Lord of war

Lord of war
Film américain. 2005. 2h02.
Sortie : 4 Janvier 2006
Réalisateur : Andrew Niccol
Avec : Nicolas Cage (8MM, A Tombeau ouvert), Ethan Hawke (Bienvenue à Gattaca, Les survivants, Le cercle des poètes disparus), Jared Leto (Fight Club, Requiem for a dream, American Psycho)
Histoire : Né en Ukraine avant l'effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif...
Audacieux et fin négociateur, il se fait une place dans le trafic d'armes. Les énormes sommes d'argent qu'il gagne lui permettent aussi de conquérir celle qui l'a toujours fasciné, la belle Ava.
Parallèlement à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l'un des plus gros vendeurs d'armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l'Est, il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois à échapper à Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui le pourchasse.
Des luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa double vie explosive, jusqu'à ce que le destin et sa conscience le rattrapent...
Mon avis : 8,5/10. Andrew Nicoll aura au moins retenu une leçon de ses nombreuses rencontres avec des trafiquants d'armes, c'est qu'il vise juste et droit là où ça fait mal. Il nous offre ici un film fortement documenté dénonçant la forte hypocrisie de nos états entourant la vente d'armes et on comprend mieux pourquoi ce film n'a trouvé aucun preneur à Hollywood. L'entrée en matière dans laquelle on suit la vie d'une balle de sa fabrication à son point de destination (en l'occurrence entre les deux yeux d'un enfant soldat africain) nous fait entrer de suite dans le vif du sujet. La suite est encore plus expressive quand aux intentions de l'auteur qui sont loin d'être immoral comme peut l'être le personnage principal Yuri interprété justement par Nicolas Cage qui revient sur le devant de la scène après quelques moins biens. A travers le personnage de Yuri à la fois narrateur et protagoniste, on voit très clairement la nature immorale de ces trafiquants qui ne sont que pour l'argent, mais Nicoll n'a pas souhaité accablé ces personnages aussi audieux soient-ils ne montrant juste qu'ils ne font que profiter du système qui s'offrent à eux. L'histoire du frère junkie parfaitement interprété par Jared Leto (un habitué du genre après Requiem for a dream) n'est elle aussi pas à mettre de côté; elle est à la fois démonstrative de l'addiction des junkies face à la drogue ( notament lors de la scène du dernier rail sur le siège de la limousine avant l'entrée au centre de désintoxication qui fait plutôt penser à un animal plutôt qu'à un humain) mais aussi cruel avec le destin tragique de Vitaly que l'on croyait pourtant sortie d'affaire après avoir arrêté la drogue... Enfin la dernière scène est à l'image du film : cynique et colle parfaitement au ton fataliste du moment.

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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 16:43
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:16

A tombeau ouvert

A tombeau ouvert
Film américain. 1999. 2h01.
Sortie : 12 Avril 2000
Réalisateur : Martin Scorsese
Avec : Nicolas Cage (8mm, 60 Secondes chrono), Patricia Arquette (Stigmata, Lost Highway, Ed Wood), John Goodman (The big lebowski, Arizona Junior, O'Brother)
Genre : Drame
Histoire : Frank sillonne tous les soirs au volant de son ambulance l'un des quartiers les plus chauds de New York. Il opere dans l'urgence, hanté par toutes les vies qu'il n'a pas pu sauver.
Mon avis :8,5/10. Bringing Out The Dead, apparait comme un film typiquement scorsésien, callé entre Taxi Driver et After Hours, mais aussi très orienté sur l'aspect religieux que l'on retrouve dans chacun des films du grand Marty, à tel point que certains le voit comme la conclusion à la triptyque sur la religion : La dernière tentation du Christ - Kundun - A tombeau ouvert. Paradoxalement le film sera un nouvel échec pour le réalisateur, pas loin de l'échec retentissant de la Valse des Pantins, certainement à cause de l'aspect déjanté du film et de l'humour grinçant, ce qu'on attend pas forcément en allant voir un Scorsese. Et pourtant le résultat final est explosif, le cinéaste new-yorkais, arrive à faire du neuf avec du vieux, à l'instar de son compatriote Woody Allen, il montre qu'il a toujours su se renouveler, et là il se montre encore créatif et original malgré des thèmes et des lieux qui nous sont familiers.

