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Kiss kiss, Bang Bang

Kiss kiss, Bang Bang
Film américain. 2005. 1h42.
Sortie : 14 Septembre 2005
Réalisateur : Shane Black
Avec : Robert Downey Jr. (Iron Man, Zodiac, Good night and good luck), Val Kilmer (Doors, Heat, Willow), Michelle Monaghan (Josey Aimes, M : i : III, Constantine)
Genre : Policier, Comédie
Histoire :Harry Lockhart, voleur en fuite, se retrouve accidentellement au beau milieu d'un casting de polar Hollywoodien. Afin de préparer au mieux son rôle, il fait équipe avec un détective privé sans foi ni loi et une comédienne en herbe. Ils finiront par se retrouver impliqués dans une réelle et mystérieuse affaire de meurtre.
Mon avis : 7,5/10. Shane Black habitué des buddy movies en tant que scénariste, signant les scripts entre autres du "dernier samaritain" et de "L'arme fatale", qui reste à ce jour la pièce maitresse de ce sous genre du film policier, revient aux affaires après pas mal d'années d'absences, avec l'aide du producteur Joël Silver, cette fois-ci en tant que scénariste biensur mais aussi en tant que réalisateur. Et le moindre que l'on puisse dire c'est qu'avec son Kiss Kiss Bang Bang il effectue des débuts très remarqués derrière la caméra. Lui qui est à l'origine, parmi d'autres, du phénomène "buddy movie" (littéralement film de copains mais qui en réalité est vite devenu un film mettant en scène un duo de flic antagoniste mais pote) dans les années 90, après le succès international de L'arme fatale, remue de nouveau un genre qui était tombé dans le cliché le plus abjecte de par sa surutilisation, à en juger par exemple la récupération à la française avec une production telle que Gomez et Tavarès. En effet à la base, même si ce genre de productions était aussi musclé que n'importe quel policier, elle se différenciait de ceux-ci par leur bonne dose d'humour et de légereté, qui au fil du temps devint complètement formaté et ne fit plus rire grand monde. Surement bourré de remords et de regrets, le pauvre Shane Black vient démonter de toutes pièces un genre, dont il fut l'un des pionniers sur grand écran, sans pour autant le renier mais au contraire en lui redonnant des couleurs. Armé d'un cynisme à toute épreuve et d'une malice délectable, le cinéaste se lance dans la caricature du genre, tout en restant fidèle au genre, réalisant l'un des meilleurs buddy movie depuis très longtemps, peut-être même depuis L'arme fatale.
Finit le duo de flic pote mais ô combien opposé au si bien d'un point de vue caractériel que sociale ou ethnique. Ici on a le droit à un duo d'enquêteurs très atypique et plus que jamais de circonstance. Ainsi on se retrouve en compagnie d'un détective gay, aux antipodes des clichés sur les homosexuels qui pour le coup séduit et apparait étonnament crédible grâce à un excellent Val Kilmer, qui par contre a des méthodes d'enquête plus que douteuses et quelque peu floues. Avec lui on retrouve un voyou new-yorkais qui s'est retrouvé par magie mebarqué à Hollywood, grâce à un casting qui passait par là, alors qu'il tentait d'échapper à la police, et qui pour perfectionner son rôle de détective doit suivre pendant quelques jours un vrai détective qui se trouve être le personnage de Val Kilmer. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la formation va être musclé en pas moins de quatre jours, les deux compères se retrouvant embarqués sur une affaire de crimes dont on essaie de leur refiler la culpabilité. Vient se joindre à eux la charmante et pétillante Michelle Monaghan qui va elle aussi intervenir dans l'enquête et participer à une formation accéléré de détective se retrouvant pris au beau milieu d'un polar digne d'un roman de détective auquel le cinéaste rend hommage. On y retrouve une athmosphère noir sublimemant mis en image par la mise en scène très fluide Black, et parfaitement mis en valeur par le travail photographique avec ses différentes teintes et sur les décors à la fois rétros et modernes. Cette ambiance sombre digne de la grande époque des polars américains des années 50 cotoie à merveille un ton beaucoup plus léger et beaucoup plus décalé qui fait le charme intégral de Kiss Kiss Bang Bang. En effet le film déborde de situations décalés et de gags qui s'intègrent parfaitement, et sans lourdeur à notre grande surprise, au déroulement de l'intrigue policière. L'humour très cynique provient en grande partie de la narration très décalé de l'excellent Robert Downey Jr., véritable locomotive du film, qui nous démontre toute l'étendue de son talent comique grâce à son mélange de coolitude et de mimiques destroy. Ce second degré qui est ainsi instauré permet d'éviter toute prise au sérieux du film, le cinéaste osant quelques clins d'oeils cinéphiles et culturels sans méchanceté mais toujours bien placé, tout comme ses petites pics bien placées envers le système hollywoodien et son fameux cahier des charges. Ainsi on se régale devant les vannes à propos du comédien qui a gardé son costume de super-héros alors que sa série s'est arrêté ou encore sur le happy end où on fait revivre tout le monde même Elvis! Pour autant on ne donne pas dans la parodie pur et dur, y'a de l'humour certes mais à petite dose, l'histoire policière parfaitement ficelé est franchement sympa à suivre alors que le regard extérieur du narrateur qui nous explique la construction du film amène un regard décalé qui s'imbrique parfaitement sans dénaturer le buddy movie, le bousculant et le renouvelant tout au plus.

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Bande annonce
# Posté le jeudi 28 juin 2007 14:24
Modifié le vendredi 27 juillet 2007 08:58

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