Lettres d'Iwo Jima

Lettres d'Iwo Jima
Film américain. 2006. 2h19.
Sortie :21 Février 2007
Réalisateur :Clint Eastwood
Avec : Ken Watanabe (Mémoires d'une geisha, Le dernier samouraï, Batman Begins), Kazunari Ninomiya (Amer Beton), Shido Nakamura (Le maitres d'armes)
Genre :Guerre
Histoire :En 1945, les armées américaine et japonaise s'affrontèrent sur l'île d'Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu'à leur extraordinaire commandant.
Les soldats japonais qu'on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé d'une volonté implacable, leur chef, le général Kuribayashi, exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d'héroïques combats.
De nombreux soldats américains et japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s'est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.
Mon avis :8,5/10.Après un Mémoires de nos pères, un peu chaotique et axant plus son histoire sur une dimension anecdotique de la seconde guerre, Lettres d'Iwo Jima s'avère lui d'une maitrise parfaite tant scénaristiquement que techniquement, s'imposant comme parfaitement complémentaire, au premier de cet dyptique, en posant biensur le point de vue japonais mais en concentrant également son action sur la seule île d'Iwo Jima et sur les détails de cette batailles fatidique. Même si on se faisait pas trop de soucis connaissant le caractère intègre et sobre de Clint Eastwood, la retransciption du point de vue japonais est une vraie réussite, évitant tous les clichés et se voulant au plus proche de la réalité s'appuyant pour cela sur les lettres de soldats retrouvés, qui servent de trame au récit, mais aussi sur les différents témoignages recueillis. Pour ce qui est de l'esprit Eastwood livre une nouvelle oeuvre pacifiste qui passe par une dénonciation de l'atrocité de la guerre d'où une présence accrue de la violence présenté sans voiles une fois encore dans le cadre de l'aspect ultra-réaliste qui à coup sur fait son effet. Dans la lignée du premier volet également, l'hommage pour tous ces soldats sacrifiés est mis en avant. Prendre le point de vue japonais, ne signifie pas simplement humaniser les soldats japonais et briser les clichés et mythes liés à l'armée du Soleil Levant, mais c'est aussi un bon moyen de montrer un aspect méconnu de l'armée américaine qui elle aussi ne fut pas objet de tout reproche, la preuve étant faite par ces scènes où des prisonniers japonais qui se sont rendus se voient abattus sommairement.
Pour un film de guerre, Letters of Iwo Jima peut paraitre un peu lent, mais c'est qu'Eastwood a préféré priviligié l'étude de ces différents personnages plutôt que mettre l'accent sur l'action, même si dans le cas échéant il excelle. Ainsi il crée un espace intime centré sur les acteurs du combat qu'elle que soit leur grade, suivant plusieurs personnages parallèlement à la manière d'un film chorale. Le script est axé principalement sur la psychologie de ces personnages, tous coincé sur une île dans un cadre austère, attendant l'attaque imminente des américains même si ils sont bien conscients que leur sort est quasiment joués d'avance. Le caractère très sobre et respectueux d'Eastwood colle parfaitement au caractère traditionnel des japonais assez reservé. Si il montre ici tout l'endoctrinement de ces soldats emmenés à combattre pour le seul dévouement pour l'Empereur, avec tout les aspects nationaliste, héroïque, de courage et de sacrifice que cela implique, le cinéaste américain, humaniste (et de fait antimilitariste) dans l'âme démystifie tout cela en nous montrant des personnages subissant la dictature plus qu'autre chose et qui comme tout à chacun ont une réelle peur d'aller au combat et de mourir. Ainsi les différents personnages suivis permettent de nuancer le propos afin de rétablir la réalité, ainsi on retrouve un jeune soldat, qui n'a qu'une seule hâte c'est de retrouver sa femme et son fils, un jeune lieutenant, à la botte de son empereur pour qui le lavage de cerveau a parfaitement fonctionné et qui croit dur comme fer en la victoire du Japon, ou encore un général, loin de faire l'unanimité, affichant clairement son amitié pour les américains et étant beaucoup plus humaniste que d'autres de ces soldats.
Le film est parfaitement construit scénaristiquement en trois temps, avec la longue préparation du terrain en vue du combat, le débarquement américain et les batailles qui s'en suivent, pour finir avec une sorte de chaos général où chacun essaye de sauver sa peau voyant l'inexorable défaite s'approcher, avec bien sur tout du long un parfait travail effectué sur les différents personnages. Si le script est irréprochable, techniquement on peut dire que le niveau est également de haute volée. L'athmosphère crée s'avère tout simplement envoutante. L'epuration des couleurs jusqu'à leur plus simple appareil, proche à certains moments du noir et blanc, l'aspect lunaire des éléments naturels de l'ile, l'humidité des tunnels et la musique assez prenante et mélanolique de Kyle Eastwood, créent une ambiance lourde, austère et intimiste, assez bluffante; presque du jamais vu dans un film de guerre. Les mises en scènes sont souvent inspirées, le combat est filmé de manière à la fois très esthétique mais aussi très crue. Le film regorge de scènes qui ne laisseront pas insensibles soit par leur violence ou par leur force émotionnelle comme le suicide collectif d'une section à l'aide de grenades, le suicide du général, la réquisition du jeune soldat à son domicile, le soin d'un soldat américain, le lynchage d'un GI, certaines scènes atroces sur le champ de combat ou certains contrastes entre l'aspect patriotique et la réalité stressante.