On retrouve ainsi un peu d'After Hours, dans cette vision cauchemardesque du New-York qui engloutit notre personnage impuissant, mais aussi dans l'humour noire très sérré, qui pèse sur tout le film, ainsi que dans le côté déjanté du film qui voit un pauvre ambulancier face à toute la misère de la rue viré petit à petit dans une sorte de folie pourtant si réaliste, avec des tendances schizophréniques et psychédélique. Pour ce qui est de Taxi Driver, on retrouve un peu la même ambiance (pas étonnant quand on sait que Paul Schrader est une nouvelle fois au scénario), les mêmes rapports à la société pour les deux hommes, insomniaques qui ont des rapports difficiles que ce soit avec leurs supérieurs, leurs collègues ou avec les femmes, même si ils diffèrent sur un point essentiel, si Travis Bickle est un ange exterminateur qui a choisit lui même sa déstinée, Frank Pierce lui est un ange sauveur sui subit sa situation qu'il aimerait changé. Enfin on ressent un fort parallèle entre Frank et le Jésus de "La dernière tentation du Christ", Frank étant finalement un messie des temps modernes envoyé dans le quartier d'Hells Angels, qui essaie de faire le bien en sauvant des vies, mais qui n'en peut plus de ne plus réaliser de miracles, et qui finit par faire le mal en s'auto-détruisant, pensant à tout les fantômes représentant toutes les personnes qu'il n'a pu sauver en service, cherchant désespèrement le pardon de ces personnes. Les paraboles religieuses fourmillent tout au long du film, que ce soit par la résurection du père de Mary grâce à la voix de Frank Sinatra, ou celle du junkie grâce au prières de Marcus, ou encore avec la naissance de jumeaux émanant d'une immaculée conception et enfin grâce à la rédemption venant de Mary, qui se confond au final avec Rose, le fantôme d'une jeune adolescente anorexique qui hante notre anti-héros pendant toute la durée du film.

Ce mélange explosif, nous donne l'impression d'assister à un film entièrement nouveau, même si tout les élèments étaient plus ou moins présents dans ces différents opus précédents. D'autant plus qu'à la mise en scène Martin Scorsese est plus que jamais en forme, il déborde d'idées de cadrages, interoge à plusieurs le regard perdu et soucieux de Nicolas Cage, puis par la multitudes de ces plans bancales, l'enchainement quasiment clipesque des différents angles de vue de l'ambulance et l'aggrésivité des lumières qui s'entrechoquent, il obtient un résultat quasi-psychédélique qui dénote de l'état psychique de notre ambulancier. En plus de cela, la photo nocturne de Richard Richardson est excellente de même que le travail de montage de Thelma Schoonmaker, et Scorsese a une nouvelle fois accordé une importance primordiale à la musique, qui apparait au même titre que la ville de New-York comme un personnage à part entière, elle s'adapte à chaque situation et à chaque co-équipier de Frank. Ainsi dans cette B.O. on retrouve des artistes que le cinéaste a pu cotoyer au cours des années 70-80 tel que Van Morrison auquel il empreinte le thème récurent du film, les Clashs qui étaient apparus dans sa Valse des Pantins, ainsi que Johnny Tunders, Big Brother & The holding Company, The Cellos, The Who, R.E.M., pour le côté rock, mais aussi The melodians, The Marvelettes, Martha Reeves et UB40 en ce qui concerne les parties plus Soul et Reggae. Enfin au niveau des décors, New-York est encore plus glauque qu'il pouvait l'être dans Taxi Driver ou After Hours malgré le fait que le film soit plus stylisé. Ainsi les rues fumantes des quartiers pauvres remplit de prostitués, de clochards, de fous et de junkies, ainsi que l'hôpital de quartier surchargé et crasseux plus réaliste que ceux d'Urgences, dégagent un côté oppressant et répugnant.

