Sortie : 10 Décembre 1997
Réalisateur : Danny Boyle
Avec : Ewan McGregor (Trainspotting, Petits meurtres entre amis, Star Wars), Cameron Diaz (Mary à toit prix, In her shoes, The Mask), Holly Hunter (Arizona Junior, La leçon de piano, Crash)
Genre : Comédie
Histoire :Robert vient d'être licencié, sa petite amie le quitte et de surcroît personne ne veut croire au roman qu'il veut écrire. Alors, pour se détendre, il enlève la fille de son patron et part en cavale avec elle sur les bras.
Mon avis :6/10. Après avoir marqué le public suite à ces deux films chocs, sortis au milieu des années 90, Petits meurtres entre amis et Trainspotting, Danny Boyle attire logiquement les convoitises d'Hollywood qui se décide à produire son film suivant Une vie moins ordinaire, qui conclut sur une note romantique la trilogie sur le manque d'argent. Dans son exil il emmène son acteur fétiche, l'écossais Ewan McGregor, qu'il a révélé sur petit écran avant de le populariser sur grand écran. La belle histoire s'arrêtera malheureuseument là concernant la fructueuse collaboration entre le cinéaste et l'acteur, McGregor décidant de voler de ses propres ailes une fois débarqué à Hollywood. Pour en revenir au film il s'agit, sans conteste, de l'opus le moins indispensable de la "Bag of money trilogy". L'humoir noir et acide présent dans les deux précédents métrages de cette trilogie semble bien édulcoré. Ici place à la romance et surtout à la comédie légère. On a biensur quelques éléments satyriques, surtout au début où notre héros malgré lui, Robert perd son job de nettoyeur dans une grande compagnie, remplacé par un robot, perd sa petite amie, remplacé par un prof de fitness et perd toute envie d'écrire suite aux critiques, sur son synopsis, qui l'assome avant même de se mettre au boulot. On trouve également quelques éléments caustiques dans le personnage que campe, Cameron Diaz, une petite fille à papa démoniaque, manipulatrice, arrogante qui aime par dessus tout au monde l'argent, elle est le symbole même de l'avidité pour Boyle, une thématique qu'il se plait à rameuter à chacun de ses films.
Mais la véritable nature du film, pour le coup, ne réside pas dans l'aspect comédie acide et acerbe, très peu développé. Sa nature se veut au contraire bien plus légère, on sourit gentillement mais pas nerveuseument. La romance est centrale dans le film, elle est traitée avec beaucoup d'humour de la part de belle, ce qui enlève toute dérives ou presque (le strict nécéssaire en sommes). Elle nait d'une situation plutôt absurde, Robert, le pauvre employé licencié, rentre furax dans le bureau de son patron et suite à une série de quiprocquos se retrouve à kidnapper malgré lui la fille de son patron, la vénéneuse Céline. Ils sont partie pour une cavale qui ne s'arrêtera qu'à la diction du mot FIN. La romance entre les deux est loin d'être fait d'emblée, le kidnappeur maladroit et l'otage, maitresse de la situation, n'ont pour ainsi dire rien en commun et ça se sent. Les engeulades vont bon train et il faudra une suite de concours de circonstance que Boyle met sur le dos de la déstinée pour que les deux âmes se réunissent, non sans mal cela va s'en dire. Le cinéaste a décidé de faire intervenir dans cette romance atypique, une bonne dose de surnaturelle à tendance comique, à travers les deux agents de la déstinée, envoyé par le ciel pour arranger les rencontres entre deux âmes soeurs qu'ils ne le savent pas encore. Si cet aspect n'était pas forcément indispensable et s'il ne comporte pas grand interêt, on retrouve avec plaisir une Holly Hunter déjanté et un Delroy Lindo glouton, de même on prend un certain plaisir à découvrir le service de la déstinée qui ressemble à un commisariat en blanc celeste. Mais dans l'ensemble malgré l'aspect "haut en couleur" de l'histoire, ça reste plutôt convenut, Boyle nous offrant une bonne partition niveau réalisation avec quelques bonnes idées ça et là, une photo esthétisante et une bande son rythmé comme il faut. Un Boyle mineur mais sommes tout agréable à suivre.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
