biopic
Histoire :En retraçant le destin du chanteur country-rock Johnny Cash, Walk the line évoque la naissance d'un nouveau style d'artiste, celle d'un homme qui au-delà de ses colères, des ravages de la dépendance et des tentations du statut de star, a tout dépassé pour devenir une icône.
C'est aussi le parcours d'un homme qui, du fond de la période la plus noire de sa vie, a été porté par une histoire d'amour fusionnelle avec June Carter. Leur passion a nourri son art tout au long de sa vie.
Cette saga est marquée par les thèmes qui feront la force de la musique de Cash et
de son style minimaliste : la mort, l'amour, la trahison, le péché, l'espoir et la foi.
Mon avis :7,5/10. Walk the line marque une nouvelle étape dans la filmographie de James Mangold, dans un genre encore différent, se laissant aller à la mode du biopic, après avoir touché à la comédie douce amère, la comédie romantique, le drame, le policier et le thriller. Ceci tendrait à confirmer le manque de personnalitée du cinéaste constaté lors de ces précédents ouvrages qui n'ont guère de chose en commun et qui manque tous clairement d'originalité même si à chaque fois il a su faire preuve d'une technique de mise en scène plutôt bonne, ce qui se confirme ici où il rend sa meilleure copie technique avec Identity grâce notamment à une photo de toute beauté. Encore une fois avec Walk the line, il reste sur les plates bandes du genre auquelle il s'atelle en montrant qu'il connait tous les rouages du biopic, maitrisant son sujet, rendant une copie propre mais manquant encore une fois d'originalité. Il connait son métier, il est le genre d'employé qui réalise toujours ces commandes propres, promptement sans causer de soucis, donnant au public un résultat divertissant, parfois émouvant mais aussi à bien des égards superficiel. Ici toutes les étapes classiques du biopic y passe. La structure du film est basé sur le principe du flash-back et il s'avère très linéaire. On a d'abord le droit à l'enfance douloureuse, marqué par l'ingratitude du père et le drame du frère aimé de tous qui s'en est allé trop tôt. On poursuit par les débuts poussifs de la future star de la folk américaine, qui est véritablement le seul à croire en sa musique, pas du tout poussé par sa première femme, image typique d'un mariage de jeunesse raté. Avec le succès vient la déchéance, l'artiste tombe dans l'alcool et les drogues (barituriques, amphétamines,...), il se rend que son entourage est en carton et va achever cette descente aux enfers par un séjour au mitard.
Voilà donc un exercice profondément classique qui tend clairement à confirmer le manque d'originalité et de personnalité de Mangold. Mais si il y a bien une seule constante dans son oeuvre c'est le fait de s'attacher à des personnages en quête d'identitée, des êtres pertubés qui se cherchent. Tout ceci avec un traitement très sentimentaliste, qui vire à l'excès parfois, mais qui avec un peu plus d'attention et de profondeur aurait pu rendre son oeuvre clairement plus poétique. Ainsi il n'est pas vraiment étonnant de voir le cinéaste insister sur la relation entre Johnny Cash et June Carter, celle qui donnera une véritable raison de vivre à la star du folk, celle qui l'aidera à sortir de la déchéance et celle qui deviendra, en plus de son épouse, sa véritable source d'inspiration jusqu'à la fin de sa carrière. Cette histoire relaté rejoignant biensur la triste réalité et la mort, à quelques mois près de June et de Johnny, preuve de ce lien d'amour unique qui les unissait, de même que cette dépendance entre ces deux êtres. Toute l'émotion de cette histoire se retrouve concentré dans les chansons interprétés par de merveilleux sosies, Joaquin Phoenix et Reese Whiterspoon, surtout quand ces deux là sont en duos où on regretterait presque qu'on aille quasiment jamais au bout d'un seul morceau. La fusion de ce couple, malgré une certaine superficialité du traitement qui subsiste encore, est bel et bien palpable. Les deux interprètes sont excellents, la très séduisante Reese Whiterspoon (qui prend une toute autre ampleur en brune) grâce à sa spontanéité et son charme fou réalise sa meilleure performance à l'écran en face d'un Joaquin Phoenix lui aussi très convaincant en Cash, qui s'approprie vraiment le caractère de ce dernier. La longue période de séduction est vraiment très forte, ces deux êtres profondément croyants n'osent pas vraiment faire le pas nécéssaire vers l'autre ou pas en même temps, ils se jaugent pendant un long moment, peur que leur réputation soit ternie par une liaison mal venu. Mais finalement une suite d'événements dramatiques va les réunir, Johnny trouvant enfin l'amour sincère et complet pour la première fois de sa vie. C'est donc en jouant sur sa personnalité et non sur sa maitrise toute académique du cinéma que Mangold réussit à séduire son spectateur même si quelques défauts, typique du faiseur de commande qu'il est, sont encore bien présent dans son cinéma.
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