Film américain. 2002. 1h35.
Réalisateur :Charlie Stone III
Avec : Wood Harris (Southland tales, Oz), Mekhi Phifer (Slow burn, With all deliberate speed, Easier, softer way), Kevin Caroll
Genre :Drame
Histoire :Dans le Harlem des années quatre-vingt, un petit trafiquant de drogue aspire à monter son propre business.
Mon avis :6/10. Première production du rappeur new-yorkais Jay-Z, Paid in full n'a rien de bien folichon à nous proposer, se noyant sans coup d'éclat dans la masse assez conséquente des films de ghettos. Mais d'un autre côté on ne voit pas de raisons valables pour descendre ce film en flèche qui reste tout de même un agréable divertissement, bien qu'on aura vite eu fait de l'oublier. Dans l'ensemble on reprochera surtout au film son manque d'originalité mais aussi son côté un peu trop gentillet et ces quelques incrébilités. Le label issu d'une histoire vraie n'est pas ici un gage de sureté d'une oeuvre ultra-réaliste. L'histoire parait bien caricaturale à commencer par sa thèse centrale décidée à montrer que l'appat du gain, l'argent facile et tout le luxe et la luxure que cela comprend, finit par emporter tous les jeunesdes ghettos déshérités même le plus vaillant et le plus intègre. Et c'est ce jeune, pleins de valeurs, économe et non-violent que l'on va suivre d'un bout à l'autre du film, même si on doit bien reconnaitre que sa montée fulgurante dans le traffic de drogues du à sa stratégie commerciale innée et à quelques heureuses coïncidences (les principaux caïds du quartier étant tous arrêtés en même temps) manque clairement de crédibilité même si pour le coup elle s'avère assez originale, ce jeune là arrivant au sommet sans jamais avoir fait de démonstration de force ni sans avoir à se servir de son arme.
Mais le plus gros problème c'est que malgré tout le talent de Wood Harris qui interprète ce personnage d'Alpo, ce dernier manque clairement de charisme et donc de crédibilité en ponte de de la drogue. Sur la composition du trio d'amis qui sont au centre du film, le script s'avère une fois encore assez caricaturale, puisque vient s'ajouter à Alpo, calme, économe et intelligent, Micth (Mekhi Phifer toujours aussi performant dans ses seconds rôles), un flambeur sachant faire usage de la violence si nécéssaire mais qui s'avère plutôt cool, et Calvin (un Kevin Carroll mi-figue mi-raisin), un impulsif à la gachette facile et qui a des idées de pouvoir plus grand derrière la tête. Sur sa morale le film s'avère aussi assez gentil, même si pour le coup il s'avère un peu plus adroit, puisqu'on trouve cette morale à travers le point de vue du personnage central. Alors qu'on penserait assister à une nouvelle glorification des dealers 'même inconsciente) et des caïds des ghettos, le film s'efforce de faire tout le contraire dénonçant la superficialité du milieu et montrant que l'on finit toujours par être débouté dans ce genre de milieu. Malgré son aspect archétypal l'histoire se suit sans problème grâce notamment à des acteurs plaisant mais aussi grâce à une reconstitution honnête de l'ambiance des années 80 avec une bonne bande son rap old school, mais aussi avec une bonne mise en scène de Charlie Stone à l'aise dans les rues d'Harlem.
Donne toi aussi ton avis sur ce film.
Réalisateur :Charlie Stone III
Avec : Wood Harris (Southland tales, Oz), Mekhi Phifer (Slow burn, With all deliberate speed, Easier, softer way), Kevin Caroll
Genre :Drame
Histoire :Dans le Harlem des années quatre-vingt, un petit trafiquant de drogue aspire à monter son propre business.
Mon avis :6/10. Première production du rappeur new-yorkais Jay-Z, Paid in full n'a rien de bien folichon à nous proposer, se noyant sans coup d'éclat dans la masse assez conséquente des films de ghettos. Mais d'un autre côté on ne voit pas de raisons valables pour descendre ce film en flèche qui reste tout de même un agréable divertissement, bien qu'on aura vite eu fait de l'oublier. Dans l'ensemble on reprochera surtout au film son manque d'originalité mais aussi son côté un peu trop gentillet et ces quelques incrébilités. Le label issu d'une histoire vraie n'est pas ici un gage de sureté d'une oeuvre ultra-réaliste. L'histoire parait bien caricaturale à commencer par sa thèse centrale décidée à montrer que l'appat du gain, l'argent facile et tout le luxe et la luxure que cela comprend, finit par emporter tous les jeunesdes ghettos déshérités même le plus vaillant et le plus intègre. Et c'est ce jeune, pleins de valeurs, économe et non-violent que l'on va suivre d'un bout à l'autre du film, même si on doit bien reconnaitre que sa montée fulgurante dans le traffic de drogues du à sa stratégie commerciale innée et à quelques heureuses coïncidences (les principaux caïds du quartier étant tous arrêtés en même temps) manque clairement de crédibilité même si pour le coup elle s'avère assez originale, ce jeune là arrivant au sommet sans jamais avoir fait de démonstration de force ni sans avoir à se servir de son arme.
Mais le plus gros problème c'est que malgré tout le talent de Wood Harris qui interprète ce personnage d'Alpo, ce dernier manque clairement de charisme et donc de crédibilité en ponte de de la drogue. Sur la composition du trio d'amis qui sont au centre du film, le script s'avère une fois encore assez caricaturale, puisque vient s'ajouter à Alpo, calme, économe et intelligent, Micth (Mekhi Phifer toujours aussi performant dans ses seconds rôles), un flambeur sachant faire usage de la violence si nécéssaire mais qui s'avère plutôt cool, et Calvin (un Kevin Carroll mi-figue mi-raisin), un impulsif à la gachette facile et qui a des idées de pouvoir plus grand derrière la tête. Sur sa morale le film s'avère aussi assez gentil, même si pour le coup il s'avère un peu plus adroit, puisqu'on trouve cette morale à travers le point de vue du personnage central. Alors qu'on penserait assister à une nouvelle glorification des dealers 'même inconsciente) et des caïds des ghettos, le film s'efforce de faire tout le contraire dénonçant la superficialité du milieu et montrant que l'on finit toujours par être débouté dans ce genre de milieu. Malgré son aspect archétypal l'histoire se suit sans problème grâce notamment à des acteurs plaisant mais aussi grâce à une reconstitution honnête de l'ambiance des années 80 avec une bonne bande son rap old school, mais aussi avec une bonne mise en scène de Charlie Stone à l'aise dans les rues d'Harlem.
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