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# Posté le vendredi 11 mai 2007 13:06
Modifié le vendredi 18 mai 2007 05:37

Mémoires de nos pères

Mémoires de nos pères
Film américain. 2006. 2h12.
Sortie :25 Octobre 2006
Réalisateur :Clint Eastwood
Avec :Ryan Phillippe (Collision, Memories, Antitrust), Adam Beach (WIndtalkers, Cadillac girls), Neal McDonough (Hitcher, Coast guards, Tolérance zéro)
Genre :Guerre
Histoire :Au cinquième jour de la sanglante bataille d'Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L'image de ces hommes unis face à l'adversité devient légendaire en l'espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d'une guerre interminable, et lui donne des motifs d'espérer.
Pour mettre à profit cet engouement, les trois "porte-drapeaux" sont livrés à l'admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l'effort de guerre.
Le laconique John "Doc" Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre...
Mon avis :8/10. Après une insertion dans le monde de la boxe plus qui fit un triomphe, Clint Eastwood revient dans un de ces domaines de prédilections (après le policier et le western), le film de guerre. Ici Eastwood se penche sur le combat le plus meurtier de l'histoire des Marines sur l'île d'Iwo Jima, face aux forces japonaises en 1945, des japonais qui part ailleurs auront droit dans le courant de l'année, droit à leur film sur Iwo Jima de leur point de vue réalisé par.... Clint Eastwood. En ce qui concerne Mémoires de nos pères, premier volet de la diptyque Iwo Jima, Eastwood s'inspire aussi bien du livre de James Bradley "Flags of our fathers" qui raconte cette terrible bataille que de la célèbre photo de Joe Rosenthal représentant six soldats plantant le drapeau américain sur le Mt Suribachi lors de la bataille d'Iwo Jima. Et le résultat est vraiment convaincant et riche en tout point, on peut y voir dans un premier temps un film splendide sur la seconde guerre mondial, qui se fait le pendant côté Pacifique du Soldat Ryan de Spielberg, qu'on est pas trop étonné à trouver en lieu et place de producteur tant les scènes les scènes de combats sont d'une maitrise incroyable et l'hommage est vraiment franc et plein. Puis dans un second temps, on nous montre la véritable histoire sur la photographie mondialement célèbre, et sur la déstinée des membres présents sur le cliché qui sont rappatriés au pays afin de faire la promotion de l'armée et de vendre des bons de l'armée dans une période de crise. Sans colère, ni remords, Eastwood dénonce l'utilisation de ces soldats, ainsi que le détournement de certaines vérités de la part de l'armée afin de faire sa promotion.
Ces deux parties bien distinctes, s'entrecroisent tout au long du film, entre les différents flashs backs sur les combats et la tournée de promotion, ainsi que les quelques retours au temps présent, et le passage de témoin d'un ancien soldat mourant (le narrateur) à son fils. Cet enchevêtrement d'événements suit une certaine logique dans l'intrigue, où on nous dévoile par petits bouts les événements précis de la bataille d'Iwo Jima ainsi que la vérité sur la photo, mais il amène une certaine confusion, avec des enchainements maladroits et une narration quelque fois chaotique. Entre spectacle et portraits d'hommes, Eastwood instaure son style qui lui caractérise, afin de rendre un sincère hommage chaleureux à tous ces soldats qui se sont battus lors de la seconde guerre mondiale, l'une des plus légitimes de l'histoire. Loin du patriotisme dégoulinant et de l'exaltation de l'héroïsme, trop souvent présent dans les films de guerre américains, Eastwood nous offre un hommage bien plus fort que si il avait usé de ces artifices, puisqu'il garde toute cette pudeur qui le caractérise et qui donne un peu plus de force à son hommage aussi bien pour les soldats plancardés "héros" du jour au lendemain grâce à une photo qui redonna espoir à tout un peuple, que pour les soldats de l'ombre, des milliers d'anti-héros qui se sont evertués à porter loin leurs couleurs et à gagner, non sans de nombreux sacrifices, la stratégique bataille d'Iwo Jima. Le discours d'Eastwood n'apparait jamais superficiel, l'émotion est vraiment sincère et elle est renforcé par l'étiquetage "personnages réels" et "faits historiques fidèles et précis", et ne tombe jamais dans le rapport politique à nos sociétés comme c'est la mode ces derniers temps.
On retrouve l'hommage aux soldats dans les deux parties du film. D'abord la partie combat, discéminé ça et là dans le film (on regrette un peu une longue scène de bataille) est d'une maitrise technique vraiment impressionante et d'un esthétisme très lêché. On sent tout le travail conssentit par Eastwood et son équipe, pour rendre ces scènes les plus réalistes possibles, et c'est franchement réussit, elle comporte de tout de l'émotion, de la tension, de l'horreur (avec des effets gores non dissimulés) et bien entendu de l'action, ça mitraille et ça bombarde à tout va, les effets spéciaux sont magnifique et la photo de Tom Stern (un des composants du clan Eastwood) est littéralement somptueuse; des scènes qui ont vraiment de quoi concurencer le Soldat Ryan que ce soit en terme de débarquement, de batailles dans les tranchés ou dans les prises de vues de combats aériens. L'autre s'attache plus au destin de ces trois "héros" prématurément rappatrié au pays, pour qui la situation va être très difficile à vivre, et ça Eastwood le montre très bien grâce à une psychologie de personnages poussée, que ce soit dans ce sentiment de trahison envers les camarades restés au combat, que ce soit dans le traumatisme causé par l'atrocité des combats pour ces jeunes soldats souvent très inéxpérimentés, ou que ce soit par les conséquences de cette glorification (refus de la gloire, gloire leur montant à la tête, déchéances,...) aussi soudaine que leur abandon et leur retombé dans l'anonymat à la fin de la guerre. Au final on ne trouve que peu de reproches à faire au nouveau Clint Eastwood, à part ce système narratif chaotique et des interprétations que l'on aurait aimés plus convaincantes (notament Jesse Bradford), pour être à la hauteur de l'hommage du réalisateur pour ces soldats.

