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Fisher King

Fisher King
Film américain. 1991. 2h15.
Sortie : 2 Octobre 1991
Réalisateur : Terry Gilliam
Avec : Jeff Bridges (Tideland, Big Lebowsky, Tron), Robin WIlliams (Jack, Hamlet, Will Hunting), Amanda Plummer (Pulp fiction, Ken Park, Sept jours à vivre)
Genre : Comédie dramatique
Histoire :Jack, cynique et célèbre présentateur de radio en rupture de ban, est sauvé de l'attaque d'une bande de loubards par Henry, clochard ex-professeur de lettres, dont la femme fut la victime d'un auditeur trop attentif de Jack. Ensemble ils partent à la recherche du bonheur...
Mon avis :7/10. Certainement pas le plus déjanté des Gilliam, à vrai dire il s'apparente plus à son plus conventionel, Fisher King n'en pas moins une réussite, loin d'être son meilleur film peut-être, mais loin aussi d'être son pire essai cinématographique. Si il réside ça et là toujours de bonnes doses de fantaisies typique du cinéaste, l'histoire reste plus gentille et moins glauque que le reste de sa filmographie. Ce film là se présente réellement comme un joli conte contemporain qui traite du bonheur, de l'amitié, de l'amour et de la tolérance, sans pour autant qu'on tombe biensur dans le conte de fée niais, Gilliam y apportant son humour et une bonne dose de noirceur. Et c'était pas forcément gagné d'avance cette histoire, en effet bons nombres de cinéastes se serait cassé les pattes sur ce genre de projet en tombant, à coup sur, dans une niaiserie et une mièvrerie affligeante. Le terrain se prêtait largement à ce genre d'approche tireuse de larmes. Gilliam a su parfaitement s'en détacher, limitant au maximum le pathos dégagé par l'histoire, gardant toujours son éternel humour quand il s'agit de traiter des thèmes graves, tel que la folie, la perte d'un être cher, la dépression, ou bien quand il nous présente des personnages misérables que ce soit à travers leurs conditions de vies ou à travers leur état mental ravagé. Ainsi Gilliam transforme un mélo démago en un conte moderne fantaisiste et philosophique, donnant vraiment de la teneur à son récit contant l'improbable rencontre d'un animateur de radio, cynique, matérialiste et nombriliste, et d'un vagabond schizophrène, qui vont établir une amitié salvatrice, pour eux, qui vont trouver l'un en l'autre leur graal.
C'est donc dans le traitement de son histoire que Gilliam nous démontre toute son habilité. Il n'y a finalement pas de magie mièvre dans son histoire d'amitié, le changement de personnalité du personnage central, Jack (tenu par un excellent Jeff Bridges), l'animateur radio, ne se fait pas du jour au lendemain, son caractère cynique, nombriliste et matérialiste, ne change pas d'un instant à l'autre. En effet si il s'intéresse d'abord à ce clochard fêllé, qu'est Henry (Robin Williams dans une de ses plus grandes performances), c'est avant tout pour se racheter une conscience et une conduite quite à sa descente aux enfers (perte de job + chute dans l'alcool), étant responsable indirect de la mort de la bien-aimée de celui-ci, jadis professeur universitaire, qui à cause de cet incident sombrera dans un délire schizophrénique qui le menera dans la rue. Mais la recherce identitaire de Jack s'avère beaucoup plus difficile que prévu, il ne tardera pas à retomber dans les travers de sa vie d'avant une fois ayant accomplit la remise sur pied d'Henry qu'il aida à conquérir la femmme qu'il épiait depuis si longtemps. C'est n'est qu'une fois au contact de sa vie d'avant qu'il se rendra compte de la superficialité de cette vie qui finalement lui apporte pas le bonheur. Une illumination qui ne viendra qu'en bout de film, laissant l'ouverture à l'un des rares happy-end de la filmographie de Gilliam, et qui conclut à merveille l'évolution psychologique du personnage de Jack traité de manière très réaliste dans un monde pourtant plein de fantaisie.
En effet si ce film là s'avère plus terre à terre que le reste de l'oeuvre de Gilliam, il n'en demeure pas moins qu'il est bordé de fantaisie de part d'abord son aspect conte moderne. Le cinéaste n'hésite pas à intégrer une bonne dose d'imagerie parabolique, comme le fameux chevalier rouge ou le graal, émanant bien souvent de la perception de la réalité du clochard qui on l'a dit est torturé par ses délires schizophréniques. Si ce n'est pas la première fois qu'il aborde le thème de la folie, le monthy python se sert pour la première fois de ses plans bancals pour l'exprimer. Visuellement on ressent tout de suite la patte Gilliam, sa mise en scène participe beaucoup à l'impression fantaisiste qu'on peut ressentir à travers cette histoire à priori plutôt classique. Il se sert de tout son savoir-faire afin de démarquer un maximum son oeuvre du standart d'Hollywood, tout en gardant cette fois-ci un schéma narratif et un déroulement de son histoire étonnament classique qui seyait à merveille aux productions hollywoodiennes.

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:14
Modifié le mercredi 01 août 2007 08:42

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