Côté scénario, Paul Schrader qui a participé à l'écriture de quatre Scorsese (dont Raging Bull et Taxi Driver), il adapte avec pas mal de liberté l'oeuvre biographique romancé de Joe Connelly, en y enlevant pas mal de personnages, en réduisant l'espace temps à seuleument trois soirs, mais en gardant tout même l'essentiel du livre, la psychologie de l'ambulancier Frank Pierce, les conditions de travail, la misère des "fantômes" de nos sociétés, l'humour noir sans concession et les personnages les plus éloquents. Narrativement le résultat est excellent, le film est séparé en trois temps, où l'on croise trois équipiers de travail, où l'on suit en fil rouge la relation naissante entre Frank et Mary, et le suivi psychologique de notre anti-héros. Les différents personnages sont tous admirablement travaillés, et épaule parfaitement celui de Frank, interprété magistralement par Nicolas Cage, qui apparait ici dans l'un de ces meilleurs films (avec Lord of War et The Weather man). Ainsi on retrouve la parfaite Patricia Arquette, qui succède à sa soeur Rosana, héroïne d'After Hours, et qui campe, ici une ex-junkie, complexe, qui va rechuter dans les drogues suite à l'hospitalisation de son père à qui elle ne parle plus depuis trois ans, mais auquel elle voudrait dire adieu. Du côté des ambulanciers, on retrouve trois hommes tous atteint de manière différente par la dureté et la cruauté de leur métier, pour Larry (John Goodman), c'est avec l'espoir de s'y extirper de cette situation, pour Marcus (Ving Rhames), c'est de manière légère, fataliste, prenant tout avec ironie, et enfin pour Tom (Tom Sizemore), c'est de manière violente tel un justicier auto-proclamé. Pour le reste on a également droit à des personnages haut en couleur, que ce soit dans le coprs médical avec l'infirmière cynique et barré qu'est Mary Beth Hurt, ou que ce soit au niveau des malades avec Noël (Marc Anthony), qui veut mourir pour sortir de sa folie.

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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 16:47
Modifié le mardi 05 décembre 2006 12:51

8mm

8mm
Film américano-allemand. 1998. 2h03.
Sortie : 10 Mars 1999.
Réalisateur : Joel Schumacher
Avec : Nicolas Cage (Lord of war, 60 Secondes chrono), James Gandolfini (Le dernier chateau, Le nouveau monde, USS Alabama), Joaquin Phoenix (Le village, Hotel Rwanda)
Genre : Policier
Histoire : "Prive" a Harrisburg, Pennsylvanie, Tom Welles mene une vie banale avec sa femme Amy et leur petite fille. Entre deux filatures pour adultere, il reve de l'affaire exceptionnelle qui fera de lui un grand parmi les grands. Lorsqu'une richissime veuve lui demande d'enqueter sur le film 8 mm qu'elle a decouvert dans le coffre de son defunt mari, Tom bascule dans un univers dont il ne soupconnait pas l'existences. Les sevices et le meurtre de la jeune inconnue filmes sur la bobine sont-ils seulement une perverse mise en scene ou bien une terrifiante realite?
Mon avis :8/10. Joel Schumacher moins conventionelle qu'à l'habitude parvient à nous pondre un film noir d'une grande efficacité traitant d'un sujet dure et pourtant bien réel : les snuffs moivies. On plonge dans cette univers macabre et sordide progressivement en suivant la descente aux enfers du détective Welles parfaitement interprété par Nicolas Cage qui rend montre bien les doutes, l'esprit de dégout et de vengenace ainsi que les difficultés du personnage dans ce milieu hostile de l'underground porno qui rend encore plus crédible ce film. Le scénario banale en apparence arrive à nous faire monter en tension tout au long même si il faut bien reconnaitre qu'il traine parfois en longueur et que la morale finale pas des plus fines et assez simpliste (tu touches un sadique tu devient un sadique!!!).