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# Posté le vendredi 11 mai 2007 13:07
Modifié le vendredi 18 mai 2007 05:37

Le maitre de guerre

Le maitre de guerre
Film américain. 1986. 2h10.
Sortie :4 Mars 1987
Réalisateur :Clint Eastwood
Avec : Clint Eastwood (Pendez les haut et court, Un frisson dans la nuit, Detective), Moses Gunn (L'histoire sans fin), Marsha Mason
Genre :Guerre
Histoire :Un brillant sergent, Tom Highway qui ne supporte pas le temps de paix, rejoint son corps d'origine, le 2eme régiment de reconnaissance des Marines pour y former les jeunes recrues. Il se trouve confronté à une garnison qui se laisse aller, encadrée par des officiers ambitieux ou inefficaces. Tom Highway prend les choses en mains, entraine les hommes et crée un nouvel état d'esprit. Il retrouve en meme temps sa femme avec laquelle renait une fragile complicité. Alors que les classes touchent a leur fin, les Marines recoivent l'ordre d'embarquer pour un obscur ilot des Caraibes...
Mon avis :6,5/10. Abordé de manière assez légère, telle une comédie militaire plus qu'autre chose, Le maitre de guerre ne peut dès lors pas prétendre avoir un message assez fort pour être retenu parmi les films de guerre engagés. Eastwood se rattrapera plus tard lors de son excellent dyptique sur la bataille d'Iwo Jima pour ce qui est de la profondeur de son propos. Pour l'heure il est surtout concentré sur son personnage principal qu'il incarne par ailleurs, qui comme souvent au premier abord apparait comme cynique et repoussant mais qui à la longue devient touchant. Il fait donc la part belle à son personnage, un brillant sergent, Tom Highway au glorieux passé dans l'armée, qui connu ses heures de gloires en Corée et au Vietnam et qui n'en finit plus d'excorter son héroïsme. Le problème c'est qu'une fois sortie du cadre militaire il se retrouve un peu perdu, il espère trouver assez naïvement dans les magazines féminins ce qui lui permetrait de comprendre enfin la gente féminine qui se révèle être une véritable inconnue pour lui depuis des années. Arrivant sur ses vieux jours et voyant arriver la retraite à grand pas, il souhaite reconquérir son ex-femme pour finir paisiblement, dans une vie où il espère enfin ressentir des émotions qui même si il aurait voulues ne seraient jamais venue.
Puisque sa vie est immérédiablement marquée par son caractère sans concession de militaire. Et quand il se retrouve face à la molassone promotion de Marines actuelle non préparée au combat et préférant se la couler, il ne leur fait pas de cadeaux. L'humour machiste des militaires va bon train et le moins que l'on puisse dire c'est que l'ami Clint semble connaitre son affaire et ne manque pas de nous faire rire à plusieurs reprises grâce à ses répliques cinglantes et bien grasses. Il en profite par ailleurs pour rendre hommage à ces officiers durs et justes, sans pour autant faire l'éloge de l'armée mais en pointant du doigt les faiblesses du système militaire américain, qui agit de manière assez désorganisée (loin des scènes de batailles très calibrés auxquels on est habitués). Après le film manque clairement d'enjeu et ce n'est pas la mince dernière partie, une intervention sur l'ile de Grenade, qui va nous satisfaire. En effet si il est plutôt plaisant à voir, le film nous offre pas mal de trous scénaristiques, même si le travail fait sur les personnages même secondaires, est plutôt satisfaisant. Ainsi on est ravie de retrouver un gars comme Mario Van Peebles qui ramène en prime avec lui quelques titres rap de son cru et qui campe un Marine déluré à l'image de sa promotion, pas très sérieux.

