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Les aventures du Baron Munchausen

Les aventures du Baron Munchausen
Film américain. 1988. 2h04.
Sortie : 8 Mars 1989
Réalisateur : Terry Gilliam
Avec : John Neville (Oscar Wilde, 5ème élément, Spider), Jonathan Pryce (Le temps de l'innocence, Ronin), Sarah Polley (Loin d'elle, The secret life of words, Don't come knocking)
Genre : Aventures
Histoire :Le siecle des Lumieres. Une ville s'apprete a succomber sous les assauts des Turcs. Seul le theatre royal est encore debout ou comediens et machinistes s'echinent a donner un spectacle potable mais invariablement hue par les spectateurs. Ils donnent ce jour-la "les Aventures du baron de Muchausen" quand au beau milieu d'une scene, un vieillard se leve et revendique l'identite du baron de Munchausen. Il propose alors aux habitants incredules de chasser les Turcs. Pour ce faire, il leur demande de l'aider a retrouver ses quatre anciens compagnons d'aventures.
Mon avis :6,5/10. Hommage à l'enfance et à l'imaginaire, les aventures du Baron de munchausen est l'adaptation très monthy pythoniesque du conte original allemand de Rudolf Erich Raspe publié au 18ème siècle, par l'illustre Terry Gilliam, qui nous offre pour l'occasion l'une de ses oeuvres la plus déjanté. Si le baron avait été utilisé par les cinéastes de propagande nazi sous le IIIe Reich, Gilliam lui redonne sa noblesse, en lui faisant honneur tout en lui injectant une bonne dose de folie. Sorte de super-héros de la littérature ancienne, le Baron Munchausen s'avère en effet plutôt fêllé surtout quand il se met à raconter ses exploits aussi incroyables qu'incredibles auprès de son auditoriat. En effet comment croire en ses récits abracadanbrantesques dans lesquels il se tire des pires panades. Pas étonnant alors qu'il soit alors purement et simplement parodié par une troupe de théatre de pieds nickelés allemande, chargée de distraire la population allemande qui subissait alors les assauts turcs. Pour retrouver son lustre d'entant, le baron est bien décidé à repousser l'ennemi turc malgré le poids des années qui pèsent sur sa carcasse et le défaitisme apparant de la population. Il convaincre à celle-ci de resister aux assaults pendant que lui accompagner de sa jeune lieutenante, invitée surprise, aillent chercher son équipe de mercenaires qui possèdent tous un pouvoir bien spécifique (une vue incroyable, une vitesse incroyable (un Flash Gordon avant l'heure), un souffle capable de repousser une armée entière,....). On part donc en leur compagnie pour vivre de fantastiques aventures complètement féerique dans des décors incroyables, naviguant de monde en monde sans le moindre soucis, avant de faire un retour fracassant sur la Terre.
L'ensemble s'avère être très divertissant, très enfantin et complètement magique. Ceci est notamment permis grâce à l'application à la mise en scène de Terry Gilliam, qui a réussit en compagnie de son équipe technique, à créer un univers absolument hors du commun, avec des décors en cartons-pates d'une incroyable efficacité, dans une athmosphère très influencée par les artistes surréalistes, usant des disproportions et des déformations avec amusement. Tout ceci s'accorde parfaitement avec l'absurdité de l'histoire que Gilliam prend très au second degré, il n'hésite pas à se moquer de ses héros vieillissants, l'aspect déjanté du cinéaste prend très largement le film, l'humour est omniprésent, donnant pas mal de légèreté à l'aspect aventures de l'oeuvre qui elle s'avère plutôt convenu. Pour cela il peut compter sur des acteurs de talents tel que l'incroyable John Neville qui tient parfaitement son rôle de baron excentrique, de même que la toute jeune Sarah Polley arrive à lui tenir le crachoir avec délice. Concernant les messages cachés dont recelles chaque oeuvre de Gilliam, l'éloge de l'enfance éternelle et l'apologie de l'imaginaire se retrouvent, une fois encore, au premier plan. Le baron encore animé de cette fougue de la jeunesse va retrouver espoir, grâce à l'enfant qu'il l'accompagne, et va le propager d'abord à la population avant de refiler tout ça à ses anciens compagnons d'aventures qui étaient allés se morfondre aux quatres coins de l'univers. Ainsi il oppose la liberté et l'imaginaire de l'enfance à la buraucratisation et à la rationalisation du monde moderne qui prend les traits du chef de la ville assiégé. Après malgré toutes ses qualités et l'interêt de sa seconde couche de lecture, le Baron de Munchausen a quelque peu vieillit, l'ensemble n'est pas si fluide même pour le côté divertissement, et cette oeuvre restera comme mineur dans la carrière de Gilliam malgré tout.

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:11
Modifié le lundi 09 juillet 2007 10:23

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