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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 16:52
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:16

Rock

Rock
Film américain. 1996. 2h16.
Sortie : 31 Juillet 1996
Réalisateur : Michael Bay
Avec : Nicolas Cage (8mm, Lord of war), Sean Connery (James Bond, Le Nom de la Rose), Ed Harris (A History of violence, Truman Show, Stalingrad)
Genre : Action
Histoire : Excédé par l'injustice de son gouvernement, le Général Hummel se rend maître de l'île d'Alcatraz et menace de lancer un gaz mortel sur San Francisco. Deux hommes sont chargés de le contrer : un expert en armes chimiques, Stanley Goodspeed, et John Patrick Mason, l'unique prisonnier à s'être évade d'Alcatraz...
Mon avis :7/10.Même si ce film arrive à se défaire de nombreux clichés du genre, le résultat final est pourtant assez peu originale même si Bay a essayé de rendre les gentils pas si bons et inversement l'histoire elle ne sort pas du déjà vue. L'action est elle belle et bien présente relevé par un duo inatendue formé entre l'éternel écossais de service Sean Connery qui même si il n'est pas au sommet de sa forme se débrouille plutôt alors que Nicolas Cage est lui parfait apportant une petite touche d'humour dans ce monde de brute. La fin vraiment trop rocambolesque et longue par dessus le marché vient discréditer tout ce qui avait été bien amené tout le long du film.

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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 16:56
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:15

La cité des anges

La cité des anges
Film américain. 1997. 1h53.
Sortie :24 Juin 1998
Réalisateur :Brad Silberling
Avec : Nicolas Cage (Sailor et Lula, Arizona Junior, 8MM), Meg Ryan (Vous avez un message, Nuits blanches à Seattle), André Braugher (Poséidon)
Genre :Fantatstique
Histoire :Seth est un ange des temps modernes: une créature céleste qui aspire à se rendre utile sur terre. Pour ce faire, il prend de temps en temps une apparence humaine, mais la mission exige le plus souvent qu'il reste invisible. Les êtres les plus sensibles soupçonnent de temps en temps sa présence lorsque, pris par une angoisse, ils ont la sensation qu'une main invisible à l'oeil nu vient se poser sur eux, dissiper leurs ennuis.
Mon avis :4/10. Brad Silberling nous offre avec La cité des anges une comédie romantico-mystique à l'eau de rose qui baigne dans une bonne grosse sauce hollywoodienne remplit de faux-sentiments édulcorés qui semblent durés des heures. A aucun moment on sent poindre la moindre émotion tant tout au long du film les situations niaises s'enchainent dans une lenteur épuisante, sans qu'à aucun moment on sente la moindre inspiration dans la mise en scène et dans le jeu des acteurs. En effet même si on peut que constater que Meg Ryan, adepte des comédies romantiques à l'eau de rose, est incrédiblen on peut que regretter la venue de Nicolas Cage dans ce film qui nous prouve une fois de plus qu'il n'est pas fait pour les comédies romantiques et que son jeu d'acteur lors des années 90 était vraiment très convenu.
Le côté mystique du film aurait du en faire son interêt mais malheureuseument il est mal traité et est complètement submergé pas cet histoire d'amour plus improbable que tout. Les émotions ressentit par cet ange voulant ressentir des sensations humaines ne passent pas du tout mais ce n'est pas pire qu'un final ahurissant mais tant attendu où l'ange devenu humain voit sa bien-aimée partir avec un ange suite à un accident rocambolesque.

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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 17:06
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 09:15