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# Posté le vendredi 11 mai 2007 13:07
Modifié le samedi 19 mai 2007 11:42

De l'or pour les braves

De l'or pour les braves
Film américain. 1970. 2h24.
Réalisateur :Brian G. Hutton
Avec : Clint Eastwood (Breezy, Space cowboys, Bird), Telly Savalas (La maison de l'exorcisme, Les muppets), Don Rickles (Casino, Innocent Blood, Excalibur)
Genre :Guerre
Histoire :En 1944, près de Nancy, un colonel allemand est capturé par le lieutenant américain Kelly. Découvrant que son prisonnier est en possession de deux lingots d'or, il lui fait subir un interrogatoire au terme duquel sa victime fait une incroyable révélation : dans une banque à quelques 40 kilomètres de la ligne de front, les Allemands disposent d'un trésor de 16 millions de dollars... Kelly n'a alors plus qu'une idée en tête : s'en emparer, lui et ses hommes, pour leur propre compte.
Mon avis :5,5/10. De l'or pour les braves fait partie de ces rares films à gros budget, de commande et qu'il s'est vu un peu forcé d'accepter, que Clint Eastwood fit une fois qu'il fut parfaitement installé à Hollywood grâce au succès de sa trilogie du dollar de Sergio Leone. Fidèle avec bons nombres de ses réalisateurs (Don Siegel, Leone, Van Horn), offre ces services pour la seconde fois consécutive à Brian G. Hutton, une année tout juste après un autre film de guerre se déroulant durant la seconde guerre mondiale " Quand les aigles attaquent". Comme dans ce dernier, l'histoire est quelque peu anecdotique, elle se concentre sur une mission qui n'a rien de primordiale pour l'avenir de la guerre. Sauf qu'ici le traitement qui est fait est beaucoup moins sérieux et beaucoup plus comique. Hutton se dégage ainsi des productions du genre fait jusqu'ici où l'héroïsme et l'exaltation des valeurs de l'armée étaient mises en avant. En quelque sorte, en nous montrant des soldats qui pensent avant tout à leur interêt personnel plutôt qu'à celui de la nation et du monde, il ouvre la voie aux films de guerre contestataire post-Vietnam qui vont apparaitre dans les années 70. Mais malgré son aspect original, ce film là ne marquera pas le genre à cause d'une histoire un peu maigrichonne et de scènes de combats quelque peu follichonnes qui ne mettent pas vraiment en avant un quelconque talent de mise en scène.
Hutton se contente de reprendre la recette de son précédent film, installant au côté de sa nouvelle star hollywoodienne, Clint Eastwood, un casting de prestige avec Telly Savalas et Donald Sutherland, deux acteurs confirmés du circuit comme l'était Richard Burton dans "Quand les aigles attaquent". Pour ce qui est de l'histoire il s'agit encore une fois de l'assault d'une petite ville, où cette fois-ci, il ne s'agit plus de récupérer un général américain, mais plusieurs millions de dollars en lingot d'or. Un scénario qui, par ailleurs, inspirera ouvertement Les Rois du désert des années plus tard, où l'action sera déplacé en Irak. Seuleument le scénario n'est pas aussi fouillié que le précédent film du duo Eastwood/Hutton, l'intrigue est assez maigre, le déroulement est logique mais sans réelles surprises, ce qui occasionne pas mal de moments de pur ennui. Preuve de ce manque de rigeur : les vérités historiques et géographiques (le film a été tourné dans les Balkans et ça se voit) sont complètement oubliées. La première partie du film est vraiment longue, on attend longtemps pour que ça s'emballe un peu d'autant plus que les différentes scènes d'actions du film sont guères à la hauteur. On se réjouira, un peu trop tard tout de même, de l'assault final dans le village où l'or est gardé par les allemands où enfin l'action est plaisante à voir. Pour ce qui est de l'humour, même si l'athmosphère générale est sympathique, on n'en rira pas pour autant malgré le renfort d'un casting haut de gamme, où Clint joue le vieux loup solitaire et où Donald Sutherland s'en donne à coeur joie en tant que conducteur de char un peu détraqué.

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# Posté le vendredi 11 mai 2007 13:08
Modifié le mercredi 23 mai 2007 11:51

Clint Eastwood - Out of the shadows

Clint Eastwood - Out of the shadows
Film américain. 2000. 1h40.
Réalisateur :Bruce Ricker
Genre : Documentaire
Sujet :La carrière de Clint Eastwood vu par le monde du cinéma.
Mon avis :7/10. Documentaire un peu bref mais concis sur l'un des plus grands acteurs et cinéastes du 7ème arty, Out of the shadows est vraiment agréable à suivre puisqu'il retrace entièrement la carrière de ce grand homme de ces débuts modestes jusqu'à nos jours et sa tardive reconnaissance par le monde du cinéma et des critiques. Le réalisateur Bruce Ricker a pour notre plus grand plaisir convaincu Morgan Freeman de prêter sa voie en guise de narrateur et il a su rameuter du bon monde comme de nombreux acteurs qui ont tournés avec Clint (Gene Hackman, Meryl Streep, Forrest Whitaker, Rip Torn, Eli Wallach, Geoffrey Lewis,...), faisant revivre certaines légendes à travers les archives (Richard Burton, Sergio Leone, Don Siegel) et complètant tout cela par les interventions extérieurs de Bertrand Tavernier, de Martin Scorsese, d'un biographe d'Eastwood, et enfin de la femme et de la mère du cinéaste. On suit sa filmographie de bout en bout, mais on commence bien avant puisqu'on s'intéresse à sa jeunesse qui nous éclaire un peu mieux sur différents de ces thèmes récurents (l'amour du jazz et du blues, la grande dépression, la solitude, des personnages bléssés et reservés, les grands espaces, la nomadisation,...). Pour ce qui est de l'acteur, on s'attarde dans un premier temps sur ces débuts timides dans un cinéma de commande, puis dans une série TV à succès Rawhide où il fera ces gammes, montrant une présence incroyable malgré un personnage pas assez fouillié. Puis viens sa rencontre avec Sergio Leone qui s'avère décisive puisqu'elle lui donne envie de se mettre à la réalisation, ce que Don Siegel complètera à merveille, étant un parfait professeur pour Clint, qui avant même de réaliser son premier film connaissait tout du métier et de la technque à force d'observation. Puis aux débuts des années 70 il fait un choix peu commun pour une star de sa trempe en refusant la plupart des films de commandes qui lui sont proposés, ce qui ne lui laisse peu de regrets, en optant sur des projets personnels et voulus. Il fut l'un des rares aussi à réussir son passage derrière la caméra en glanant son indépendance grâce à sa société de production Malpaso qu'il finance grâce à ses succès en tant qu'acteurs. Puis vient le temps de la reconnaissance d'une oeuvre profonde et personnelle dans les années 80 puis 90. On regrettera seuleument que le documentaire reste discret sur cette période et qu'il s'achève avant les grandes performances de Clint dans les années 2000 (pas évident quand le documentaire est tourné en 2000 ceci-dit).

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# Posté le vendredi 11 mai 2007 13:09
Modifié le mercredi 23 mai 2007 12:57